néolibéralisme

Posté par Fabian , le 15/03/2005
Libération le 1( mars 2005 par René Passet - avez vous lu cet article qui est un des meilleurs rapports que j'ai pu lire jusque là. Permettez moi de vous en donner quelques extraits parmi les meilleurs.
1: "Sans même invoquer la directive Bolkestein aux impacts controversés, il est clair que l'harmonisation ne s'effectuera plus vers le haut par la loi et la solidarité, mais vers le bas par la concurrence et les délocalisations. Nous sommes aux antipodes du projet communautaire originel."
2: " Du point de vue économique, ce n'est pas de la construction de l'Europe qu'il s'agit, mais du néolibéralisme érigé au rang de religion officielle. Et cela ressemble fort à une mort silencieuse et programmée de l'idéal qui inspirait les institutions initiales. Au moment où les problèmes de tout ordre ­ écologique, géopolitique, social ­ qui se posent au monde, appelleraient plus que jamais la présence stabilisatrice d'une Europe forte et cohérente, ceux qui ont pris la responsabilité de ce détournement d'objectifs assument une lourde responsabilité devant l'histoire."
3: "
Loin de s'ouvrir à cette perspective, le projet de Constitution s'attache hélas essentiellement à couler dans le bronze les principes fondamentaux du néolibéralisme le plus pur. Ce n'est pas la suppression des obstacles intérieurs à l'espace européen ­ minimum à attendre d'une Union économique ­ qui est en cause ici, mais les mesures de type idéologique qui l'accompagnent. Le projet, en effet, établit comme norme «le principe d'une économie de marché ouverte où la concurrence est libre» (III-177 et 178), s'imposant même «aux services publics d'intérêt économique général», (III-166) ­ notion substituée à celle de «service public» comme s'il n'y avait d'intérêt général qu'économique (quid de l'éducation, la santé, la culture ?)"

ceci est une lettre ouverte a tout commentaire (constructif) qui nouspermettrait d'etablir un dialogue en vue de mieux voter : et meme si ce debat est aujourd'hui : neoliberalisme contre respect d'une constitution sociale (base de toute communauté), soyez acteurs, respectueux de l'humanité et non pas de la bourse. Delors avait souhaité une unification politique et sociale de l'Europe ! Et sociale !!!! et je me permet de reprendre une citation de monsieur PASSET : " Si l'appartenance à une même famille politique a un sens, la gauche, aujourd'hui divisée sur le vote, doit pouvoir se retrouver sur un projet constructif sans lequel la dilution libre-échangiste poursuivra son chemin. Ce n'est que par le haut et en construisant ensemble l'avenir que l'on évitera les fractures durables... alors que se rapprochent d'autres échéances. Et, au-delà de cette considération, il est grand temps pour l'Europe de retrouver la voie de l'ambition communautaire. "

Fabian qui croit en l'HOMME (dans communautaire il y a communauté!)


Les réactions de cet argument

Posté par guyfrery , le 15/03/2005

Quand je lis l'envolée sur "l'idéal qui inspirait les institutions initiales" je me marre, en fait un gentlemen agreement qui permettait aux six premiers européens de gérer leur charbon et leur acier sans trop se concurrencer entre eux ! Le premier traité est celui de la CECA, signé en 51, actif en 52.
Quel travestissement ! On essaie de nous faire croire que l'Europe se dévoie, alors que c'est la première fois dans son histoire qu'elle met la barre si haut, qu'elle inscrit dans son droit des valeurs, des objectifs, des droits sociaux, qui font l'admiration du monde entier !
Cet article n'a rien d'enthousiasmant, il falsifie l'histoire et travestit la réalité !