pourquoi OUI

Posté par dimitri , le 20/04/2005
Toute Entreprise fut elle Européenne doit être encadrée par des règles. Les règles actuelles ont démontré leur impuissance, faisons confiance à celles qui nous sont proposées, même si tout n'est pas parfait pour, égoistement, nos interêts personnels.La place dela FRANCE aura une position plus forte dans les votes à venir, faisons confiance à nos représentants futurs. Se détacher de l'Europe en votant non c'est se refermer sur l'hexagone autant dire ne plus exister au yeux des grands poles existants ou futurs qui font de leur mieux pour discréditer aux yeux des non la puissance que l'Europe Unie peut engendrer.
Un modeste electeur qui veut pour l'avenir de ses petits enfants une Europe forte.

Les réactions de cet argument

Posté par Marot , le 20/04/2005

Il y a deux sortes de règles :

Les parties I et II franchement mauvaises.

La partie III qui reprend les règles que vous même trouvez mauvaises.

Où est le gain, à part d'en prendre pour perpète ?

Posté par Sebastien , le 20/04/2005

"Toute Entreprise fut elle Européenne doit être encadrée par des règles. Les règles actuelles ont démontré leur impuissance"
Les règles régissant les entreprises sont économiques, et toutes les lois relatives à l'économie inscrites dans le traité constitutionnel sont déjà appliquées et inscrites dans les différents traités signés depuis Rome...

Posté par tounette 35 , le 20/04/2005

Il s'agit ici d'un OUI de principe et d'irréflexion, comme beaucoup d'autres.

Les tenants du OUI évoquent souvent l'avenir (dont ils n'ont pas la clef) et leur progéniture (qui ne peut pas encore s'exprimer), un peu comme certains, après 14-18, faisaient parler les morts de la guerre pour appuyer les envolées de leurs propagandes électorales.

Posté par Laurent , le 20/04/2005

Vous dites "Faisons confiance aux règles qui nous sont proposées". Je vous propose plutôt de les lire et de voir si vous êtes d'accord avec. Pour ma part, je n'accepte pas celles qui sont dans ce traité car elles ne respectent pas les fondements de la démocratie.

Posté par Bouzou , le 20/04/2005

Combien de fois la Grande Bretagne a t-elle dit NON a des dispositions européennes ? On ne les compte plus.
A t-elle pour autant été écartée de l'UE ? Bien sur que non et en prime elle a eu droit à des aménagements particuliers pour son petit confort. N'oublions pas le "I want my money back !" de Margaret Thatcher.

Soyons raisonables. Pour que la France sorte de l'UE il faudrait que ce soit une décision d'elle même. Même en répondant NON à ce TCE les autres pays ne peuvent exclure la France sinon il y a belle lurette que la Grande Bretagne qui est loin d'avoir un esprit général aussi européen que nous aurait été éjectée.

Arrêtez de brandir cette peur injustifiée de fait.

Posté par Dominique , le 20/04/2005

La question n'est pas de savoir si nous sommes pour ou contre l'Europe, mais qu'est-ce que l'Europe de la Constitution : Ce n'est pour moi que l'institutionalisation d'une vaste zone de libre échange telle que la voulaient dans les années 50 et 60, l'Angleterre et beaucoup d'Etats européens, ultra-libérale, et telle que l'a combattue le Général de Gaulle qui était pour une collaboration entre les Etats. Il ne faut pas oublier que le Traité de Rome a été signé en 1957 avant son retour au pouvoir, par des gens qui partageaient une vision supranationale, non démocratique de la politique. Je cite dans "Mémoires d'Espoir - Le renouveau", les menaces relevées par de Gaulle : "la première tient à l'équivoque originelle de l'institution. Celle-ci vise-t-elle -ce qui serait déjà beaucoup !" à l'harmonisation des intérêts pratiques des six Etats, à leur solidarité économique vis-à-vis de l'extérieur et, si possible, à leur concertation dans l'action internationale ? Ou bien est-elle destinée à réliser la fusion totale de leurs économies et de leurs politiques respectives afin qu'ils disparaissent en une entité unique ayant son Gouvernement, son Parlement, ses lois, et qui régira à tous égards ses sujets d'origine française, allemande, italienne, hollandaise, belge ou luxembourgeoise, devenus des concitoyens au sein de la patrie artificielle qu'aura enfantée la cervelle des technocrates ? Il va de soi que je fais mienne la première conception. Mais la seconde porte tous les espoirs et toutes les illusions de l'école supranationale ...". C'est précisément cette seconde option qu'on nous appelle à entériner. Je recite "Après tant de leçons, on pourrait penser que, la guerre finie, les milieux qui prétendent conduire l'opinion se montreraient moins disposés à la subordination. Il n'en est rien. Au contraire ! Pour l'école dirigeante de chaque parti politique (c'est combien vrai pour l'UMP, l'UDF et le PS aujourd'hui !), l'effacement de notre pays est devenu une doctrine établie et affichée ... toutes les anciennes formations (de la IVème République) professent le "supranational", autrement dit la soumission de la France à une loi qui ne serait pas la sienne ... De là aussi, la passion pour l'Organisation Atlantique ... De là, encore, l'empressement à subordonner les actes de nos pouvoirs pulics à l'agrément d'institutions internationales où, sous les apparences de délibérations collectives, s'exerce en toutes matières, politiques, militaires, économiques, techniques, monétaires, l'autorité suprême du protecteur et où nos représentants, sans jamais dire "Nous voulons", ne feraient que "plaider le dossier de la France". De là, enfin l'incessante irritation provoquée dans la gent partisane par l'action que je vais mener au nom d'une nation indépendante ...". Si le "oui" l'emporte, les opposants à l'idée gaullienne auront enfin gagné leur combat, démarré depuis près de 50 ans !
C'est cette conception de notre démocratie qui est l'enjeu de ce scrutin.