= Réponse aux partisans du NON qui pensent néanmoins que l'avenir c'est l'Europe =
Posté par Alex86 , le 15/04/2005
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Tout d'abord, l'Europe ne sera jamais les Etats-Unis pour de nombreuses raisons assez évidentes (des valeurs différentes, une histoire différente, des mentalités différentes...). Cependant, arrêtons un peu de cracher sur les USA car meme si eux aussi ont leurs problemes et on sait qu'ils sont importants, à bien des égarts les Américains ont des idées intéressantes (comme chez tous les peuples ya du bon et du mauvais), j'en sais qq chose j'y ai vécu.
En ce qui concerne la constitution, un NON serait synonyme de perte de crédibilité pour la France. "Grace" à l'exception française, le processus européen serait stoppé et l'on garderait ces vieux traités qui ont le défaut de ne donner aucun pouvoir politique à l'Europe. A l'argument "l'Europe devra tenir compte du NON français en faisant une nouvelle constitution", je répond que l'Europe n'est pas française mais européenne. On est 25, tous les pays ont leur mot à dire. L'Europe ne sera peut etre pas aussi sociale que les Français le voudraient mais les concessions sont inévitables, sinon on dit simplement NON à l'Europe. Il est temps d'arrêter cette hypocrisie qui consiste à dire "On vote NON à la constitution mais OUI à l'Europe." Aucune constitution européenne ne pourra se faire sans concession. Pensez à l'Angleterre qui trouve cette constitution trop sociale! Comment peut-on faire une constitution qui satisfasse tout le monde? Celle-là, même si elle n'est pas 100% made in France réussit plutot bien à marrier tous les pays, réflechissez-y. Si une meilleur constitution qui en plus satisfait tout le monde existe, qu'on la propose (N.B. la constitution peut toujours être améliorée après ratification même si c'est à l'unanimité).
J'aimerais qu'on m'explique ce que serait la France sans l'euro aujourd'hui et ce que sera la France sans une Europe forte demain... Elle se fera écraser ou absorber ou mettre à la touche (plus probable) par les puissances du monde.
Ensuite, je rappelle juste que cette constitution n'est pas plus libérale que l'Europe actuelle, elle reprend les traités antérieurs en les améliorant, c'est-à-dire en faisant enfin de l'Europe non pas une simple zone d'échange économique, mais une véritable force politique (avec enfin un visage diplomatique) capable de rivaliser avec les USA et les grandes puissances émergentes et de promouvoir plus efficacement ses valeurs dans le monde.
Pour revenir sur le plan économique, qui semble si déterminant dans le vote des Français, je rappelle que si l'on veut garder des acquis sociaux, ils nous faut une économie forte, même si c'est au prix de quelques concessions. Perso, je préfère une économie forte où l'on peut conserver des acquis sociaux importants, meme au prix de la privatisation de certains secteurs (la santé n'est pas concernée!), plutot qu'une économie en perte de vitesse (c'est un euphémisme) où l'on aura de moins en moins d'argent pour maintenir les acquis sociaux. La mondialisation est là, qu'on soit pour ou contre, on ne peut plus faire sans, au risque de s'apauvrir, d'abord économiquement, puis socialement etc. C'est important d'être idéaliste, mais l'on ne nourrit pas les hommes qu'avec de belles pensées, il faut savoir être réaliste et pragmatique à un certain niveau, dans l'intêret de tous.
Si l'on vote NON, on peut toujours courrir avant une nouvelle constitution et l'on perdra, peut etre pas tout de suite je vous l'accorde mais à moyen et long terme (pensons à nos enfants), aussi bien au niveau économique que social. Voilà pourquoi, meme si la démarche n'est pas facile, je vous encourage à croire en l'avenir de cette Europe et à voter OUI.
Les réactions de cet argument
Posté par ZAB , le 15/04/2005
Pouvez-vous me citer précisemment l'article qui stipule que la santé n'est pas concerné par la privatisation ?J'attends votre réponse.
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Posté par jerom , le 15/04/2005
Et l'election unipersonnelle ca vous dit aussi pour la présidentielle ?Alors pour les partisans du oui qui nous content musette.
Le referundum c'est le choix entre Oui et NON et pas Oui et oui. Aors arretez de nous dire que le NOn ce n'est pas possible.
Le traite de Nice est actuellement appliqué a 25, je n'ai pas entendu parlé de blocages actuellement alors que nous somme 25. le pacte de stabilité vient d'etre revu.
Nous sommes un des pays parmi 25 (4%). Si ca ne vous derange pas aussi; nous sommes 60 millions sur 454 millions (13%) (6 pays - pologne et GB compris- représentent 338 millions d'habitants soit 74%).
L'europe n'est pas francaise , la France n'est pas non plus en dehors de l'europe.
Quand a la france sans l'euro, je vous conseille l'abstention. Apres nous avoir dit que l'euro fort ferait l'europe forte. nous voila avec ceux qui ne voient que l'incidence sur les exportations en chute libre avec un euro a 1,28 dollar sans voir l'incidence sur un baril de pétrole a plus de 50 dollars
Alors une france avec son franc serait peut etre une france en energie nucleaire avec une monnaie faible et des exportations fortes (comme la chine avec son yuan sous-evalué).....
donc ne vous frottez pas a ce petit jeu des si....
Autrement on nous parlera de la dimension democratique de cette constitution, on envisagera peut etre de faire ratifier leMEME JOUR.... et pas sur 2 ans en fonction de calendriers nationaux.
L'argument de la France Forte avec une europe Forte fait partie de ces evidences qui résonnent comme des poncifs. Deja en 92, Mitterand nous servait la formule.
Rien n'empeche l'europe de continuer a prendre des directives pour ouvrir les marchés , avec ou sans la constitution.
La convention qui a redige le texte a commencé son processus en 2001 et finalisé son texte en juin 2003. Les etats ont remanié le texte en juin 2004 et signe en ocotbre 2004. TOtal: .3 ans.
De toute facon la constitution proposée ne peut entrer en vigueur effectivement qu'en 2009 (fin de la legislature commencée en juin 2004).
Je vous laisse faire le calcul:2009-2005.
la politique ce n'est pas croire , c'est vouloir pour pouvoir.
Et faut il le rappeler: IMPOSSIBLE N'EST PAS FRANCAIS !!! ISN'T IT ?
alors les incantations a la maniere de "c'est notre derniere chance" cela vaudrait vraiment une mise en retraite meritée pour un paquet de politiciens dont il faut se demander pour certains s'ils ont vraiment lu le texte, tellement ils en parlent mal.
Nous en sommes a 7 semaines du vote. Ce genre de discours de chantage est une honte et merite rien que par son principe de voter NON.
Alors si vous vouler convaincre pour le oui passez par autre chose.
Posté par le béotien , le 16/04/2005
Salut à deuche et Alex86 pour leur pondération.Le texte contient effectivement pas mal de choses acceptables y compris dans la partie III. Si l'on en était resté là, résultat du 29 ne ferait aucun pb. Seulement, il est également évident qu'elles servent de paravent à toutes une serie de dispositions qui suspendent, limitent ou interdisent ces "acquis". Que ces verrous soient le fruit d'âpres négociations estimées incompréssibles aujourd'hui, je n'en disconviens pas, mais de là à me dire qu'elles ne peuvent en aucun cas être modifiées, c'est avouer dans le même temps que ceux qui nous ont placés dans cette situation sont incapables de s'adapter quand il faut. Demain, seront ils aptes à répondre à d'autres chocs. D'un autre coté, puisque le dilème serait ou le TCE ou rebelotte le traité de Nice, je ne comprends toujours pas pourqu'elle raison l'on ne s'est pas borné d'abord à améliorer ce traité avant de prétendre établir un texte fédérateur pour l'Europe entière. Une grande majorité d'européens n'adhére pas à cette course folle en avant,et les systèmes de vote et le calendrier décalé font qu'étant éludée, elle se sente trahie, manipulée, et méprisée. L'éventualité qu'un jour ou l'autre elle puisse réagir ne semble même pas envisageable. Nous construisons sur des sables mouvants. Pourtant, la question actuelle du textile et la lenteur de la réaction conjuguées, pourraient être le signal du divorce entre l' opinion publique et ses mentors. La cristalisation des non aussi. Comme tout a été mis en oeuvre pour qu'il n'y ait pas de "mouton noir" comment faire prendre en compte ce refus et cette perte de confiance de façon ferme et explicite? En fin Alex, n'éxagérez pas en ce qui concerne l'euro.
Posté par Flavien , le 16/04/2005
Voici un commentiare qui me parait intéressant, même s'il me parait bien naïf.Premier point, vous dites que nous sommes 25 et qu'il faut faire des concessions pour que tout le monde soit d'accord, je vous l'accorde. Mais vous dites juste derrière que la constitution sera modifiable : encore faut-il que les 25 soient d'accord. Je suis curieux de connaitre le moyen qui le premettrait, la corruption ?
Deuxième point, un euro fort n'est pas à notre avantage dans le marché actuel, bien au contraire, alors, relativisez, il n'y a pas d'éloges à faire à ce sujet.
Pour finir, vous dites qu'on ne nourrit pas des hommes avec de belles pensées. Les nourrit-on avec une europe forte ? Si oui, comment ?
Posté par olga quintavalle , le 16/04/2005
vos arguments une fois de plus me semblent ne refléter que vos préjugés:"on ne reviendra pas sur la mondialisation"
vous semblez prendre pour acquis que la mondialisation soit capitaliste ultra-libérale
"pensez à la Grande-bretagne"
vous croyez savoir ce que "pense la GB": elle ne pense pas comme un seul homme, loin s'en faut!
ce qui monte en europe ce sont les mouvements sociaux face à des gouvernements qui pensent effectivement comme vous.
vous ne pouvez pas confondre la "pensée des gouvernements en place avec la volonté réelle des peuples: vous faites une confusion lourde de sens entre les "ETATS et les NATIONS que souvent ces états trahissent
"ENFIN MALHERBES VINT"
GRACE AU NON DE GAUCHE, CE QUI SE CONçOIT BIEN S'EXPRIME CLAIREMENT :
la vérité est que le NON de Gauche trouve un large écho populaire dans les peuples européens
quand nous aurons voté NON il y aura renégociation, car c'est comme çà que çà se passe dans les relations entre pays civilisés, surtout quand ils sont unis.
NOUS N'AVONS PAS PEUR DE L'EUROPE !
pourquoi le oui biaise-t-il avec le vrai débat ?
répondre à çà c'est répondre à la question que se posent les ITALIENS face aux supercheries d'un BERLUSCONI , c'est répondre aux colères des salariés britanniques face aux promesses non tenues du "travailliste BLAIR" ...excusez ma colère personnelle face à la cécité d'un CHIRAC qui "ne comprend pas" !
Posté par d'Arthez , le 16/04/2005
ZAB : pouvez-vous me citer l'article qui stipule que la santé doit être privatisée ?jerom : waou ! quelle violence ! N'avez vous donc aucun souvenir de la crise asiatique ? Moi je me souviens que l'Europe s'en était pas trop mal sortie grâce justement à l'Europe ? Le monde a changé depuis Bill Clinton, nous avons donc besoin d'un nouveau traité qui en dépit de ses défauts place plus de démocratie représentative dans l'UE et plus de social.
Mais à l'instant je relis votre réaction et une idée me vient : si je la résume ne donnerait-elle pas quelque chose du genre "la France aux français" ?!
Posté par zab , le 18/04/2005
Pour Arthez,Je ne comprends pas votre réaction, je demande juste quel article car je le cherche et c'est tout. Il n'y a de violence nulle part juste une simple question.
Pour Mirabelle, d'abord vous ne savez effectivement pas si oui ou non j'ai écouté notre Président jeudi, mais de toutes les façons je vérifie systématiquement chaque argument et en ce cas, j'ai besoin de l'article qui dit que la santé n'est pas privatisable. Donc au lieu l'un comme l'autre de m'agresser répondez-moi correctement en me donnant le numéro de l'article.
Je vous en remercie.



