Le traité : une compilation

Posté par Salix , le 10/03/2005
Je ne suis évidemment pas dans le secret des "dieux" et n'ai pas assisté aux discussions des "grands" qui ont pondu ce traité.
Sa lecture m'inspire une réflexion :
Il s'agit d'une compilation de règles qui semblent avoir été exprimées par des parties idéologiquement très différentes et qui ne voulaient rien céder aux autres.
On y retrouve des règles qui feront certainement râler de plaisir monsieur le Baron Seillière. Je les imagine venant des libéraux acharnés que sont les anglais ou les luxembourgeois (par ex).
On y retrouve d'autres règles qui se rapprochent (timidement) d'une vision plus humaniste tentant d'introduire des obligations écologiques, sociales dans des phrases creuses (souvent contredites par d'autres phrases).
Bref, un document illisible, tentant d'expliciter une règlementation qui me semblera bien difficile à appliquer tant elle dit tout et son contraire.
Un bémol à ce sentiment, la partie économique me semble archi-verrouillée et l'on sent bien que ses rédacteurs savent se qu'ils veulent. Ils ont dû être des négociateurs plus opiniâtres que les autres. A moins que cette partie satisfasse tout le monde, même ceux qui se réclament de la gauche.
Auquel cas je serais "déçu" !
Comment les partisans du oui peuvent-ils imaginer que ce traité serve de base à un développement européen éclairé par un texte fourre tout où les avis les plus contraires pourront se réclamer d'un article de la "constitution" ?

Les réactions de cet argument

Posté par GuyFrery , le 10/03/2005

A compilation compilation et demie car ce qu'on vit actuellement est une compilation de tous les traités précédents. Sachez que le premier, celui de la CECA, communauté européenne du charbon et de l'aciersigné en 1951, n'a expiré qu'en 2002 ! Au moins celui-là efface tous les précédents. On a plus qu'un seul texte. Meme s'il est volumineux, c'est quand même plus simple que la compilation de tous les précédents !

Posté par jean-michel tieffenbach , le 11/03/2005

Avec le nouveau traité :
La charte européenne des droits fondamentaux est constitutionnalisée, elle contient notamment : Le droit de grève, l'information et la consultation des travailleurs, la protection contre les licenciements abusifs, l'accés à l'aide sociale (Partie II).
Reconnaissance du rôle des partenaires sociaux et constitutionnalisation du sommet tripartite annuel pour la croissance et l'emploi (art I-48)
Reconnaissance des services publics (II-96), création d'une base juridique spécifique pour les services publics permettant l'adoption d'un loi cadre (art III-122)
Si le baron Seillière est le promoteur de ces textes, alors je ne comprends plus rien.