le non plus facile que le oui??
Posté par pce38 , le 15/04/2005
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D'une manière générale, je pense que le non actuel est un reflet de l'incapacité en france à savoir accepter un compromis dans des négociations, avec le "jusqueboutisme" et les blocages que cela entraîne par ailleurs. En effet, ne voit-on pas depuis des décennies en France (et en France seulement), des grêves répétées entre des interlocuteurs arcboutés sur leurs positions, alors que s'il y avait réellement négociation, la grêve n'aurait même pas lieu. Plutôt que d'accepter un compromis raisonnable, on préfère demander le maximum, ce qui échoue pratiquement à chaque fois bien entendu. Ce syndrôme de l'affrontement est nôtre spécialité en France depuis 20 à 30 ans, et le rejet actuelle de la constitution, avec comme argument qu'elle n'est pas assez parfaite pour les français, aura le même résultat que la plupart des grêves conduites en France, par manque de négociation, c'est à dire un résultat pire que le remède proposé. En fait, nous somme a chaque fois confronté au problème du verre à moitié vide (selon les pessimistes) et à moitié plein (selon les optimistes qui pensent raisonnablement que ce qui est pris est pris).
Alors, je dis à tous les gens qui vont vôter non, avec respect pour leurs positions, interrogez vous au fond de vous même, pour savoir dans la vie de tous les jours, s'il n'est plus facile de contester, de ne pas être d'accord, et de vouloir "tout" tout de suite, plutôt de d'accepter un compromis, et de continuer le combat de manière positive et confiante pour la suite. Merci de vos réponses.
Les réactions de cet argument
Posté par jerom , le 15/04/2005
Je suis d'accord avec vous.Seulement demandez vous aussi, si par hasard il n'y a pas des raisons de s'arc-bouter quand les politiques qui sont en responsabilité commencent dès le mois de juillet 2004 et jusqu'en janvier 2005 par expliquer uniquement qu'il n'est pas possible de dire Non et que voter Non serait une catastrophe.
C'est certain, avec de telles argumentations de primaires on reclote ce que l'on sème.
Mais voila en France (ailleurs, on evite bie nde nous donner l'occasion de voir comment ca se passe), on veut toujours ne pas nous dire les choses. TEllement peu electoral de dire qu'on a du accepter des compromis qui normalement apportent des plus et des moins aux parties en jeu.
Seulement voila quand on nous vante la charte des droits fondamentaux, c'st dur de montrer au francias ce que cela va apporter DE PLUS au francais quand on pourrait dire que cela apporte surtout une reference pour les autres.
C'est vrai on plus en tete la reforme de la PAC qui progressivement va conduire a une redistribution des aides entre les pays.
Pour pouvoir continuer l'europe, La France doit manger son pain noir sur certains sujets pour pouvoir dire qu'il y aura un pain plus blanc demain que celui qui nous attendrait si on devait la jouer solitaire.
Mais presenter ca aux electeurs..... C'est tellement plus simple de faire simple et de parler catastrophe ou de scander "europe plus forte , france plus forte".
Vous avez raison, mais vous n'etes pas un politique et ce que vous indiquez et que j'entend sans probleme, améne des discussions dont la democratie s'honorerait mais dont les politiques veulent faire l'economie.
Quand on doit entendre Chirac nous sortir dans son emission :
"quand on a été informé de cette directive, nous avons IMMEDIATEMENT reagi"
Non. vous avez reagi sur un projet dont le texte est arrete depuis 15 mois. Et vous n'avez reagi que parce que la confusion avec le debat sur la constitution faisait vaciller l'opinion.
Vous vous seriez bien garder d'en parler sur la place publique et encore moins d'intervenir dans le cas contraire.
Vous voyez je pense que le Non a vraiment une incidence pédagogique pour les polituques. Ils veulent nous diriger en n'affrontant pas l'opinion.
Regarder toutes les reculades sur tempo de Samba de Raffarin depuis le debut de son mandat (Jospin pareil). En plus , avec lui on a meme pas le temps de voir s'ecouler 2 semaines sans voir venir les revirements.
Je suis d'accord avec vous , on ne peut pas faire une partie a 25 et chercher a regarder le texte pour un. Mais on ne peut pas non plus se contenter de dire a l'inverse que tout est merveilleux.
Au passage avez vous remarquez que Chirac n'a pas pu glisser les "grandes avancées" sur les parlements nationaux et la pétition citoyennes ?
Je n'adhere pas à votre titre:le Non comporte une part de risque que le Oui anesthesie, anesthesie seulement. vous voyez une facilité qui occulte l'espace temps que l'on prend quand on recule pour mieux sauter.
Posté par olga , le 15/04/2005
pensez à tous les OUI qu'on vous arrache...limitons nous à ce qui concerne un référendum:
il y a un texte particulièrement impopulair à la fois dans sa longueur, son alambiquage (digne des pires contrats de vente scabreux) et son esprit: assurer le verrouillage idéologique vieillot du dogme économico-politique du XIXème siècle:" tout se règle par la libre concurrence et elle seule"
on a dit oui à MAASTRICHT à 50,5%...
depuis on est 70% de français à s'en mordre les doigts, et on constate que l'europe décline en s'imposant des "critères" qui la fragilisent tout en faisant les affaires de l'oncle Sam, pas si con, lui !
CETTE FOIS
IL FAUT DIRE " N O N " !
Posté par ggggg , le 15/04/2005
Un compromis qui va dans le sens d’un progrès même en ayant moins de portée qu’une revendication initiale est acceptable par le mouvement social. Le recul social n’est pas négociable. historiquement, tous les grands acquis sociaux résultent de luttes et n’ont jamais été octroyés spontanément. Alors oui je conteste quand le MEDEFrelayé par nos gouvernant s’attaque détruit des décennies d’acquis « la liberté s’arrête la où commence le code du travail ». D’ailleurs toujours plus pour les salariés c’est quoi aujourd’hui : plus de précarité, plus de perte de pouvoir d’achat, plus d’accidents du travail, plus de flexibilité…Et pour nos grands patrons, c’est plus de rentabilité, de revenus qui explosent (renseignez-vous dans leur presse spécialisée, des salaires à + de 500 smic pour les plus ‘méritants’)
Ne nous y trompons si le MEDEF fait campagne pour le oui et s’inquiète de la montée du non, c’est que ce traité leur donnerait encore PLUS de facilités pour faire accepter du recul social. Et si vous comptez sur la charte, vous allez au devant de grandes déceptions.
Pour continuer le combat de manière positiveje vote NON.
Posté par ggggg , le 15/04/2005
Un compromis qui va dans le sens d’un progrès même en ayant moins de portée qu’une revendication initiale est acceptable par le mouvement social. Le recul social n’est pas négociable. historiquement, tous les grands acquis sociaux résultent de luttes et n’ont jamais été octroyés spontanément. Alors oui je conteste quand le MEDEFrelayé par nos gouvernant s’attaque détruit des décennies d’acquis « la liberté s’arrête la où commence le code du travail ». D’ailleurs toujours plus pour les salariés c’est quoi aujourd’hui : plus de précarité, plus de perte de pouvoir d’achat, plus d’accidents du travail, plus de flexibilité…Et pour nos grands patrons, c’est plus de rentabilité, de revenus qui explosent (renseignez-vous dans leur presse spécialisée, des salaires à + de 500 smic pour les plus ‘méritants’)
Ne nous y trompons si le MEDEF fait campagne pour le oui et s’inquiète de la montée du non, c’est que ce traité leur donnerait encore PLUS de facilités pour faire accepter du recul social. Et si vous comptez sur la charte, vous allez au devant de grandes déceptions.
Pour continuer le combat de manière positiveje vote NON.
Posté par Jean LE DUFF , le 18/04/2005
Il me semble bien au contraire que les partisans du non argumentent texte en main alors que les partisans du oui ne mettent le plus souvent en avant que des idées générales. Excusez-nous, mais le TCE n'est pas pour nous une belle image à regarder! Quand on gratte le strass et le clinquant il ne reste que "les terrifiants pépins de la réalité" aurait dit Jacques Prévert.Posté par R.L. , le 18/04/2005
"L'Europe ne dit pas ce qu'elle fait; elle ne fait pas ce qu'elle dit. Elle dit ce qu'elle ne fait pas; elle fait ce qu'elle ne dit pas. Cette Europe qu'on nous construit, c'est une Europe en trompe l'œil".Bourdieu.
Amis démocrates partisans du Oui, vous ne lisez pas ce qui est écrit dans le T.C.E. mais ce que vous voulez qui y soit, et,plus encore, vous faites totalement abstraction au (dys)fonctionnement réel et absolument anti-démocratique, dans les fait, des instituttions de Bruxelles auquel ce texte non seulement ne changera rien, mais fortifiera au contraire la main mise totale et effrayante (je mesure mes mots) de la Commission sur les autres organes institutionnels, exactement comme on a dénoncé avec juste raison, la dictature des PC dans les Pays de l'Est pendant des décennies.
Je crois que le quiproquo entre les gens de bonne volonté partisans du oui et du non vient de cette réalité inconnue.
Lisez, svp, ces 2 documents et parlons-en ensuite, voulez-vous ?
•http://econon.free.fr/ : 12 économistes dont le fantastique article de lLordon sur l'histoire de la Commission depuis le Traité de Rome...
•Le livre indispensable de R. M. Jennar : "Europe, la trahison des élites". Fayard.
Alors peut-être comprendrons nous mieux le contenu du T.C.E. et la raison de gens non fascites, non soviétiques, non souverainistes, non anti-européen, non anti-non voter pour le Non, contre cette Constition là.
Un pro-Européen convaincu.



