Les arguments récurrents du non sont faux !
Posté par Wart Dark , le 20/04/2005
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J'accuse comme dirait un grand homme du XIXème siécle, cette fois-ci à travers les propos de la page "intox" du site officiel du parti socialiste (http://www.ouisocialiste.net/art_mensonge_rub.php)
"Les partisans du Non vous disent que toute révision de la Constitution sera impossible."
C’est faux.
La vérité c’est que tous les traités depuis 1957 ont nécessité l’unanimité pour être révisés. C’est le cas du traité de Nice qui demeurerait notre règle commune si le "Non" l’emportait, sans les avancées du traité constitutionnel.
Fort heureusement, les révisions seront possibles. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder ce qui se passe depuis 20 ans : en moyenne, nous avons connu un nouveau traité tous les quatre ans en dépit de la règle de l’unanimité.
Mieux, le traité constitutionnel introduit des dispositions nouvelles qui rendront les révisions plus faciles que par le passé. Par exemple, dès son entrée en vigueur, le Parlement pourra faire des propositions de révision. De même, la création d’une "clause passerelle" générale permet, dans les domaines de compétence qui demeurent encore à l’unanimité, de passer à la majorité sans révision de l’ensemble du traité constitutionnel.
La vérité c’est que c’est le traité de Nice qui figerait l’Europe pour longtemps et c’est le traité constitutionnel qui permettra à l’Europe de continuer à progresser dans une voie plus fédérale, sociale et démocratique.
Les partisans du non vous disent que "le traité constitutionnel fait de la concurrence libre et non faussée le principe essentiel de l’Europe".
C’est faux !
Le principe d’un "marché unique où la concurrence est libre et non faussée" est contenu dans tous les traités européens depuis l’origine. Pourquoi les partisans du "Non" ne se sont-ils pas élevés plus tôt contre ces principes qui ont également valeur constitutionnelle en France ?
Historiquement, la lutte pour la concurrence libre et non faussée remonte à l’après-guerre. La participation des grands trusts allemands à l’avènement du IIIème Reich a conduit les Européens à refuser toute forme de monopole en Europe.
Concrètement, c’est ce principe qui a permis les victoires face à Boeing ou Microsoft. Ce principe n’a jamais interdit aucune régulation du marché par la puissance publique. Pour preuve, les deux tiers du budget de l’Europe sont consacrés à la PAC et aux fonds structurels qui ont pour objet de corriger le marché.
La Gauche doit promouvoir sa propre vision de ce qu’est un marché non faussé. Ce principe doit être le point d’appui pour une politique d’harmonisation fiscale et sociale. En effet, c’est aujourd’hui le dumping fiscal et social qui fausse la concurrence entre Etats membres.
Si le traité constitutionnel est rejeté, on conservera "la concurrence libre et non faussée" et l’Europe ne se fixera pas comme objectifs "le plein emploi", "le progrès social", "le développement durable" et "l’économie sociale de marché" !
Les partisans du non vous disent que la Banque Centrale Européenne sera toute puissante et sans contrôle.
C’est un mensonge : le traité constitutionnel apporte justement sur ce point des changements positifs. Les socialistes se sont prononcés pour une évolution de la BCE. Ils ont prôné l’émergence d’un gouvernement économique qui puisse équilibrer ses décisions. Le traité constitutionnel crée ce gouvernement économique.
Désormais, les pays membres de la zone euro pourront adopter à la majorité qualifiée des mesures visant à élaborer des orientations de politique économique (art III 194). De même, ils décideront seuls des orientations de l’Eurogroupe (art III 197), pourront adopter des positions communes à la veille des réunions financières internationales et décider d’une représentation unique de l’Eurogroupe au sein des institutions et conférences financières internationales (art III 196). Il y aura également un président stable de l’Eurogroupe, élu pour un mandat de deux ans et demi.
Si le « Non » l’emporte, la Banque centrale restera indépendante. L’Eurogroupe ne sera pas reconnu. Aucun gouvernement économique ne sera possible. Les treize pays qui ne sont pas de la zone Euro disposeront d’un droit de veto sur la politique économique des douze pays qui en sont membres !
Les partisans du non vous disent que la Constitution interdira à la France d’appliquer la loi sur les signes religieux à l’école.
Ceci est un énorme mensonge.
Le Conseil Constitutionnel vient de le rappeler dans sa décision du 19 novembre 2004 en démentant catégoriquement de telles contre-vérités. Pour lui, "sont respectées les dispositions de l’article 1 er de la Constitution aux termes desquelles « la France est une République laïque », qui interdisent à quiconque de se prévaloir de ses croyances religieuses pour s’affranchir des règles communes régissant les relations entre collectivités publiques et particuliers".
L’article II-70 de la Constitution sur la manifestation des opinions en public et en privé est strictement identique à l’article 18 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 et à l’article 9 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme. La jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’Homme est très claire à ce sujet. Elle a toujours renvoyé aux pratiques et lois nationales cette question. Elle a ainsi débouté une étudiante turque qui voulait porter le voile à l’Université. Enfin, l’article II-112-5 dispose que les principes de la charte dont fait partie l’article II-70 ne peuvent être mis en œuvre que dans les domaines de compétence de l’Union. Or, l’organisation scolaire n’en fait pas partie…
Voilà pour le TCE made in PS, c'était un point de vue plutot interessant, même si je ne suis pas aussi catégorique que ce manifeste rose sur certains points.
PS (sic !) : j'ai arbitrairement choisi certains démentis du site, mais il en existe d'autres.
Les réactions de cet argument
Posté par RilaX , le 22/04/2005
... et ne se ressemble pas.Les partisans du oui nous dise que l'unanimité ne bloque pas. Je le crois. Ils nous dise la preuve, on a eu un nouveau traité tous les 4 ans. C'est tout ce qu'il y a de plus vrai. On est donc pas perdu si on vote non, puisqu'il n'est pas si difficile de renegocier a l'unanimité un nouveau traité (en moyenne un tous les 4 ans).
Maintenant je pose une question. Ce traité, qui je le rappelle se nomme traité instituant une constitution pour l'europe, va t'il etre remplacer dans 4 ans par un nouveau ? Je suis sur que non. Ils n'auraient pas donné le nom pompeux de constitution sinon. Et pour retoucher la constitution (enfin le traité) il faut quand meme une double unanimité.
C'est plus qu'une simple unanimité necessaire pour un nouveau traité.
Posté par Wart Dark , le 22/04/2005
Pour ta gouverne mon cher RilaX je t'offres le célèbre adage :"L'habit ne fait pas le moine"
Et je te renvoie vers mon article "Pour un oui, pour un non" ainsi qu'à ceux de Jacques Heurtault (excusez si faute d'orthographe) pour bien comprendre que ce traité est comme les autres en termes de révision.
Posté par RilaX , le 25/04/2005
Pensez vous vraiment que si ils lui ont conféré le nom de constitution c'est juste pour le fun ? Pour voir ce que ca allait engendrer comme reaction chez le citoyen européen ? Parcequ'ils en avait marre de donner des noms de villes aux traités ?Il y a bien une raison pour laquelle ils on ecrit constitution ?
Puisque dans ce genre de texte chaque mot a un sens, ils n'ont pas mis constitution dans le titre juste pour faire jolie.
J'ai bien compris que ce n'est pas une constitution au sens propre du terme (l'a bon dos c't'argument d'ailleurs), mais je refuse de croire qu'il n'ai aucune incidence.
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Posté par ALCOFIBRAS , le 21/04/2005
A 25 et bientôt à 30 la révision devient pratiquement impossible, car compte tenu des ecarts en matière de dévelopement les clauses qui nous gènent avantagent les nouveaux venus.BCE il n'y a pas de modification concernant la mission de la BCE, dont précisons le les pv et cr des conseils d'administration restent secrets durant 16 ans !
En ce qui concerne pour être précis, le port du voile à l'école, que nous considerons comme contraire à la laicité, le texte de la constitution permet de l'autoriser et le droit de petition accordé à 1 million de citoyens issus de divers pays de l'UE, sera vraisemblablement utilisé par les islamistes pour faire abroger notre loi, ce que la cour de justice européenne n'hesitera pas a faire. les responsables religieux ont d'ailleurs fait savoir qu-ils s y preparaient.
Posté par jerom , le 21/04/2005
Et je lui ai deja fait les reponses.il n'a manifestement pas les arguments pour la contradiction.
Je nevais pas refaire l'exercice.
Seulement vous redire que personne n'a dit que la revision n'etait pas possible.
On vous a dit que la revision, du fait meme que c'est une constitution sera longue a mettre en oeuvre si necessaire.
ALors , vous partisan du Oui qui nous resservé VGE quand cela vous arrange: celui ci a dit lui-meme 50 ans pour la duree de vie de ce texte.
D'uatre ont dit 15-20a (Moscovici)
Partisan du non, je ovus fais juste remarque que celam esuffit pour nous economiser du temps maintenant pour revoir ce texte et ne pas attendre les calendes grecques a 15,20 ou 50 ans.
Et comme cela sera auss idur de le faire avant ou pendant. MOI je prefere maintenant.
Je ne suis pas comme raffarin qui decide connement de supprimer u njour férie pour tortiller pendant des semaines pour savoir quel jour (rappelez vous au debit avait meme fusé le 8 mai , on oubliait que ca tombait aussi le ddimanche), puis pour savoir comment on l'applique puis pour savoir avec quelles exceptions.
Et aujourdh'ui dans le souk ambiant , Borloo, nous sort cette semaine qu'ils vont faire le point.
Alors on av arreter ces facon de penser de poulet sans tete.
Le texte pose des questions, on va proposer de revenir dessus.
donc le Non est la pour ca.
Vous etes pour le Oui, vos arguments par ailleurs montre que vous vous former votre opinions sur d'autres elements .
Donc le 29 mai au soir , nous verrons.
Ne renversez pas le commentaires . Qui nous parle depuis des semaines de l'impossibilité de renegocier ce texte (sans jamais dire ou cela est ecrit).
Alors dans la colonne des arguments quelques vient de reprendre les references et vous verrez que la volonté politique est la pour ca, encore faut il ne pas la remettre au grenier
Posté par Wart Dark , le 21/04/2005
Je rebelote avec la laicité en vous renvoyant à l'un de mes multiples posts sur le sujet :http://www.oui-et-non.com/react_bis.php?id1=1649&num=6094&type=non
Posté par Wart Dark , le 21/04/2005
Primo Je persiste et je signe : certains des partisans du non ont à de multiples reprises clamé que la révision était "impossible" en utilisant ce mot !Ensuite la révision du traité de Nice (et des autres traités en vigueur) se fera elle aussi sur la base de l'unanimité, elle ne sera donc pas plus facile que celle du TCE. C'est même le contraire comme le démontre avec brio Jacques Heurtault dans ces arguments sur le sujet.
Donc refuser ce traité ne revient ni à refuser une Union européenne régit par une doctrine économique libérale ni à refuser des conditions de révision complexe et non démocratique.
En définitif voilà votre plus grand erreur :
Vous ne jugez pas le TCE en le comparant aux autres traités européens, et lorsque analogie vous faîtes votre comparant est le plus souvent la Constitution française qui n'a que peu de rapports.



