9 associations de femmes françaises disent OUI
Posté par Mirabelle , le 18/04/2005
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AFEM
AFFDU
AFFJ
ADIEF CILAF
CLEF
UFCS
ZONTA CLUB PARIS ETOILE
COMMISSION FEMMES POUR L'EUROPE DU MOUVEMENT EUROPEEN FRANCE
Ces associations féminines se félicitent sur LE FAIT que l'Egalité entre femmes et hommes soit incluses à l'article I-2 de la Constitution qui proclame les VALEURS DE L'UNION. Celà représente une victoire du mouvement des femmes en Europe.
L'Egalité entre femmes et hommes figure en tant qu'expression particulière de l'EGALITE , à côté de la NON DISCRIMINATION et d'autres valeurs européennes fondamentales tels que le PLURALISME , la TOLERANCE, la JUSTICE, et la SOLIDARITE.
Les articles I-58 et I-59 de la Constitution qui définissent les critères d'appartenance à l'Union , renvoient à l'article I-2 tout entier.
Ainsi l'article I-59 prévoit de graves sanctions contre les Etats membres qui ne respectent pas les valeurs ,parmi lesquelles figurent l'EGALITE entre Femmes et Hommes.
Aucun Etat Européen ne peut demander d'être admis à l'Union , s'il ne prouve pas qu'il la respecte effectivement en vertu de l'Article I-58.
Les articles I-58 et I-59 correspondent d'ailleurs aux articles 7 et 49 du Traité sur l'UE actuellement en vigueur.
Ces Associations fémines se félicitent que soit maintenue à l'Article III-116 de la Constitution de l'Union , actuellement imposée par l'article 3, alinéa 2 du Traité sur l'UE d'ELIMINER LES INEGALITES ET DE PROMOUVOIR l'EGALITE ENTRE FEMMES ET HOMMES DANS TOUTES SES ACTIONS .
La Déclaration sur l'Article III-116 annexée à la Constitution , spécifie par ailleurs que l'Union et ses Etats membres doivent COMBATTRE TOUTES LES FORMES DE LA VIOLENCE DOMESTIQUE.
Elles se félicitent de l'incorporation de LA CHARTE DES DROITS FONDAMENTAUX dans la Constitution EN TANT QUE PARTIE DE l'ACQUIS COMMUNAUTAIRE , et rappellent que l'Article 23 de la Charte (article II-86 de la Constitution ) proclame LE DROIT FONDAMENTAL à L'EGALITE REELLE ENTRE FEMMES ET HOMMES.
Elles se félicitent des articles I-47 et I-50 de la Constitution , relatives à la DEMOCRATIE PARTICIPATIVE ET AU DIALOGUE CIVIL.
ELLES ATTIRENT L'ATTENTION DE TOUTES LES PERSONNES Femmes et Hommes qui se trouvent sur le territoire de l'Union sur le fait que:
- L'acquis européen en matière de droits fondamentaux est rès riche.
-Toutes ces personnes bénéficient de droits nombreux et étendus garantis par la Législation européenne, les traités internationaux de protection des droits de la personne que les Etats membres ont ratifiés, et la riche jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'Homme.
- Ils et Elles peuvent et doivent excercer et invoquer ces DROITS à TOUT INSTANT et en demander LEUR RESPECT EFFECTIF.
Les réactions de cet argument
Posté par alexguil , le 18/04/2005
... les partisans du Non, de gauche ou d'extrême-droite, au fond d'eux-mêmes, ne respectent pas tous tellement les femmes. Je n'en vois pas beaucoupau sein du PS qui s'expriment contre le TCE...Si toutes ces associations féminines se sont penchées sur la question et approuvent ce traité, c'est bien parce qu'il marque une réelle avancée en EUROPE dans le domaine de l'égalité femmes-hommes.
Posté par olga , le 18/04/2005
Les femmes sont les victimes désignées de ce projet réactionnaire!non seulement il n'y est nullement question de quelconques droits nouveaux (réclamés par les associations feministes les plus représentatifs et les plus en phase avec le avec le féminisme moderne)
...maisla plupart des droits qui leur sont reconnus dans un grand nombre de pays européens NE LE SONT PAS DANS CE TEXTE !
AMBIGUITé du "droit à la vie" reconnu à toute "personne", sans que la "personne" humaine ne soit par ailleurs définie juridiquement(ART II-62)
UNE FAILLE QUI COMBLE D'AISE, EFFECTIVEMENT, LES OPPOSANTS AU DROIT A L'AVORTEMENT , QUI NE MANQUENT PAS DE L'EXPLOITER comme le montre votre liste d'associations...
c'est une concession inadmissible aux réactionnaires portugais qui répriment sévèrement l'IVG !
idem syur le droit au divorce, nulle part reconnu alors que figure comme une "AVANCEE" le droit de se marier et de "FONDER UNE FAMILLE"...
(ART II-69)
les françaises sont plus vigilantes que vos associations marginales !
LE VIOL , RECONNU COMME UN CRIME EN FRANCE N'A PAS DROIT à celà dans le texte à Giscard, de même, n'y trouve -t-on AUCUNE PLACE POUR LA PARITé !
Le programme économique et social de la "constit-giscard" n'est guère plus réjouissant, avec la "concurrence libre et non faussée érigée en règle ABSOLUE, ou encorele "DROIT DE TRAVAILLER" substitué au droit au travail(ART II-75) qui risque de PENALISER TOUT PARTICULIEREMENT LES FEMMES DEJA PRECARISEES ET SOUS PAYEES
les FEMMES MODERNES NE SONT PAS DUPES: CETTE OFFENSIVE "néo-conservatrice" sent la moisissure , la nuit et le brouillard !
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Posté par jerom , le 18/04/2005
AFEM Association Française pour l'Etude de la MénopauseAFFDU Association Française des Femmes diplômées des Universités
AFFJ Association française des femmes juristes
ADIEF Ass pour le Développement des Initiatives Économiques par les Femmes
CILAF Comité International de Liaison des Associations Féminines
CLEF Coordination française pour le lobby européen des femmes
UFCS Union Féminine Civique et Sociale
ZONTA CLUB PARIS ETOILE
Zonta est un club international de service, interprofessionnel, apolitique et non confessionnel. Il regroupe des femmes et des hommes du monde entier qui exercent des responsabilités dans l'administration ; le commerce, l'industrie, les professions libérales. Ses membres mettent leurs capacités au service d'autrui en conduisant des réflexions et des actions ayant pour but la promotion des femmes dans la vie sociale et culturelle
COMMISSION FEMMES POUR L'EUROPE DU MOUVEMENT EUROPEEN FRANCE
Posté par albarde , le 19/04/2005
INITIATIVE FEMINISTE EUROPEENNE POUR LE NON A LA CONSTITUTIONAppel aux femmes et hommes d'Europe
Sans garantie des droits fondamentaux, il n'y a pas d'avenir pour l'Europe
Le projet de constitution consacre l'orientation patriarcale et néolibérale de la construction européenne ; il entérine la subordination des femmes qui subiront plus encore la pauvreté, le chômage, le temps partiel imposé, la précarité, les retraites minimes ou inexistantes, le renforcement de toutes les inégalités professionnelles.
Les femmes exigent le droit au travail, des emplois sûrs et des salaires équitables .
Le projet de constitution prône la concurrence sans frein et acte le démantèlement des services publics qui vise prioritairement la protection sociale et acte le transfert des responsabilités de l'Etat et des collectivités vers l'espace domestique. Nous avons besoin d'une Europe qui développe l'ensemble des services publics, notamment les services aux personnes, assumés majoritairement par les
femmes.
Les femmes exigent que la protection sociale et sanitaire soit un secteur
prioritaire et que des mesures soient prises pour permettre de concilier vie
familiale et vie professionnelle.
Le projet de constitution prévoit un plan de défense commune en collaboration avec l'OTAN avec pour conséquences le risque que l'Europe intervienne ou soutienne les guerres dans le monde entier. Il enjoint les états membres à contribuer davantage
aux dépenses militaires. Nous avons besoin d'une Europe démilitarisée qui s'attache au réarmement social.
Les femmes exigent une politique européenne de prévention paritaire et qui refuse la guerre comme solution aux conflits internationaux.
Le projet de constitution prépare une Europe forteresse entravant la circulation des personnes, pénalisant, excluant et rejetant les personnes immigrées dans la
clandestinité.
Les femmes exigent une Europe qui garantisse la libre circulation des personnes, reconnaisse la citoyenneté pleine et entière à toute personne vivant sur le territoire de l'UE et ouvre le droit à l'asile politique pour les femmes victimes de violences sexistes.
Le projet de constitution prône le droit au mariage et à fonder une famille, mais passe sous silence - hors les violences domestiques - les violences commises à l'encontre des femmes. Marqué par le refus d 'harmoniser les droits à la contraception , à l'avortement, au divorce sur les législations les plus avancées, il est porteur de régression sociale.
Les femmes exigent la libre disposition de leur corps et le libre choix de leur orientation sexuelle. Elles veulent que les Etats reconnaissent la violence des hommes contre les femmes comme un problème de société et en assument le coût social.
Le projet de constitution prône la reconnaissance de l'héritage religieux européen en privilégiant le dialogue avec les églises. Il contribue à exclure le principe de laïcité du cadre juridique européen .
Les femmes exigent que la laïcité soit inscrite comme un principe de base de la
constitution.
L'intégration, en dernière instance de l'égalité hommes/femmes dans le chapitre des valeurs du projet de constitution ne garantit en rien l'exercice de ce droit puisque
l'unanimité est requise pour adopter les mesures nécessaires « pour combattre toute discrimination fondée sur le sexe, la race ou, l'origine ethnique, la religion ou l'orientation sexuelle ».
Face à la mondialisation libérale , les revendications des femmes sont au cour des luttes.
C'est parce que nous voulons une Europe démocratique et solidaire que nous refusons l'évolution actuelle. Un OUI favoriserait l'essor des populismes, des intégrismes et de l'extrême droite xénophobe tous fondamentalement sexistes.
D'ici à la fin 2005 le projet de constitution adopté par les chefs d'Etat en juin 2004 sera ou ne sera pas ratifié dans l'ensemble des 25 pays de l'Union.
Mobilisons-nous pour créer un puissant mouvement féministe européen de refus de cette constitution et agissons pour construire une autre Europe , une Europe antipatriarcale, une Europe des droits économiques et sociaux, une Europe laïque, pacifique et anti-raciste , une Europe de l'égalité entre les hommes et les femmes.
Initiative du réseau européen Femmes et pouvoir . FSE 2004 . Assemblée européenne des droits des femmes.
Pour signer : ife-efi@noconstitution.org



