LA PRISE DE LA BASTILLE !

Posté par Patrice , le 20-07-2005
Cher 14 juillet (c’était votre fête il y a quelques jours…) j’ai lu souvent vos excellentes contributions, avec plaisir !

Le 14 juillet, justement, je suis allé voir le défilé sur les Champs-Elysées… A la fin j’ai été incarcéré pendant une heure, le temps de laisser passer toutes les 607 des braves gens qui nous dirigent… Et qui se prennent pour des Princes (parfait pour la fête de la prise de la Bastille par le peuple !)

Merci pour votre réponse très argumentée. Vous avez connu, comme moi, le temps où l’on retrouvait du boulot en deux coups de cuiller à pot… Quel bonheur !

Pourquoi n’est-ce plus ainsi ?

Parce que l’État (Chirac, à l’origine, en 1974, en tant que ministre de je ne sais plus quoi !) a instauré des indemnités qui permettent de glander beaucoup trop longtemps, parce que le patronat a un très grand intérêt à raréfier l’emploi, parce que, de toute façon les charges et les contraintes qui pèsent sur les entreprises sont totalement dissuasives…

Il faut être fou, aujourd’hui, pour embaucher lorsqu’on est patron : charges écrasantes et impossibilité de licencier si le salarié ne fait pas l’affaire (si, si, ça arrive) ou si l’activité fléchit !

Un patron (je sais de quoi je parle puisque je suis chef d’entreprise) doit tenter de sauver l’argent qu’il a mis dans sa société, bien souvent ses économies sur des dizaines d’années et parfois son héritage… et celui des actionnaires qui lui ont fait confiance. C’est la moindre des choses, non ?

Une embauche de trop (pour les petites entreprises) ou quelques-unes de trop (pour les grandes) et c’est fini : dépôt de bilan et tout le monde a tout perdu : veaux, vaches, cochons, couvée… Pardon : capital, économies, emploi, salaire…

Il ne faut pas oublier que le salaire net d’un employé, s’il est de 1.000 Euros, coûte 2.400 Euros à l’employeur : Brut 1.200 Euros + charges 1.200 Euros… Hallucinant, incroyable, mais c’est ainsi ! Je me suis exprimé sur ce sujet dans une autre contribution, car il s’agit de la spoliation majeure que nous subissons aujourd’hui…

Le problème c’est le Service Public et le soi-disant “modèle social” français… Ces saloperies nous plombent à un point incroyable : en leur nom (maudit soit-il) on donne d’innombrables avantages à des fonctionnaires qui n’ont d’autre caractéristique que de pouvoir prendre la population en otage tandis que le privé crève tranquillement sous les charges et les impôts nécessaires pour financer ce délire…

Je pense que les retraites des fonctionnaires ne seront jamais payées, et j’en suis bien heureux ! Nous avons déjà 1.100 milliards d’Euros de dette (le revenu annuel de l’État plafonne autour de 250 milliards d’Euros) et la provision pour les retraites du secteur public devraient être, aujourd’hui, de 950 milliards d’Euros. Très drôle, cela représente au total une dette de près de 500.000 Francs pour 30.000.000 de français. Dur, quand il va falloir payer, non ?

Il n’y a qu’un seul social qui vaille : offrir du boulot a ceux qui veulent bossser, les autres n’ont qu’à faire la manche, c’est leur problème : nous ne pouvons pas payer éternellement pour des bras cassés !

Il est inacceptable de laisser les jeunes et les vieux à l’écart : c’est le signe évident d’une société égoïste et tarée… la nôtre, et il faut en sortir !

Quand on va dans le mur il est temps, éventuellement, de tenter de freiner ou de changer de direction… Quand on est dans le mur, ce qui est notre cas, on compte les morts et les blessés et on renonce au dîner auquel on se rendait : la plupart des convives sont dans un tiroir à l’Institut Médico-Légal ou sur un lit d’hôpital, sous perfusion…

Ceux qui font semblant de nous diriger (ils en sont bien incapables) se contentent de sauter de cocktails en plateaux de télévision… Leur incurie nous a conduit dans le mur ! Fausse démocratie qui nous donne le choix entre Chirac et Le Pen, car ce sont ceux qui peuvent se payer une campagne à l’américaine !

Quand allons-nous virer une bonne fois tous ces nuisibles pour reprendre enfin en main le destin de notre pays ?

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