LIBÉRONS LA FRANCE !
Posté par Patrice , le 16-07-2005
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Le Peuple, d’abord et les Entreprises ensuite…
En fait c’est la même chose !
J’ai vraiment lu beaucoup de bêtises et de naïvetés dans ce fil de discussion. Les choses sont beaucoup plus simples que vous ne semblez le croire.
Simples comme l’arithmétique, finalement, 1 + 1 = 2 et non pas 1,8 ou 2,3 :
Qui fabrique de l’argent ?
Qui en profite, et dans quelles proportions (ou pourcentage)
Qui prend quoi à qui et pourquoi ?
Entrons dans le détail :
- Les simples citoyens sont volés comme dans un bois. Au moyen-âge, être Serf, cela voulait dire payer 40 jours de travail à son Seigneur, aujourd’hui nous payons 196 jours (en moyenne) à l’État, Tirez-en vous-mêmes les conséquences !
- Les entreprises sont détroussées : pour verser 1.000 Euros net à un employé, soit 1.200 Euros Brut, le patron doit payer 1.200 Euros de charges. Coût total pour l’entreprise : 2.400 Euros. Pour payer cela il a fallu fabriquer l’argent, au moins 2.400 Euros car autrement l’entreprise n’aura pas les moyens de payer son salarié !
- Donc si le salarié reçoit 1.000 Euros, c’est qu’il en a rapporté 2.400 (au moins, et si possible plus pour contribuer aux bénéfices de l’entreprise et à ses investissements)… Mais il ne garde que 1.000 Euros, et là-dessus on va lui prendre de l’impôt sur le revenu – peut-être pas pour 1.000 Euros, mais essayez avec 3.000, vous allez voir ! -, de la CSG (l’impôt sur l’argent que vous n’avez jamais vu !) de la TVA à 19,6% sur presque tout ce qu’il va acheter, de la taxe d’habitation et même de la taxe foncière s’il a réussi à acheter un petit chez-soi, des amendes dès qu’il va rouler, des taxes hallucinantes sur les carburants (1,30 Euros le super, soit 8,50 Francs), sur le tabac et sur l’alcool… Bon STOP : s’il garde 700 Euros net d’impôts il a beaucoup de chance ! Mais il avait gagné 2.400 Euros, alors combien pour lui ? 30% et 70% pour l’État… Bien joué, non, tout en souplesse !
- Que donne l’état en échange d’autant d’argent ? Des routes, mais pas d’autoroutes (trop cher, il laisse le privé construire et se goinfrer avec les péages), des écoles, des hôpitaux, des flics en masse pour récolter les PV et pour nous renvoyer chez nous si nous nous fâchons, des juges sévères avec les pauvres et laxistes avec les riches, des percepteurs impitoyables… Quoi encore ? Des quantités de politiciens corrompus qui piquent dans la caisse autant qu’ils peuvent et tous leurs collaborateurs (femme, enfants, cousins, copains, maîtresses…) sans compter tous leurs domestiques (chauffeurs, cuisiniers, valets de pied…) Et s’ils ne sont pas au pouvoir, pas de problème, ils ont voté une subvention pour les partis politiques, prélevée directement sur nos impôts. Eux, ils n’ont pas de souci à se faire : quand on a la main dans la poche du contribuable on aurait tort de se priver !
- Et si jamais nous n’étions pas contents ? Aucun souci : ils ont la police, l’armée, la justice, les huissiers…
J’en vois encore, parmi vous, qui rêvent de social… C’est pathétique : le seul social qui vaille c’est celui qui consiste à proposer du travail à tout le monde !
Le social actuel c’est donner encore plus d’avantages à ceux qui en ont déjà trop (parce qu’ils peuvent prendre la population en otage en toute impunité) en détruisant les emplois les plus précaires, car l’argent qu’ils prennent vient d’entreprises qui peuvent de moins en moins faire face ! C’est tout simplement une honte !
Le seul social c’est de laisser beaucoup plus aux gens sur l’argent qu’ils gagnent (au lieu de leur en piquer 70%)
Ce n’est certainement pas de payer les gens à ne rien foutre… mais il faut qu’ils puissent retrouver un travail en quelques jours, comme c’était le cas avant, il y a 30 ans. Vous n’avez sans doute pas connu ce temps béni, on s’en foutait d’être licencié : 15 jours après on avait un nouvel emploi payé 20% plus cher !
Cessez donc de rêver et d’entraîner la France dans la spirale de l’échec. Réveillez-vous, au boulot, virons ces incapables et reconstruisons le pays ! Demain ?
Les réactions de cet argument
Posté par 14 juillet , le 19-07-2005
J'ai connu ce temps béni, il y a trente ans, lorsque j'ai commencé à travailler très jeune. Effectivement, on s'en moquait d'être licencié mais, à l'époque, on n'était pas licencié, on partait soi-même lorsque l'on trouvait mieux et l'on trouvait souvent mieux !Néanmoins, en trente ans, les choses et surtout les mentalités ont changé : celles des employés mais aussi celles des employeurs ...
- les emplois simplement intéressants (je ne parle même pas de rémunération) se font rares, même lorsqu'on est qualifié, voire surqualifié
- beaucoup d'entreprises refusent purement et simplement d'embaucher des jeunes sans expérience parce qu'un jeune même à fort potentiel n'est pas immédiatement rentable ...
- les salariés de plus de 50 ans (ou les approchant) quelles que soient leurs compétences, même de haut niveau, sont systématiquement discriminés et exclus parce que les DRH sont formatés à ne prendre aucun risque ...
Si on ajoute à ces populations largement exclues du monde du travail, tous ceux que nos dirigeants successifs laissent sortir du système scolaire sans aucune formation minimale, on arrive à la situation de blocage que l'on connaît.
Sur la modification du code du travail, mon expérience personnelle et celle de beaucoup de personnes que je connais me laisse penser que c'est un faux problème : ses dispositions ne sont contraignantes que pour ceux qui entendent, d'abord, les respecter ... Pour les autres, ils s'en fichent royalement puisque la sanction d'un licenciement abusif est toujours plus rentable vu la faible proportion de licenciés qui ont les moyens financiers d'engager des procédures au long cours !
Nos droits, quels qu'ils soient, existent bien ... en théorie, mais en pratique, seuls ceux qui ont les moyens d'avancer quelques milliers d'€, voire beaucoup plus, ET qui ont la volonté de se battre peuvent espérer les faire reconnaître.
Quelles sont les solutions proposées par le gouvernement pour lutter contre ce chômage de masse ?
- Un contrat "nouvelle embauche" pour les TPE avec une période d'essai de deux ans (bof)
- Ouvrir, pour les plus de 50 ans, les concours de la fonction publique ! Franchement, j'imagine mal des femmes et des hommes ayant toujours travaillé dans le privé avec des règles de fonctionnement aux antipodes de celles du public se retrouver dans ce carcan administratif ! Ca ne peut que les achever !
La solution pour faire évoluer les mentalités aurait plutôt été de s'attaquer au statut à vie de certains fonctionnaires afin, précisément, d'opérer un brassage des cultures et de casser cette INEGALITE criante au sein d'un régime qui se dit encore républicain, et du même coup, aligner tous les régimes de retraites : bref dépoussiérer les habitudes, remettre en cause certains clichés parce que tous les agents de la fonction publique ne sont pas des parasites, paresseux et tous ceux du privé des modèles en matière d'organisation du travail ...
Cette solution n'est pas incompatible avec un Etat fort recentré sur ses missions premières ainsi que sur la défense de service public rendu précisément au public.
Je pense, malheureusement, qu'aucune solution de ce type n'est envisagée ; il est plus "payant" électoralement parlant de faire du colmatage et de traiter par les aides sociales un chômage toujours croissant ! Jusqu'où ? Jusqu'à l'insupportable, précisément, jusqu'à la faillite du pays s'il le faut, quand toute autre solution d'évitement ne sera plus possible !
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