Pour un oui, pour un non - Wart
Posté par Wart Dark , le 15/04/2005
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Oyé ! Oyé ! Braves gens alors que les partisans du non s'enorgueillissent des sondages qui leur sont favorables plus que jamais le spectre de l’Europe ultralibérale, antidémocratique, chrétienne, et extensible à l’infini (joli paradoxe) apparaît clairement aux yeux de l’éclairé peuple français… que nenni, par un contre argumentaire minutieux des principales raisons évoquées pour voter non au traité constitutionnel européen (TCE) Wart va tentait de nouveau vous prouver le contraire, après avoir adoucis et précisés un peu plus ces propos.
Argument 1 :
« Cette Constitution fige dans le marbre des principes ultralibéraux, ce qui est inacceptable car contraire aux principes démocratiques qui veulent que ce type de texte ne soit pas partisan et révisable à la majorité simple »
Contre-argument :
Le nom pompeux de Constitution qui a échoué à ce traité semble avoir induit en erreur de nombreuses personnes. Ce texte n’est pas une constitution au sens propre du terme, puisqu’il n’instaure pas d’état fédéral européen et n’a pas vocation à remplacer les constitutions en vigueur dans chaque pays.
Il s’agit donc juridiquement parlant d’un traité européen comme les autres.
Par conséquent il ne déroge pas à la règle selon laquelle il faut une unanimité des pays pour pouvoir le réviser.
Il en a toujours été ainsi depuis le traité fondateur de Rome en 1957 et cela n’a jamais empêché l’apparition de nouvelles règles européennes malgré l’augmentation croissante du nombre de pays membres. Ce texte comme tout les autres risque de ne guère dépasser les 15-20 ans. MM Fabius et Giscard semblent plus se rapprocher de Nostradamus que d’hommes politiques francs en clamant qu’il sera encore en vigueur 50 ans.
Ensuite passons à l’accusation d’être partisan.
Certes ce texte est libéral et un tel fait est indéniable notamment à la lecture de la phrase 2 de l’article I-3 :
« L’Union offre à ses citoyens [….] un marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée »
Cadeau empoisonné ?
Avant de répondre par la négative, donnons pour l’histoire l’origine de cette phrase : le traité de… Rome de 1957 ! L’heure est donc un peu tard pour s’insurger contre une législation déjà en vigueur.
Continuons en rappelant que le libéralisme ne se restreint pas à une doctrine économique, c’est originellement une pensée philosophique visant à défendre les droits individuelles (dont la liberté d’entreprenariat fait partie intégrante) de toute atteinte au nom de la responsabilité et de la Raison humaine.. Elle est donc dans la droite ligne de la « pensée raisonnable » des Lumières.
Cette petite précision supplémentaire faite, nous pouvons nous interroger sur le bien fondé de cette phrase :
Premièrement que remet-elle en cause, qu’empêche-t-elle ?Lla mise en place de politiques de gauche ?
Non, seulement l’instauration d’un état où la concurrence est sous contrôle complet de l’Etat et faussée, soit la définition même d’un régime marxiste.
J’espère qu’aucun des tenants du non ne souhaite l’instauration d’une économie planifiée au vu des succès qu’on lui connaît (Cf histoire du monde : URSS, Cuba, Corée du Nord)
Maintenant a-t-elle sa place dans une Constitution (et a fortiori d’un traité constitutionnel) ?
Oui car elle énonce un principe fondamental d’un état démocratique : la liberté d’entreprenariat, la possibilité pour chacun de fonder son entreprise, de se développer dans n’importe quel secteur économique.
Une telle doctrine est clairement incompatible avec l’existence de monopole, public comme privé, mais non avec celles d’entreprises publiques.
Ce qui m’amène à contrer un second argument (sûrement le plus inepte) en défaveur du TCE :
« Ce texte va amener une casse sociale, délocalisations et privatisations à gogo. Bref tout ce que l’on voit déjà avec la politique de droite de M.Raffarin »
Contre-argument :
Citez moins un seul article du traité appelant aux privatisations ou même empêchant les nationalisations. Vous ne trouvez pas ? C’est normal il n’existe que dans les têtes des opposants au traité.
Par rapport à l’idée selon laquelle ce traité est de droite voici la preuve du contraire :
L’auteur de ce texte n’est pas M.Giscard en personne mais une Convention qu’il présida et qui fut constituée d’hommes de droite comme de gauche. Certes ces derniers étaient minoritaires, mais s’ils avaient vu matière contraire à leurs idées dans ce traité ils s’y sauraient immédiatement opposés, ce qui ne fut pas le cas…
Argument 3 :
« Ce traité est contraire au principe même de notre République à commencer par celui de laïcité, la preuve : l’article II-70 Liberté de pensée, de conscience et de religion :
« 1. Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion. Ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l'enseignement, les pratiques et l'accomplissement des rites.
2. Le droit à l'objection de conscience est reconnu selon les lois nationales qui en régissent l'exercice. »
Et nos amis du non de rajouté une couche en nous disant que «d’ailleurs le mot laïcité n’est pas présent une seule fois dans le traité.»
Contre-argument :
Je ne vous cacherais pas que je suis fermement opposé à la conception française de la laïcité mais à mon grand regret ce texte ne la remet pas en cause.
Le paragraphe 2 de l’article que l’on incrimine tant le prouve clairement, et de toutes façons la Charte des droits fondamentaux de l’Union ne peut remettre en cause les législations nationales, elle ne s’appliquera que pour les futures directives européennes (qui d’ailleurs se prénommeront loi européenne).
Quant à l’absence du terme laïcité, il est logique : ce mot n’a de traduction qu’en turc (ce qui montre au passage à quel point la Turquie est bien plus démocratique qu’on ne le croit). Résultat des courses : encore un argument bidon pour affoler la population française.
Argument 4 :
« Ce traité inféode l’Union à l’OTAN, c'est-à-dire aux Etats-Unis, dans le domaine militaire. Comme le prouve cet article : « les engagements et la coopération dans ce domaine demeurent conformes aux engagements souscrits au sein de l’OTAN, qui reste pour les Etats qui en sont membres, le fondement de leur défense collective et l’instance de sa mise en œuvre »
« la politique de l’Union au sens du présent article n’affectent pas le caractère spécifique de la politique de sécurité et de défense de certains membres, elle respecte les obligations découlant du traité de l’Atlantique Nord pour certains Etats membres »
»
Contre-argument :
Méthode vieille comme le journalisme et la propagande politique qui consiste à retirer une phrase de son contexte…. Le début de l’article I-41 est donc :
« 1. La politique de sécurité et de défense commune fait partie intégrante de la politique étrangère et de sécurité commune. Elle assure à l'Union une capacité opérationnelle s'appuyant sur des moyens civils et militaires. L'Union peut y avoir recours dans des missions en dehors de l'Union afin d'assurer le maintien de la paix, la prévention des conflits et le renforcement de la sécurité internationale conformément aux principes de la charte des Nations unies. L'exécution de ces tâches repose sur les capacités fournies par les États membres.
2. La politique de sécurité et de défense commune inclut la définition progressive d'une politique de défense commune de l'Union. Elle conduira à une défense commune, dès lors que le Conseil européen, statuant à l'unanimité, en aura décidé ainsi. Il recommande, dans ce cas, aux États membres d'adopter une décision dans ce sens conformément à leurs règles constitutionnelles respectives. »
Une certaine différence de sens entre le texte réel et ce qu’on dit les partisans du non, vous ne trouvez pas ?
En outre rappelons d'une part que l'OTAN n'est pas synonyme de USA puisque les décisions y sont prises à l’unanimité, ainsi la France a un droit de veto, qu'elle par exemple utilisé en 2003 (avec la Belgique) pour bloquer l’envoi de troupes de l’OTAN en Turquie lors de la Guerre en Irak, au grand dam des américains. D'autre part rappelons aussi l’existence de corps d’armées européens, tels l’Eurocorps qui combat en ce moment en Afghanistan (mais ça faut pas le dire sinon on pourrait se rendre compte que la France n’est pas un pays pacifiste mais la 3ème puissance militaire mondiale)
Argument 5 :
« Le parlement européen n’est qu’une chambre d’enregistrement pour la Commission, dénué de pouvoir et ne possédant pas l’initiative législatif »
Contre-argument :
Heum... Cette critique pourrait être retourné pour le Parlement Français qui sert surtout à voter les propositions de loi du gouvernement en les amendant un peu.
Et surtout elle est très déplacée puisque les eurodéputés verront leurs utilités grandement augmentées avec le TCE :
En ajoutant 29 domaines de compétences aux parlementaires européens ce traité portent le nombre total de champs de compétences à 69 !
L’attaque selon laquelle l’essentiel se discute ailleurs est totalement infondée, puisque les dits domaines sont par exemple :
la politique agricole commune (PAC) qui représente la moitié du budget de l’Union, le statut de la Banque centrale européenne (BCE) qui « gère » la monnaie unique, les conditions d’asile et le contrôle des frontières pour ne citer qu’eux parmi les nouveaux.
Dans la droite ligne de cet argument arbitrairement numéroté 5 voici l’argument 6 :
« Cette constitution ne change rien au fait que le principal organe de l’UE , la Commission, n’est pas élue par le peuple. Ce système est profondément non démocratique »
Contre-argument :
Encore une fois pour mieux pouvoir analyser les institutions européennes procédons à une comparaison avec les nôtres :
La commission européenne d »tient le pouvoir exécutif et l’initiative législative, son équivalent est donc à l’échelle nationale le gouvernement. Le notre n’est pas élu au suffrage universel, il est composé par le Président de la République parmi la majorité parlementaire, cela n’empêche pas que sa légitimité soit peu contestée.
Maintenant penchons nous sur la formation d’une commission européenne :
Le Conseil européen, formé des chefs d’Etat et des gouvernements nationaux, choisissent les commissaires après moult débats, l’équipe ainsi formé est présenté aux eurodéputés, qui rappelons le sont élus au suffrage universel direct selon des modalités propres à chaque pays. Si la nouvelle commission ne reçoit pas leur aval elle est rejeté.
Ce système est donc assez similaire au notre, et lui deviendra rigoureusement identique si le TCE est ratifié, puisque celui-ci prévoit que la commission soit issue des formations majoritaires aux Parlement.
Qualifier de non démocratique le procédé de nomination de la Commission devrait logiquement nous amener à réfléchir sur notre propre organisation de la séparation des pouvoirs…
Ces deux derniers contre-arguments renforcent l’idée, selon laquelle le TCE n’instaure pas une commission toute puissante face à un parlement faisant de la figuration. Le principe de pouvoirs contre-pouvoirs s’érige peu à peu dans l’architecture de l’UE.
Ainsi à contre-courant de ce que veux nous faire croire le discours ambiant, ce traité rend les institutions européennes plus démocratiques.
Tout d’abord avec le renforcement du pouvoir d’opposition des parlements nationaux face aux directives européennes. En effet ces dernières devront être transmises aux parlementaires nationaux 6 semaines avant leur présentation devant le parlement européen. Et si huit des vingt-cinq parlements nationaux s’opposent à une directive le projet ne pourra entrer en vigueur, quelque soit le nombre d’eurodéputés ayant votés en sa faveur.
Ensuite la suppression du droit de veto dans 60 nouveaux champs législatifs (nombre considérable) par le passage à la majorité qualifiée est une véritable avancée vers une Europe fédérale et surtout empêche la paralysie complète de l’Union qui est prévisible avec le passage à 25 membres et plus.
Il est d’ailleurs à noter que le calcul de la majorité qualifiée devient moins virtuel puisqu’il prend en compte la population des états. (elle s’obtient avec 55 % des Etats membres représentant 65 % de la population européenne)
Pour parfaire le tableau des avancées démocratiques, parlons d’une mesure qui justifie même le vote des souverainistes en faveur de ce traité : la possibilité de quitter l’Union définit comme suit par l’article I-60 :
«Le retrait volontaire de l'Union
1. Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l'Union.
2. L'État membre qui décide de se retirer notifie son intention au Conseil européen. À la lumière des orientations du Conseil européen, l'Union négocie et conclut avec cet État un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l'Union. Cet accord est négocié conformément à l'article III-325, paragraphe 3. Il est conclu au nom de l'Union par le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen.
3. La Constitution cesse d'être applicable à l'État concerné à partir de la date d'entrée en vigueur de l'accord de retrait ou, à défaut, deux ans après la notification visée au paragraphe 2, sauf si le Conseil européen, en accord avec l'État membre concerné, décide à l'unanimité de proroger ce délai. »
Comme quoi si on lit bien ce texte on se rend compte qu’il est bien moins partisan que ce que l’on veut le croire, il va même jusqu’à créer une porte de sortie pour un gouvernement europhobe.
Toutes ces mesures (retrait de l’Union, pouvoir de codécision du parlement renforcé, prise en compte des parlements nationaux, fin de certaines unanimités) créent une Europe bien plus démocratique qu’auparavant et sont, cerise sur le gâteau, complétées par la disparition des derniers rouages européens illogiques, tel que le secret des débats du Conseil Européen.
Il ne faudrait pas oublier non plus que ce traité accroît considérablement la visibilité de L’UE sur la scène internationale avec d’une part la création d’un poste de ministre des affaires étrangères et d’autres part la fin des présidences tournantes de 6 mois. Elles sont remplacées par une élection d’un président de l’Union parmi les chefs de gouvernements et présidents nationaux et par ses pairs pour un mandat de 2 ans et demi, une durée permettant largement la création de réelles orientations politiques.
L’Europe devient ainsi moins distante de ses citoyens avec ces personnages clefs qui permettent une meilleure identification, et dont les activités sont loin d’être symboliques.
Pour clôturer ce traité est avant tout le symbole d’une Europe unie.
Le refuser c’est donc rejeter cette Europe (même si certains dissidents du non ne perçoivent pas la chose de la sorte) sans pour autant nullement empêcher l’hégémonie libérale.
Car voter non aujourd’hui, c’est voter oui au maintien dans le traité de Nice.
Traité qui ne dispose réellement que d’un caractère économique, puisqu'il équivaut peu ou prou à la si controversé partie III du TCE.
Bref il est donc loin d’affirmer tout les droits de l’Homme comme le fait le TCE dans sa partie 2 « La Charte des droits fondamentaux de l’Union », à l’instar du préambule de la Constitution française…
NB : cette argumentaire est une copie conforme de celui que j'ai posté sur un excellent site à rédaction ouverte : http://www.daily-jungle.net/
Un petit crochet est fortement conseilait tant pour les partisans du oui que du non.
Les réactions de cet argument
Posté par RilaX , le 22/04/2005
C'est interressant de constater que vous ne considerez pas les facons de penser autre que la votre.Si il n'y a pas de flou, comment se fait il que certains puissent y voir des choses ignoble ? Est-il impossible que par un malencontreux hasard, on finnisse un jour par amener a la tete de l'europe des personnes qui liront cette constitution dans le sens que les plus parano d'entre nous imagine ?
Est-ce si inimaginable ?
Notre devoir n'est il pas de faire des textes qui empeche toute derive ?
Si ce n'est pas flou comment se fait il qu'on ai ici meme plusieurs interpretation du meme article et des memes annexes ?
Posté par Wart Dark , le 22/04/2005
Je parlais d'un article en particulier !Ne géneralisez pas mes propos à outrance, car c'est comettre une erreur.
Posté par RilaX , le 10/05/2005
Je viens de relire les 4 commentaires precedents.J'ai du mal a voir la pertinence du dernier commentaire.
Wart Dark, vous dites que vous parlez d'un article en particulier. Figurez vous que je vous parle du meme article !
Je réecris donc ma question (et la modifie pour qu'elle soit plus facilement comprehensible par Wart) :
Si cet article n'est pas flou comment se fait il qu'on ai ici meme plusieurs interpretation (par plusieurs personnes) du meme article et des memes annexes ?
Pour finir j'emploierai exactement les meme termes que vous Wart, Ne généralisez pas mes propos a outrance, car c'est une erreur.
Je dis ca parcequ'a premiere vue, vous avez cru que lorsque je parlais du flou, je parlais du flou de la totalité de la constitution, on pourrai, mais la je parlais bien de l'article II-62 sur le droit a la vie. Il est flou puisque plusieurs personnes peuvent en tirer des conclusions differentes. Point.
C'est donc vous qui généraliser mes propos (pour ne pas repondre ?) et non pas l'inverse.
Posté par Luc Comeau-Montasse , le 15/04/2005
Vous non plus ne savez pas ce qu'est une explication à destination de quelqu'un d'autre que vous.Ce désir d'envahir la totalité de l'espace en une seule fois rend le résultat totalement inefficace.
Où est votre argument pour le OUI ?
Lire le commentaire |
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Posté par jerom , le 15/04/2005
Au moins vous présenter méthodiquement votre argumentaire sur le fond.Cela differe de la pitoyable prestation d'hier soir.
Pour reprendre votre plan:
"Argument 1 :
« Cette Constitution fige dans le marbre des principes ultralibéraux, ce qui est inacceptable car contraire aux principes démocratiques qui veulent que ce type de texte ne soit pas partisan et révisable à la majorité simple »"
Mais pourquoi donc VGE et Fabius aurait eu une vision identique avec des conclusions differentes.
Vous dites 15-20 ans comme on peut dire 20-30 ou 50.
Vous allez un peu vite dans votre raccourci . Oui il s'agit d'un traité mais ce traité constitutionnel donne la PERSONNALITE JURIDIQUE a l'europe. ce n'est une notion dans le vague.
Vous avez raison en regroupant deux morceaux du traité de 57 on evoque ces notions de concurrence libre et non faussée.
La difference aujourd'hui ce sont les périmètres auxquels s'applique cette notion. On a largement ouvert le champ depuis 1957.
Argument 2: la casse sociale
Par ailleurs il faudrait aussi pouvoir dire autre chose que Barnier quand il commence des explications de texte en disant de son contradicteur chevenement chez ockrent:"monsieur Chevenement aura peut etre une AUTRE DEFINITION..." De quoi parlait on ?
de l'economie SOCIALE de marche dans une HAUTE COMPETITIVITE.
Rien que le fait d'introduire une explication en fisant que l'on peut entedre autre chose cela montre a quel point le texte laisse des failles entieres d'incompréhension.
Donc on peut naviguer entre votre vision et la vision que vous percevez chez les autres.
Ma conclusion : ce texte est flou et cela est anormal surtout quand il s'agit de notions aussi essentielles.
Si ce n'est pas la casse sicuale ce n'est en tout cas pas le progres social comme il faut l'entendre de la bouche du PS "majoritaire a 60%".
Argument 3: la laicite et les incidence de la charte.
Vous avez une curieuse lecture de l'implication future de la charte.
Cette charte exsite depuis 2000. Le fait de l'introduire dans le texte constitutionnel permettra de faire valoir sur sa base des droits devant la haute cour de justice européenne. Ce qui n'est pas le cas actuellement.
Quant a votre ordonnancement entre les lois nationales et les futures lois européennes (actuelles directives), vous faite une confusion entre les pratiques actuelles et le principe de non retro-activité des lois.
Oui de nouvelles lois ne peuvent agirent que pour le future: principe de non-retoractivité.
Quand a reconnaitre le lien entre les lois nationales et les directives, je vous demande de faire un tour sur le site de l'assemblee nationale et la zone centrale des ordre du jour. Cette quinzaine encore nous venons de voter des texte pour MISE EN CONFORMITE AVEC DES DIRECTIVES EUROPEENNES.
Alors je ne comprends pas votre vision d'etancheité entre les textes de la charte constitutionnalisé et les lois nationales.
Si cette etancheité existait , il faudrait dissuader tout de suite les partisans du Oui qui ne jure que par cette charte, (le droit de ceci , le droit de cela... surtout le droit de la redondance avec une constitution et des charte de droits del'homme).
Argument 4 : l'OTAN
D'accord en gros avec vous. L'OTAN, nous en faisions deja parti et cela ne soulevait pas des meutes .
Un point a enoncer clairement.: l'obligation devant des instances comme l'ONU, de defendre a titre individuel, ka position commune de l'europe.
C'est le meilleur moyen de laisser se profiler la demande des américains de voir le nombre de siege des européens au conseil de securité reduit. Ce qui serait d'uatant plus compréhensible si les votes sont scelle par un comportement global. D'autres nations postulent aussi au conseil de securité et comprennent de moins en moins la pérennite de nos situations historiques.
Evoquez cela c'est parler des choses franchement et non faire du vent comme hier soir.
Argument 6: le pouvoir du parlement.
il faudrait comprendre la difference entre le projet de loi qui emane du gouvernement et la proposition de loi qui emane des deputes.
En version européenne , les deputes ne connaissent pas la proposition de loi.
Donc ils sont en situation d'avis consultatif et d'amendement selon les domaines qui, il est vrai , sont etendu dans la seconde categorie.
Mais donc la force de d'initiation emane strictement d'un organe la commission proposé par le conseil européen et avalisé par vote par le parlement.
L'executif garde ainsi la mian sur le legislatif : c'est un peu court comme evolution democratique fantastique.
Surtout que dans tout ces schema, personne rend jamais compte de rien a personne. regarde la bonne blague avec Bokestein. A croire que ce texte s'etait autogeneré dans les couloirs .
Argument6 : comparaison gouvernement et commission.
Votre comparaison est pertinente......
Toutefois (c'est pour la contradiction) rappelons que la commission est proposée par le Coneil européen et le parlement l'avalise par un vote ,sans pouvoir moduler celui-ci, ni propose d'autres memebres.
Chez nous le processus est inverse, l'adoption est entenud par defaut. La MOTION DE CENSURE est la pour permettre toute denonciation .
Par ailleurs les remaniement de gouvernement s'entendent sans difficulté chez nous . La commission peut etre demissionné par le parlement. Mais c'est en bloc.
Comme nous parlons democratie, vous relèverez le caractère democratique et surtout le respect descitoyens quand le parlement européen majoritairement de droite elit un président de Gauche. Pour faire bonne mesure avec le président de la commission.
Le monde de l'apparence. Les pouvoirs de l'europe sont actuellement a droite. C'est un fait mais on veut faire croire n'importe quoi avec des manoeuvres lamentables. Le président du parlement peut etre de gauche , la majorité aux voix est a droite. Alors a quoi cela sert il , a part servir de trompe l'oeil a l'opinion européenne (je dis bien européenne).
COmme le groupe droite denommé le parti populaire européenn . A la limite de la confusion avec une appelation de gauche .
(Je sais : l'UMP aussi nous fait dans le populo. Avec la maison Bleue de juppé au moins on gardait la couleur de reference)
7- les pouvoirs des parlements nationaux.
Vous etes bien aimable a votre tour de prendre les raccourci a votre aise.
a- les parlements ne peuvent réagir qu'au nom du principe de subisdiarité.
b- il ont effectivement 6 semaines pour reagir sur les éléments motivés d'un projet que la commission compte soumettre.
c-Pour pouvoir exercer, les parlements doivent présenter une opposition dument MOTIVEE pour pouvoir demander l'arret de la procédure lancée par le parlement.
Quand on sait a quelle vitesse , les parlementaires se meuvent avec les commissions, les missions et autre comité, 6 semaines c'est peut etre court , surtout avec l'absenteisme et le cumul des mandats.
Enfin l'article 7 du protocole sur la subsidiarité vous précise que la commission "peut décider, soit de maintenir le projet, soit de le modifier, soit de le retirer. Cette décision doit être motivée."
Sachant que la commission a dès la présentation deja motivé sa proposition, cela laisse la discussion dans de douces perspectives.
Alors les nouveaux pouvoirs des parlements natioanux, je rigole doucement. Au passage a quoi sert le conseil européen si le parlement doit faire le boulot.
8- le myhte de la majoreité qualifiée bienveillante contre la sinistre unanimité.
J'aimerais que vous m'indiquez a quelle occasion les 25 (car nous sommes 25 depuis le 1er mai 2004) ont eu des blocages de decision au regard de l'unanimité.
Ou sont les cas concrets ?
La maojrité qualifiée c'est merveilleux quand on se met dans la situation d'etre partisan d'un texte que l'on approuve.
Et si l'on est contre ? C'est deja moins bien .
Il reste la minoté de blocage.
Mais de grace ne nous sortez pas le carcan de l'unanimité comme une impossiblité de diriger .
Je reve ou le pacte de stabilité qui n'est pas un texte mineur, vient d'etre revu ?
9-Federalisme
j'aime bien cette idée. Elle est présentée toujoursdemocratiquement comme la force des choses.
Cela ne vous indisposerait pas qu'elle soit clairement enoncée .
Actuellement, le discours est gentillement tu, et le premier qui emet un commentaire se fait taxe de souverainiste.
C'est comme cette constitution: en dehors de celle-ci sous cette forme-ci, rien n'est possible.
Alors il va falloir que les politiques comprennent que la pédagogie c'est tous les jours et pas seulement les jours de crise ou de veille de vote.
(ce commentaire est bien pour les politiqees et non vous car vous exposez vos idées , vos lectures dans la longueur).
10-Proximité citoyenne
En faisant le lien avec la majorité qualifiée a 55% des membres et 65% de la population.
Je serai d'avis d'y instiller une ponderation en rapport avec la participation.
C'est aussi de la repsonsabilité de chacun d 'etre citoyen . Des taux de participation de 20% aux européennes chez certains des 10 moins de deux mois apres leur entrée, cela frole le scandale. Et que dire de 70% d'abstention au referendum espagnol.
Corollaire des infos au européennes comme il exsite des foramts nationaux, internatioanux et regionaux.
Le sentiment européen ce n'est pas de nous parler de mouton noir.
Conclusion:
avec tous vos developpements, je suis stupéfait de votre synthese. Oui par la grace la partie 2....
Surtout avec les explications de Chirac sur la charte a la maniere de l'auberge espagnol. On fait ses courses comme on veut, avec ce que l'on veut.
Mais c'est quoi un texte pareil. Une partie 3 qui ne concerne par les institutions mais les politiques ,une partie deux multi-facettes.
Et pourquoi pas ne lire que le préambule aussi.....
Posté par Georges , le 15/04/2005
Article III-148Les États membres s'efforcent de procéder à la libéralisation des services au?delà de la mesure qui est
obligatoire en vertu de la loi-cadre européenne adoptée en application de l'article III-147,
paragraphe 1, si leur situation économique générale et la situation du secteur intéressé le leur
permettent.
La Commission adresse aux États membres intéressés des recommandations à cet effet.
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Posté par Albert , le 16/04/2005
sur le terme laïcité n'existant pas dans les autres langues européennes sauf le turc (contre argument 3).anglais : secularism, secularity, laicism
allemand : laizismus, säkularisierung
espagnol : laicidad
Posté par Wart Dark , le 16/04/2005
Par rapport à Georges libération des services ne signifie pas privatisations mais ouverture à la concurrence.Par contre jerom fait beucoup de remarques pertinentes.
Je m'excuses des petites approximations de mon texte mais pour entrer dans le détail j'aurais pu écrire le double, voir le triple...
Par rapport à l'ONU il me semble clair que l'existence d'un conseil de sécurité tout puissant composé d'une minorité de grandes nations est antinomique avec le principe de démocratie qui ne régit donc malheureusement pas cette instance.
Par rapport à mon argment sur la laicité je repète qu'aucune directive européenne ne pourra porter sur les relations entre religions et Etats membres comme le montre clairement la phrase de l'article II-70 ainsi que certains protocoles annexes du TCE.
Par rapport à votre petit 10 intéressante proposition mais innaplicable... et innaceptable. En effet les taux de participation varient fortement dans un pays d'un scrutin à l'autre. De surcroît ce système de punition "vous ne votez pas on réduit les droits politiques de votre pays et par conséquent les votres"
Par rapport au fédéralisme on en est encore très très loin, j'ai juste dit que le TCE nous en rapprocher un peu. Cependant refuser ce texte ne signifie pas être souverainiste.
Par rapport à la personnalité juridique de l'UE c'est une avancée significative mais qui ne prouve en aucun cas que ce texte est une Constitution. Si je n'aborde pas cette notion c'est parce qu'elle est complexe, vous même d'ailleurs l'évoquer dans un flou artistique complet.
Pour finir mon explication à l'emporte pièce je précise qu'un vote à l'unanimité est toujours contraire aux principes démocratiques, son abolition ne peut être qu'un progrès.
Posté par olga , le 16/04/2005
ENFIN UN PARTISAN DU OUI QUI SEMBLE ACCEPTER D'ENTRER DANS LE VIF DU SUJET! Merci ! merci sincèrement!...hélas, pour une fois, qu'on en tient un, il s'avoue "CONTRE LA LAîCITé"
je sors très déçue de votre prestation car finalement vous avez réussi à garder votre" poudre aux yeux" très près du coeur du sujet, mais vous l'avez encore lâchée trop tôt !
ainsi ce texte ne serait pas à prendre sérieusement comme une "CONSTITUTION"...
merci et au revoir, le 29 mai !
Posté par Patrice , le 16/04/2005
Vous écrivez trop et vous vous noyez dans vos propres paroles, lisez donc le texte... En voici un extrait tiré en Copier-Coller du site officiel.Droit à la vie
1. Toute personne a droit à la vie.
2. Nul ne peut être condamné à la peine de mort, ni exécuté.
Explication
1. Le paragraphe 1 de cet article est fondé sur l'article 2, paragraphe 1, première phrase, de la CEDH, dont le texte est le suivant:
«1. Le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi...».
16.12.2004 FR Journal officiel de l'Union européenne C 310/425
(1) Article II-61 de la Constitution.
(2) Article II-62 de la Constitution.
2. La deuxième phrase de cette disposition, qui concerne la peine de mort, a été rendue caduque par l'entrée en vigueur du protocole no 6 annexé à la CEDH, dont l'article 1er est libellé comme suit:
«La peine de mort est abolie. Nul ne peut être condamné à une telle peine ni exécuté».
C'est sur la base de cette disposition qu'est rédigé le paragraphe 2 de l'article 2 de la Charte (1).
3. Les dispositions de l'article 2 de la Charte (2) correspondent à celles des articles précités de la CEDH et du protocole additionnel. Elles en ont le même sens et la même portée, conformément à l'article 52, paragraphe 3, de la Charte (3). Ainsi, les définitions «négatives» qui figurent dans la CEDH doivent être considérées comme figurant également dans la Charte:
a) l'article 2, paragraphe 2, de la CEDH:
«La mort n'est pas considérée comme infligée en violation de cet article dans les cas où elle résulterait d'un recours à la force rendu absolument nécessaire:
a) pour assurer la défense de toute personne contre la violence illégale;
b) pour effectuer une arrestation régulière ou pour empêcher l'évasion d'une personne régulièrement détenue;
c) pour réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection.»
b) l'article 2 du protocole no 6 annexé à la CEDH:
«Un État peut prévoir dans sa législation la peine de mort pour des actes commis en temps de guerre ou de danger imminent de guerre; une telle peine ne sera appliquée que dans les cas prévus par cette législation et conformément à ses dispositions ...».
Vous avez bien lu : nos dirigeants s’accordent le droit de faire tirer dans la foule si, d’aventure, les Citoyens en avaient assez d’eux, ou d’exécuter ceux qui ne voudraient pas faire la guerre pendant qu’ils resteraient terrés dans leurs bunkers anti-atomiques !
Même Louis XVI n’avait pas osé, cela ne lui a pas porté chance mais au moins avait-il respecté son peuple… Nos Monarques Républicains n’auront pas cette élégance et ils ont même le culot de prévenir – tout en se préservant d’un éventuel tribunal.
Français, vous avez pris le droit de faire la Révolution une fois, n’espérez pas l’avoir une deuxième fois… Les milliers de Policiers recrutés ces dernières années sous prétexte de sécurité et qui s’occupent gentiment en traquant jour et nuit les automobilistes contrevenants sont aussi bien armés et prêts à tirer dans la foule sans états d’âme : ils auront la Constitution avec eux.
Posté par 20Cents , le 17/04/2005
Pour répondre aux tirs dans la foule, pensez vous que certains gouvernants n'utilisent pas déjà cette tactique, ne pensez-vous pas que c'est ce qui se passait pendant la 2e guerre mondiale ?Cela aurait pu être le cas en Ukraine ou au Kirdjikistan. Et pourtant, ils n'avaient pas besoin d'une constitution pour le protéger.
En dehors de ces policiers qui sont armés, vous oubliez l'armée elle-même.
Votre raisonnement est tellement simpliste qu'il en est affligeant.
Posté par Wart Dark , le 17/04/2005
Lorsque vous dites au fou j'espère que vous parler de vous Patrice ?Vous savez lorsque j'ai lu le début de votre réaction qui commence par l'article II-62 droit à la vie j'ai cru que l'on allez encore me ressortir la fameuse semoule selon quoi cet article permettrait au pro-vie d'abroger le droit à l'avortement.
Ce qui a suivi était bien mieux...
En résumé la dictature n'a jamais été aussi proche de nous, c'est cela ?
Personnellement je n'apprécie pas notre chichi national connu pour sa kleptomanie aigue dans les comptes de la République, mais de la a annoncé une nouvelle Révolution. Vous êtes soit d'un genre frappé ou alors vous vous faits endoctriné par LO. Je ne sais pas et je ne veux d'ailleurs pas savoir. J'espère que vous n'êtes pas représentatif du non, et que votre délire mystique à partir d'un article interdisant la peine de mort ne croisera plus ma route.
Oh il est bien évident que l'ensemble des droits énoncés dans la Charte fondamentale des droits de l'Union ont déjà été proclamé de nombreuses fois, ce n'est pas en 2000 que née l'humanisme.
Mais là où certains voient redondance, je lis symbole d'une Europe de liberté.
Posté par Wart pour un concordat étendu à l'ensemble des cultes , le 17/04/2005
Chère Olga,Sachez que je ne suis pas un fanatique du FN contre la laïcité, pour la pein de de mort, et le rétablissement d'une religion d'Etat.
En réalité je suis d'une part athée, d'autre part contre notre modèle de laïcité qui a clairement montré ces travers liberticides avec la loi sur les signes religieux à l'Ecole.
Vous êtes donc aller un peu vite en besogne sur mon cas.
Ensuite la nuance que je fais entre constitution et traité est une différentiation capitale de droit. Certes dans les 2 cas il s'agit de textes au dessus de la législation nationale mais leur objectif (et donc contenu) sont différents.
Posté par Jean-Pierre REILLON , le 17/04/2005
je commançais à désespèrer, je croyais être le seul à avoir lu cet article dans ce sens si évident. je dirai même que c'est en prévision de cet article que nos chers dirigeants ont fait le recensement des armes des chasseurs afin de les confisquer plus rapidement. Non content de shooter dans la tête d'un étudiant maintenu à terre par deux collègue, le CRS pourront dorénavant lui mettre légalement une balle entre les deux yeux. C'est vraiement l'abolition du droit de grève : bonjour la dictature !jpr
Posté par RilaX , le 21/04/2005
Comment voter pour une constitution qui permet d'entretenir un flou sur un sujet aussi important que le droit a la vie (et le droit a la mort accessoirement) ?Posté par Wart Dark , le 21/04/2005
Il n'y a pas de flou. Le protocole annexe est très claire. D'ailleurs il n'est qu'une reprise de textes de droit européens déjà en vigueur, encore une fois rien de nouveaux.En outre l'avortement ne fait pas partie des prérogatives de l'Union.
Certains pronostiquent tout de même la saisine des tribunaux européens par les mouvements pro-vies en vertu de cet article.
Je ne crois pas que l’instauration du TCE va amener foule de lobbyistes en tout genre devant les tribunaux européens.
Et même si cela devait se produire il m’apparaît clair que si un jour la cour européenne des droits de l’Homme était saisie pour reconnaître un embryon comme une personne, elle renverrait l’affaire en considérant qu’elle est du domaine législatif de chaque pays et non de celui de la jurisprudence européenne.



