Merci Monsieur Emmanuelli !

Posté par Chouette Bleue , le 20/03/2005
Et, s’il vous plait, ne vous excusez pas trop. Peut-être avez-vous choqué, et pourtant, il faut un certain courage pour secouer ses propres amis. Car, si les socialistes ont, un jour, voté OUI à Laval, c’est sans doute aussi parce que, en toute bonne foi, ils n’imaginaient pas ce qui adviendrait ensuite : ils n’y ont pas cru !
Et si l’on disait aujourd’hui aux partisans du » oui » qu’à vouloir faire passer un texte trop long, trop lourd, trop contraignant, bref en « ficelant » l’Europe, on prend un risque : celui de ne laisser à nos petits-enfants, s’ils voulaient y changer quelque chose, que le choix de la violence ? Ils n’y croiraient pas, bien sur ! si on leur disait que l’on sème peut-être, là, le réveil des nationalismes ? car : qui peut vraiment croire qu’il sera simple, ensuite, de changer ce texte si chaque changement exige non pas la majorité mais l’unanimité des votants ? A 25, ou plus ? C’est de l’utopie ! L’ Europe ce doit être une réalité vivante, capable d’évoluer. Or, en étudiant ce texte de très près on comprend qu’il est quasiment irréversible . Il faut le savoir et il faut le dire !
XTBL

Les réactions de cet argument

Posté par domaguil , le 22/03/2005

Comparer le vote oui à celui des pleins pouvoirs en 1940, et faire ainsi un amalgame entre la situation d'alors et celle d'aujourd'hui, c'est une gifle à tous ceux qui meurent et souffrent dans des dictatures pour avoir le droit de vivre en démocratie. Vous parlez de courage? Quel beau courage,vraiment, d'insulter les gens en toute impunité, car, ici, nous avons la chance que le droit d'expression existe et soit protégé et ne risquons rien à l’exercer, pas même le ridicule. Si les arguments du non sont aussi méprisables, le camp du oui va pouvoir se frotter les mains.

Posté par domaguil , le 22/03/2005

Comparer le vote oui à celui des pleins pouvoirs en 1940, et faire ainsi un amalgame entre la situation d'alors et celle d'aujourd'hui, c'est une gifle à tous ceux qui meurent et souffrent dans des dictatures pour avoir le droit de vivre en démocratie. Vous parlez de courage? Quel beau courage,vraiment, d'insulter les gens en toute impunité, car, ici, nous avons la chance que le droit d'expression existe et soit protégé et ne risquons rien à l’exercer, pas même le ridicule. Si les arguments du non sont aussi méprisables, le camp du oui va pouvoir se frotter les mains.

Posté par slvn , le 19/05/2005

"Or, en étudiant ce texte de très près on comprend qu’il est quasiment irréversible." : c'est bien le problème, il faudrait savoir prendre un peu de recul et resituer les choses dans leur contexte, plutôt que rester la tête dans le guidon constitutionnel ! Tous les partisans du non jurent leurs grands dieux avoir lu le texte, le relire, etc. Très bien ! Et le contexte ? L'ont-ils lu aussi ? On ne peut comprendre ce texte en le considérant isolément de l'histoire et de la pratique européennes, ne serait-ce que pour une raison essentielle : il faut comprendre ce qu'il remplace pour pouvoir juger s'il est souhaitable ou non. Accessoirement, cela évite aussi des analyses historiques extrêmement hasardeuses comme celle de Chouette Bleue (Emmanuelli quant à lui a calculé son coup médiatique, c'est différent).