Cette constitution va entrainer l'entrée de la Turquie dans l'UE
Posté par M.Leclerc , le 13/03/2005
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Ce qu’affirment les partisans du Oui :
- Le projet de Constitution ne favorise en rien l’entrée de la Turquie en Europe
- Il y aura de toute façon un référendum sur cette question à l’issue des négociations
Mensonges !
La réalité est la suivante :
- L’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne est actuellement impossible : le traité de Nice en vigueur fixe la liste des 27 pays de l’Union (Les 25 actuels, la Bulgarie et la Roumanie) ainsi que le nombre de leurs représentants au Parlement et à la Commission (http://europa.eu.int/eur-lex/fr/treaties/dat/nice_treaty_fr.pdf).
- Cette entrée devient possible et même certaine avec l’application du projet de Constitution qui ne délimite pas les frontières géographiques de l’Europe. Après la Turquie, ce seront les Pays du Maghreb qui frapperont à la porte.
- Selon le projet de Constitution, le pouvoir de chaque Etat sera réparti en fonction de sa population : si la Turquie devait entrer dans l’Union Européenne, son évolution démographique la placerait de loin devant tout autre état avec 100 millions d’habitants en 2020.
- Le projet de Constitution ne fait pas référence à la laïcité ou à la séparation des églises et de l’Etat (art.I-2) : la Turquie a en effet participé à la rédaction du texte pour en extirper toute référence à l’héritage religieux et culturel de l’Europe, alors qu’elle est elle-même un club musulman à plus de 99% et que les imams sont payés par l’Etat turc. Le premier ministre turc Tayyip Erdogan a déjà signé le texte de la Constitution européenne le 29 octobre 2004 à Rome avec les autres chefs d’Etat.
- La révision constitutionnelle du 1er mars 2005 (http://www.legifrance.gouv.fr NOR : JUSX0400284L) stipule bien (article 88-7) que toute nouvelle adhésion sera soumise à un référendum ; mais une note amoindrit la généralité de cet article et pourrait être utilisée le moment venu pour écarter un tel référendum.
- Qui peut d’ailleurs croire qu’il sera possible aux seuls français de dire non à la Turquie après de longues négociations ? C’est donc dès aujourd’hui qu’il faut lui proposer un simple partenariat privilégié.



