Mais quelle est la vraie question ?

Posté par Xavier , le 16/04/2005
1. Ce n'est pas un argument pour le "oui" mais c'est déjà un constat je crois: une forte majorité de ceux qui s'étaient auto-violés en 2002 pour élire Chirac après ne pas avoir voté Jospin au 1er tour et qui avaient manifesté alors dans la rue telles des vierges effarouchées, vont demain voter "non". En même temps que Chevènement (l'homme qui tua Jospin) et Le Pen (celui qui l'enterra).

2. Ni Chevènement, ni Le Pen, ni Buffet, ni Besancenot, ni Emmanuelli, ni de Villiers n'ont jamais été des défenseurs de l'Europe ... et ceux d'entre-eux qui à gauche pronent une "autre" Europe n'ont jamais reçu des français la moindre reconnaissance d'une crédibilité quelconque.

3. Je laisse à Claude Imbert (pas de gauche lui !) le soin de nous poser une vraie question:

"Le peuple français, dans ses profondeurs, a-t-il jamais aimé, jamais voulu l’Europe, l’Europe vraie, avec ses grands et petits pays, ses riches et ses pauvres ? L’a-t-il désirée autrement qu’en remplaçante hypothétique d’une puissance française évanouie ?" (le Point - 14/4/2005)

4... et je laisse à de Villiers le soin de convaincre les derniers indécis:

"Je suis le porte-parole de tous ces cons qui vont voter non, c’est un honneur pour moi de les représenter" (Marseille - 31/3/2005)

5. Quant à tous les politiques français d'aujourd'hui si le "non" l'emporte, ils seront morts. Les partisans du "oui" car ils auront lamentablement échoué. Ceux du "non" car ils n'ont ni idéal commun ni moyen pour le défendre. C'est peu-être cela que veulent les français: tuer les politiques.

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