Les partisans du non vous disent qu' "avec le traité constitutionnel, on ne pourra pas imposer l'harmonisation fiscale".

Posté par alexguil , le 18/04/2005
En l'état actuel du rapport de force (composition du Parlement, de la Commission et du Conseil), c'est la règle de l'unanimité qui nous protège et celle de la majorité qui nous entraînerait vers le moins-disant fiscal et social. Dans ces domaines, pour être sûr d'avancer, il faut le faire d'abord avec les pays qui partagent notre point de vue. Il faut progresser dans le cadre d'une « avant garde » (coopérations renforcées). Le traité rend une avant-garde sociale ou fiscale possible.

Si le traité constitutionnel était rejeté, la fiscalité resterait un sujet décidé à l'unanimité et il n'y aurait pas de possibilité de faire évoluer cette règle en dehors d'une révision de tout le traité de Nice. S'il est adopté, il existera au contraire une "clause passerelle" qui permettra aux 25 de décider d'un passage à la règle de la majorité qualifiée en matière fiscale sans avoir besoin de réviser l'ensemble du traité. Une fois de plus, les avancées ne pourront venir que du traité constitutionnel !

Les réactions de cet argument

Posté par jerom , le 18/04/2005

La fiscalité n'est abordé qu'a regard de la concurrence sur le marché interieur européen en respect de la libre concurrence dans le marché européen.

Et en tout etat de cas avec ou sans , seule l'unanimité est retenue, avec la constitution aussi.


Voici la reference:
"ARTICLE III-171

Une loi ou loi-cadre européenne du Conseil établit les mesures concernant l'harmonisation des
législations relatives aux taxes sur le chiffre d'affaires, aux droits d'accises et autres impôts
indirects, POUR AUTANT que cette harmonisation soit nécessaire pour assurer l'établissement ou le
FOCNTIONNEMENT DU MARCHE intérieur et éviter les distorsions de concurrence. Le Conseil statue à
l'UNANIMITE, après consultation du Parlement européen et du Comité économique et social."

Posté par maxime60 , le 19/04/2005

C'est évident, il y aura harmonisation... Si l'on ne s'aligne pas sur les autres fiscalités européennes, nos entreprises seront étouffées par les charges (ce qui est déjà le cas)

Ceci est une bonne nouvelle, car nous allons enfin pouvoir réfromer notre fiscalité lourde du poids des services publics et de trop nombreux fonctionnaires...