Qui se ressemble, s'assemble
Posté par joli-vent , le 16/03/2005
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Pourquoi je pense qu’il faut voter NON au référendum ?
La sagesse populaire dit : « Qui se ressemble, s’assemble. »
Or, on ne peut pas dire que les 25 pays de la communauté européenne se ressemblent, même s’ils ont quelques points communs. Exemples :
- dans le domaine économique, l’euro n’est pas la monnaie unique.
- dans le domaine politique, tous les régimes se disent démocratiques et aucun n’est pareil
- dans le domaine législatif, les lois reposent sur des valeurs bien différentes
- dans le domaine culturel, l’identité européenne est loin d’être affichée par tous
- dans le domaine politique étrangère, l’histoire récente prouve qu’il n’y a pas de consensus.
Donc, au lieu de vouloir tout changer par des lois, il vaut mieux laisser le temps agir pour que chaque pays se rapproche des autres. Ensuite l’unification dans un domaine ne rencontrera pas de problème puisque aucun pays ne se sentira lésé. Ce sera un changement en douceur.
Un NON aujourd’hui n’empêche pas des OUI demain, mais un OUI aujourd’hui ne nous laisse plus le choix de dire NON demain.
Il y a une autre raison : c’est pour apporter mon soutien à Chirac. Suivez mon raisonnement :
Chirac en a marre de l’Europe et de l’arrogance bruxelloise, mais il se sent seul, alors il préférerait que ce soit les Français qui disent NON. Donc, première étape, il s’engage en faveur de la Turquie, ce qui met en colère son peuple et ainsi déclenche un mouvement de méfiance envers l’Europe.
Deuxième étape, comme beaucoup de Français, il s’insurge contre la directive Bolkenstein, l’exemple idéal de l’eurocratie dédaigneuse envers les contestations intérieures.
Si après ça et encore d’autres, les Français veulent encore de l’Europe, … non c’est impossible.
De plus, si le NON l’emporte, il discrédite Sarkozy qui n’a pas réussi dans sa mission, donc un rival de moins pour 2007. Et pour finir, il se présente en sauveur du style « Je vous ai compris ».
Il vire Raffarin et son équipe (tout le monde est content), retourne sa veste face à la Turquie (qui s’en plaindra ?), et peut envisager sereinement sa réélection. Machiavélique, dites-vous ? Oui, car la réalité dépasse souvent la fiction.



