« Favorable à l’organisation européenne, oui, nous le sommes pleinement »
Posté par RR1 , le 11/03/2005
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Il y avait du souffle, c’était le 6 décembre 1978…
Politiquement incorrecte aujourd’hui,
voire « Con » suivant les discussions de salon,
ce discours à lui seul motive un nombre incalculable de rejets .
« 11.61. Jacques Chirac (1978) L’appel de Cochin, 6 décembre
La politique européenne du gouvernement ne peut, en aucun cas, dispenser la France d’une politique étrangère qui lui soit propre. L’Europe ne peut servir à camoufler l’effacement d’une France qui n’aurait plus sur le plan mondial ni autorité, ni idée, ni message, ni visage. Nous récusons une politique étrangère qui cesse de répondre à la vocation d’une grande puissance, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies et investie de ce fait de responsabilités particulières dans l’ordre international.
C’est pourquoi nous disons NON.
Non à la politique de supranationalité
Non à l’asservissement économique
Non à l’effacement international de la France.
Favorables à l’organisation européenne, oui, nous le sommes pleinement. Mais une Europe européenne ou la France conduise son destin de grande nation. Nous disons non à une France vassalisée dans un empire de marchands, non à une France qui démissionne aujourd’hui pour s’effacer demain.
Puisqu’il s’agit de la France, de son indépendance et de son avenir, puisqu’il s’agit de l’Europe, de sa cohésion et de sa volonté, nous ne transigerons pas. [...] Comme toujours, quand il s’agit de l’abaissement de la France, le parti de l’étranger est à l’œuvre avec sa voix paisible et rassurante. Français ne l’écoutez pas. C’est l’engourdissement qui précède la paix de la mort. Mais comme toujours lorsqu’il s’agit de l’honneur de la France, partout des hommes vont se lever pour combattre les partisans du renoncement et les auxiliaires de la décadence. Avec gravité et résolution, je vous appelle dans un grand rassemblement de l’espérance, à un nouveau combat, celui pour la France de toujours dans l’Europe de demain. »
http://www.port.ac.uk/special/france1815to2003/chapter11/documents/filetodownload,18207,en.pdf
Les réactions de cet argument
Posté par Morwen.isa , le 11/03/2005
Merci à vous, il apparait donc clairement que notre valeureux président est passé maître es aporie, même si le raisonnement s'inscrit sur 'quelques' années. En disant tout et son contraire il s'assure ainsi que tout le monde puisse à un moment donner se retrouver en lui. Maître es confusion alors?Et comme vous l'évoquez, pour ceux qui ont encore de la mémoire, il suscite à lui seul un excellent motif de rejet de la cause qu'il porte.
Posté par franco-européen , le 12/03/2005
<Eh oui c'est l'age et le désir d'avoir son nom dans les livres d'histoire .
Mais on n'est pas forcé d'être d'accord NON



