Parce que j'espère en une Europe intégrée...

Posté par Philippe , le 20/03/2005
Je suis sympathisant UDF et j'ai toujours voté aux élections européennes pour les tenants d'une ligne "fédéraliste".
Lorrain, je me sens (que mes compatriotes du sud me pardonnent!) aussi proche d'un allemand ou d'un belge que d'un corse ou un basque.
Pourtant je voterai NON, car on a trahi mon idéal européen qui était celui des pères fondateurs: constituer une entité politique intégrée, construit sur les mêmes valeurs sociales, historiques et culturelles capable de contre-balancer le modèle anglo-saxon.

Par un élargissement à marches forcées, l'Europe n'est devenue qu'un fourre-tout de nations aux aspirations contradictoires dont la plupart des nouveaux membres ont les yeux braqués outre atlantique.

L'Europe que l'on veut nous imposer est seulement une Europe du "marché": la directive Bolkestein et l'insistance de nos "élites" pour l'entrée de la Turquie en sont les tristes révélateurs: il faut doper le marché par un dumping social cher aux économies anglo-saxonnes. L'idée d'une Europe des peuples unis d'abord et avant tout par un projet politique commun n'est même plus envisageable.

Je voterai non, car j'attends un "électrochoc salutaire" qui nous fasse reconsidérer la configuration de l'Europe: une Europe qui ne peut être unique mais doit être construite sur 2 communautés:
- une communauté intégrée avec les pays fondateurs et ceux qui voudront la rejoindre pour constituer une véritable fédération des états avec diplomatie, armée et gouvernement commun élu au suffrage universel.
- et une autre, privilégiant les relations économiques, tout en restant liée à la première par des décisions acceptées par tous ses membres.

Parce que j'espère VRAIMENT en une Europe intégrée, je vote NON!
(et tant pis si l'on m'accuse de méler mes voix aux souverainistes, je n'ai que ce moyen pour espérer un changement de l'idée même de l'Europe).

Les réactions de cet argument

Posté par RR1 , le 21/03/2005

UN BULLETIN DE VOTE EST AU PORTEUR ET IL N’A JAMAIS DE PROPRIETAIRE.

A 2 mois du référendum seul le débat d’idées importe. Débat courtois de démocrates, loin des penseurs défendant le fascisme de la pensée unique.