Oui au projet de traité de la constitution Européenne

Posté par Vincent , le 19/04/2005

Mes premières pensées allaient très honnétement vers le non négatif. Et puis comme il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, à y regarder de plus près, pourquoi voter non ?
- Il n'y a pas de social dans la constitution, crient certains ?
y-en avait il avant ? L'europe est au départ la CEE, la communauté économique européenne, il a fallu 50 ans pour acoucher de l'euro, laissons lui le temps du faire du social.
- La Turquie rentrera dans l'union !
A compter tous les kebabs qui sont autour de chez moi, ils sont déjà la, reste à fixer les modalités de leur entrée, et les contrôles d'hygienne ;-)

Voter "Oui" à la Constitution, c'est déjà ça de pris !

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Posté par Frédo , le 19/04/2005

Ok le non vient de gagner.

Donc si je vous comprends bien vous vous présentez le 30 mai devant je ne sais qui pour renégocier une Europe "plus sociale" avec ... Le Pen et De Villiers?
C'est en effet le genre de la maison.

Mais peut être préférez vous expliquer avec Buffet et Besancenot que c'est le Grand Soir.
On va collectiviser l'économie, privatiser toutes les entreprise et intégrer la Corée du Nord dans l'Union. Les 24 autres pays, tellement émerveillés devant tant de sagesse politique chantent halellouia dans le métro et signent des deux mains.

Effectivement, c'est tellement plausible tout cela qu'on se demande comment des gens peuvent voter OUI
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Posté par Perdican , le 19/04/2005

Tout un chacun a un jour trouvé dans sa boîte aux lettres un courrier lui attestant qu'il avait gagné un prix sans contrepartie alors qu'en fait sa réception exigeait une contribution financière. Même chose avec les cartes à gratter informant qu'il suffit de composer un numéro de téléphone magique pour obtenir un cadeau de rêve, mais sans mentionner les coûts exorbitants de la communication. Ce sont ces pratiques commerciales contre lesquelles la commission européenne a décidé de partir en guerre.

Les vingt-cinq Etats membres de l'Union européenne disposent dorénavant, avec la signature hier d'un accord final par leurs ministres, d'une législation interdisant ce type de démarches telles que les ventes forcées ou la publicité mensongère. Réunis à Luxembourg, les ministres de l'UE chargés des questions de compétitivité ont adopté une «position commune» sur ce projet de directive proposé par la Commission en juin 2003 afin d'harmoniser les règles européennes. La publication du texte au Journal officiel est désormais attendue.
La directive doit permettre de lutter contre ce genre de pratique et de protéger les droits des consommateurs, qu'ils effectuent leurs achats dans un magasin local ou sur un site Internet hébergé dans un autre Etat membre. «Les véritables perdants seront les commerçants voyous et les arnaqueurs qui exploitent les différences entre les lois nationales pour tromper les consommateurs», promet la commission.
D'après le texte, les entreprises ne pourront pas par exemple «donner au consommateur l'impression qu'il ne pourra pas quitter les lieux avant qu'un contrat n'ait été conclu». Les commerciaux ne pourront plus revenir chez un particulier si celui-ci leur a expressément demandé de ne plus se présenter chez lui. Ils ne pourront pas davantage exiger le paiement de produits qui n'auraient pas été commandés par le client. Les professionnels ne pourront plus prétendre qu'un produit est «gratuit» si le consommateur doit en réalité payer d'autres frais que ceux qui sont inévitables pour aller chercher l'article ou se le faire livrer.
Lors de l'examen au Parlement, le 24 février dernier, les députés ont ajouté certains amendements, notamment pour mieux définir et protéger les consommateurs vulnérables tels les mineurs.

Le texte ne définit cependant que les pratiques à interdire, ce qui laisse «aux entreprises une certaine latitude pour innover lorsqu'elles mettent au point de nouvelles pratiques commerciales honnêtes», avait estimé la Commission en mettant au point ce texte.
La nouvelle législation devrait être appliquée dans toute l'Union d'ici à 2007. Toutefois, les Etats membres qui auraient une législation déjà plus contraignante pour les entreprises seront autorisés à maintenir leur régime pendant six ans à compter de la transposition de la directive en droit national. Deux pays, le Danemark et la Suède, aux réglementations plus restrictives dans ce domaine, ont toutefois voté contre, estimant que cette législation était insuffisante.

Article extrait du FIGARO (économie
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Posté par Frédo , le 19/04/2005

dites les nonistes, vos futurs interlocuteurs pour le plan B,
Ben ils ont pas l'air au courant:

http://www.liberation.fr/page.php?Article=290732

Faudrai les prévenir, ça pourrai servir le 30 mai des fois que....
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Posté par clauzier , le 19/04/2005

Parmi les partisans du "non", seuls Le Pen, De Villiers et Besancenot sont logiques avec eux-mêmes. Les deux premiers parce que nationaliste et souverainiste,("le jour de gloire est arrivé...l'étendard sanglant élevé..qu'un sang impur abreuve nos sillons.." l'autre parce qu'il est internationaliste "l'internationale sera le genre humain...)avec en toile de fond système planifié et fermeture des frontières (quoique ça devait lui plaire, celles de Schengen sont bien gardées, mais elles sont européennes, évidemment).


Tous les autres (à part certains marginaux tendance Pasqua, Chevènement...)en disant "non" jouent de la flûte pour eux-mêmes et c'est tout.

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Posté par berlan , le 19/04/2005

l'article I-8 indique que "la monnaie de l'UNION est l'EURO.

Quelqu'un bien informé et bien intentionné peut-il nous préciser si les pays qui ne l'ont pas encore adopté (angleterre par exemple) devront s'y soumettre dès que la constitution entre en vigueur?
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Posté par georgette , le 19/04/2005

méditons un instant sur le contenu de l'article 1-2: les valeurs de l'union.
"L'union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d'égalité, de l'Etat de droit, ainsi que de respect des droits de l'Homme, y compris des droits des personnes appartenant à des minorités. Ces valeurs sont communes aux Etats membres dans une société caractérisée par le pluralisme, la non-discrimination, la tolérance, la justice, la solidarité et l'égalité entre les femmes et les hommes".

donc il est clair que Nul commissaire, président, ministre, député élu par les peuples, technocrate de l'Europe, ne pourra ignorer ces mots écrits dans le marbre Européen.
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Posté par fuzzy , le 19/04/2005

Attention je précise que ma vision des choses est très subjective.

Si je vote de toute facon sera pour le OUI MAIS

Je dois dire qu'apres avoir etudie le debat dans son fond, m'être réellement intéressé au texte lui meme et aux arguments des deux parties, je me suis rendu compte que:

1)l'europe a besoin d'une constitution.
2) La conjoncture actuelle est la seule possible ( depuis qu'Aznar a ete deboute )
3) en résumé le NON tuerai la construction europeenne comme le rejet de 54 a tué la CED ( communaute europeenne de defense ) ( pour memoire )

Je vous le dis très sincerement je suis pas du tout d'accord avec le traité constitutionnel dans son fond. Mais il faut voter OUI parce qu'on ne peut pas vraiment faire autrement.
Une Europe sans constitution à 25 c'est sa desorganisation et un serieux et mechant coup d'arret....

Je suis au parti socialiste, militant écologiste... et j'ai des affinités énormes avec la pensée de l'extreme gauche

et je voterai OUI...
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Posté par Nova , le 19/04/2005

Ce Traité continue d’aller dans le sens de la construction d’un espace politique européen, aujourd’hui indispensable à l’échelle planétaire. Il peut apparaître comme une avancée modeste. Et pourtant, il change beaucoup de choses.
Il donne plus de pouvoir de décision au Parlement européen, seule instance européenne élue par tous les citoyens de l’Union. Le Parlement pourra, par exemple, voter sur la Politique Agricole Commune (qui représente la moitié du budget de l’Union) alors qu’il ne peut aujourd’hui que la commenter !
Il donne le droit de pétition aux citoyens européens, s’ils recueillent un million de signatures sur un sujet.
Il inscrit pour la première fois une politique étrangère commune avant tout basée sur la prévention des conflits.
Il intègre des objectifs nouveaux pour la politique sociale et l’environnement.
Le Traité Constitutionnel est un progrès. Il n’y a que des avancées, il n’y a pas de recul par rapport aux textes existants.
Ce texte est une prochaine étape dans la construction européenne et son but sera de tirer vers le haut l’harmonisation sociale et fiscale.
Ils pensent que dire Oui au Traité Constitutionnel européen permettra désormais de construire une Europe idéale.

Voter Oui au Traité Constitutionnel, c’est aussi rejeter l’actuel traité de Nice qui sclérose nos institutions en muselant le Parlement européen. L’ultra-libéralisme se satisfait totalement de l’actuel Traité de Nice... Pas eux !
Si le Traité Constitutionnel est repoussé, il n’y aura pas de Constitution en Europe, pas maintenant. On en restera au grand marché. Ce sera la victoire des libéraux, mais aussi de ceux qui ne veulent pas d’une Europe politique dans le monde.
Dans le même temps, ils pensent qu’au plan national, comme au plan européen, il faut considérer ce nouveau traité comme un outil, au service des Etats et des populations. Ainsi, ne pas se tromper de cible : voter ce Traité et combattre les politiques ultra-libérales actuelles.
.
Alors, il faut dire OUI à ce Traité Constitutionnel européen car, malgré ses oublis, ses défauts, son manque d’ambition sociale, c’est un pas dans la bonne direction.
D’autant qu’il est plus facile à réviser que l’actuel traité de Nice. Le Parti Vert Européen et les députés Verts européens, qui se sont également prononcés en faveur de ce Traité constitutionnel.

Ce Traité continue d’aller dans le sens de la construction d’un espace politique européen, aujourd’hui indispensable à l’échelle planétaire. Il peut apparaître comme une avancée modeste. Et pourtant, il change beaucoup de choses.
Il donne plus de pouvoir de décision au Parlement européen, seule instance européenne élue par tous les citoyens de l’Union. Le Parlement pourra, par exemple, voter sur la Politique Agricole Commune (qui représente la moitié du budget de l’Union) alors qu’il ne peut aujourd’hui que la commenter !
Il donne le droit de pétition aux citoyens européens, s’ils recueillent un million de signatures sur un sujet.
Il inscrit pour la première fois une politique étrangère commune avant tout basée sur la prévention des conflits.
Il intègre des objectifs nouveaux pour la politique sociale et l’environnement.
Le Traité Constitutionnel est un progrès. Il n’y a que des avancées, il n’y a pas de recul par rapport aux textes existants.
Ce texte est une prochaine étape dans la construction européenne et son but sera de tirer vers le haut l’harmonisation sociale et fiscale.
Ils pensent que dire Oui au Traité Constitutionnel européen permettra désormais de construire une Europe idéale.

Voter Oui au Traité Constitutionnel, c’est aussi rejeter l’actuel traité de Nice qui sclérose nos institutions en muselant le Parlement européen. L’ultra-libéralisme se satisfait totalement de l’actuel Traité de Nice... Pas eux !
Si le Traité Constitutionnel est repoussé, il n’y aura pas de Constitution en Europe, pas maintenant. On en restera au grand marché. Ce sera la victoire des libéraux, mais aussi de ceux qui ne veulent pas d’une Europe politique dans le monde.
Dans le même temps, ils pensent qu’au plan national, comme au plan européen, il faut considérer ce nouveau traité comme un outil, au service des Etats et des populations. Ainsi, ne pas se tromper de cible : voter ce Traité et combattre les politiques ultra-libérales actuelles.
.
Alors, il faut dire OUI à ce Traité Constitutionnel européen car, malgré ses oublis, ses défauts, son manque d’ambition sociale, c’est un pas dans la bonne direction.
D’autant qu’il est plus facile à réviser que l’actuel traité de Nice. Le Parti Vert Européen et les députés Verts européens, qui se sont également prononcés en faveur de ce Traité constitutionnel.

Ce Traité continue d’aller dans le sens de la construction d’un espace politique européen, aujourd’hui indispensable à l’échelle planétaire. Il peut apparaître comme une avancée modeste. Et pourtant, il change beaucoup de choses.
Il donne plus de pouvoir de décision au Parlement européen, seule instance européenne élue par tous les citoyens de l’Union. Le Parlement pourra, par exemple, voter sur la Politique Agricole Commune (qui représente la moitié du budget de l’Union) alors qu’il ne peut aujourd’hui que la commenter !
Il donne le droit de pétition aux citoyens européens, s’ils recueillent un million de signatures sur un sujet.
Il inscrit pour la première fois une politique étrangère commune avant tout basée sur la prévention des conflits.
Il intègre des objectifs nouveaux pour la politique sociale et l’environnement.
Le Traité Constitutionnel est un progrès. Il n’y a que des avancées, il n’y a pas de recul par rapport aux textes existants.
Ce texte est une prochaine étape dans la construction européenne et son but sera de tirer vers le haut l’harmonisation sociale et fiscale.
Ils pensent que dire Oui au Traité Constitutionnel européen permettra désormais de construire une Europe idéale.

Voter Oui au Traité Constitutionnel, c’est aussi rejeter l’actuel traité de Nice qui sclérose nos institutions en muselant le Parlement européen. L’ultra-libéralisme se satisfait totalement de l’actuel Traité de Nice... Pas eux !
Si le Traité Constitutionnel est repoussé, il n’y aura pas de Constitution en Europe, pas maintenant. On en restera au grand marché. Ce sera la victoire des libéraux, mais aussi de ceux qui ne veulent pas d’une Europe politique dans le monde.
Dans le même temps, ils pensent qu’au plan national, comme au plan européen, il faut considérer ce nouveau traité comme un outil, au service des Etats et des populations. Ainsi, ne pas se tromper de cible : voter ce Traité et combattre les politiques ultra-libérales actuelles.
.
Alors, il faut dire OUI à ce Traité Constitutionnel européen car, malgré ses oublis, ses défauts, son manque d’ambition sociale, c’est un pas dans la bonne direction.
D’autant qu’il est plus facile à réviser que l’actuel traité de Nice. Le Parti Vert Européen et les députés Verts européens, qui se sont également prononcés en faveur de ce Traité constitutionnel.

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Posté par Alexguil , le 19/04/2005

"Le ministre des affaires étrangères de l'Union (…) veille à la cohérence de l'action extérieure de l'Union. "

Un ministre des Affaires étrangères de l'Union est créé grâce à la Constitution. Il sera à la fois vice-président de la Commission et en relation directe avec les Etats membres. Il développera la confiance et la concertation entre les pays européens, favorisera une meilleure coordination diplomatique, et contribuera à l'émergence d'une véritable politique étrangère commune.

Ce ministre dirigera un service diplomatique européen et il pourra exprimer la voix de l'Union européenne dans le monde, comme au sein du Conseil de sécurité de l'ONU. Ainsi, l'Europe parlera d'une seule voix sur la scène internationale chaque fois que les Etats membres le souhaitent, et pèsera sur la scène internationale comme dans le règlement des conflits (Proche-Orient, Irak, Afrique...).

www.ouisocialiste.net
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Posté par Alexguil , le 19/04/2005

Par Jean-Christophe Cambanélis.

A PROPOS DES SONDAGES

1) Il y a 50 % des Français qui disent vouloir allez voter – et donc, pour l’instant, 50% qui disent ne pas vouloir aller voter ;

2) Sur les 50 % qui disent vouloir aller voter, il y en a 73 % qui disent savoir quoi et

27 % qui ne savent pas. Au total, il y a donc 36,5 % des Français (73 % de 50 %) qui savent ce qu’ils vont voter et 63,5 % qui ne savent pas.

3) Sur ces 36,5 %, le « oui » fait 48 % (ou 17,5 %) et le « non » 52 % (soit 19 % du total)

4) Sur les 48 % du « oui » (ou 17,5 %), 81 % sont certains de leur choix et 19 % peuvent encore changer d’avis. Il y a donc 14,2 % de Français (81 % de 17,5 %) qui sont sûrs de voter « oui».

5) Sur les 52 % de « non » (ou 19 % au total), 68 % sont certains de leur choix et 32 peuvent encore changer d’avis. Il y a donc 12,9 % de Français (68 % de 19 %) qui sont sûrs de voter « non ».

Conclusion :

1) Si la baisse du « oui » est incontestable, elle n’est pas inéluctable.

2) L’écart est infime – et le rapport de force entre le « oui » et le « non » (si l’on s’en

tient à ceux dont le choix est ferme) serait même légèrement favorable au « oui »

3) Le « non » n’est pas cristallisé, par contre ses arguments se sont enkystés

4) Il y a un immense réservoir de Français (73%) à convaincre : soit qu’ils n’aient pas

décidé d’aller voter, soit qu’ils ne savent pas encore quoi, soit qu’ils ne soient pas sûrs de leur choix.

A PROPOS DU « OUI » ET DU « NON »

Il y a un « non » de droite voire d’extrême droite et un « non » de gauche voire d’extrême gauche. Il y a un « oui » de droite et un « oui » de gauche. Si les motivations sont partisanes, le bulletin n’a pas de couleur. La différence entre les deux camps ne se fera pas sur les anathèmes mais sur les thèmes. Par contre avec le «oui », on sait où on va. Avec le « non », on ne peut pas savoir ce qu’on aura. Le « oui » peut être jugé sur pièce. Le « non » est obligatoirement à l’emporte pièce.

A PROPOS DE LA DYNAMIQUE DU « NON »

Nul besoin de chercher dans l’autre camp, les raisons de repousser le « non ». Car la réalité du « non » n’est pas au PS. Laurent Fabius se dit européen, favorable au «non», mais ne fait pas officiellement campagne. Montebourg-Peillon-Hamon se prononcent pour un « non » hyper européen mais ne font pas campagne du tout. Alain Vidalies, porte-parole de Nouveau Monde fait de même. Quant à Henri Emmanuelli, il fait campagne avec ses comités et Jean-Luc Mélenchon le fait se son côté. Les troupes sont donc à l’extérieur du PS. Ce qui ne disqualifie personne mais donne une indication. Ils ont toujours voté « non » à l’Europe, ils partagent des thèses souverainistes-antilibérales ou des orientations internationalistes anti européennes : PCF, Jean-Pierre Chevènement, LCR, LO, et le mouvement Attac… Jean-Luc Mélenchon ou Henri Emmanuelli pensent donner le « la ». Mais c’est la gauche radicale qui impose le « sol ». Dès que le PS sera redevenu lisible, l’électorat socialiste sera placé devant une alternative simple, suivre les uns ou les autres.

A PROPOS DU PARTI SOCIALISTE

Il n’est pas anormal que ceux qui ont été battus au congrès de Dijon ou dans le référendum interne, jouent leur va-tout dans le référendum du pays. Le Parti socialiste s’est doté d’une orientation et d’une conviction. Ceux qui en étaient les adversaires, la contestent. Battus par deux fois, ils renversent l’échiquier. Bien !
Pouvait-il en être autrement. Notre ligne politique et idéologique se heurte à des résistances, mais sont-elles d’importance ? Au Bureau national, trois dirigeants font campagne pour le « non », un au nom d’autres associations, quatre sur 55 membres. Au Conseil national, trente camarades font campagne sur près de 400. Peu de parlementaires, pas de Président de Conseil régional, peu de conseillers régionaux, encore moins de conseillers généraux. Le Parti socialiste n’est ni désemparé, ni désarmé ; il ne s’est pas encore déployé.

A PROPOS D’UNE SCISSION DANS LE PARTI SOCIALISTE

Une implosion idéologique ? Oui, nous la voulions pour imposer le réformisme de gauche. Une explosion politique qui la voudrait ? Et qui aurait les moyens de l’imposer ?

Le PS n’est pas au bord de la scission. La contestation n’a pas les moyens de cette ambition. Et les dissensions du « non », quand les visite-on ? Pourquoi le PCF-LCR-LO-PS-Attac n’osent-ils faire des tréteaux communs ? Au PS, nous sommes un peu divisés « oui » mais nous, nous avons une grosse majorité et sans cette majorité, il n’y aura pas d’alternance à la droite. Chacun le sait, même si d’aucun font mine de ne pas le voir.

Mais croyez-nous au lendemain du scrutin, quel que soit le résultat, ils tendront la main.

A PROPOS DU TON DE LA CAMPAGNE

Evidemment à force de dire que le PS vote pour Chirac, à la fin cela fâche. Et on s’attire quelques retours rugueux. On ne convainc pas avec des arguments d’autorité, ni avec des anathèmes biaisés ; Le « oui » socialiste doit être déterminé, tranquille et sans arrière-pensée. Laissons les rodomontades d’un autre temps : « on règlera nos comptes après le 29 mai » aux minoritaires amères. Notre dynamique est dans la conviction. Le succès est dans la vérité. Présenter nos arguments avec détermination, pointer les mensonges avec discernement.

Voilà qui est amplement suffisant.

A PROPOS DE L’INTERVENTION DE JACQUES CHIRAC

Si Chirac ne parle pas, il a peur. S’il parle, il fait un plébiscite. Et s’il fait une émission, c’est un talk-show. Chirac est président de la République. Il doit s’exprimer, c’est le moins. Pour le reste, nous ne lui demandons rien, puisque nous n’en attendons rien ! La gauche n’a demandé ni à ce qu’il s’exprime, ni à dire comment. Depuis quand la gauche se fait « coach com » de Jacques Chirac ? Nous voudrions dire aux partisans de gauche, porteurs du « non » : Vous ne le saviez pas, mais Jacques Chirac ce n’est pas François Mitterrand ! Et puis au fait ! Qui devrait être ce brave Monsieur Seguin ? En voilà une ambition qui mérite un « nom » !
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Posté par Alexguil , le 19/04/2005

Source : http://www.liberation.fr/page.php?Article=290732

Contre le non, les ténors européens sonnent l'alarme

Menace de crise, recul catastrophique, renégociation illusoire: le président (espagnol) du Parlement, le président autrichien, le chancelier allemand, entre autres, mettent en garde les Français contre un rejet de la Constitution européenne.

Les dirigeants européens ont donné de la voix, mardi, pour mettre en garde les électeurs français contre un rejet de la constitution, le 29 mai prochain. De Bruxelles à Berlin, ils n'y sont pas allés de main morte pour agiter le chiffon rouge contre la tentation montante dans l'opinion française de dire «non» lors du référendum voulu par Jacques Chirac. «Un recul catastrophique» a dit l'un, «une lourde erreur» a prévenu un autre, tandis qu'un troisième annonçait «une grande crise» européenne en cas de victoire du non en France. Et plusieurs hauts responsables politiques ont insisté pour dire qu'une rénégociation du texte n'était qu'un mirage.

En visite à Paris, le président du Parlement européen, Josep Borrell, a averti: «Ni au Parlement, ni à la Commission, ni nulle part à Bruxelles on parle de ce fameux plan B, de cette sorte de fantôme qui a commencé à peupler l'imaginaire collectif français. On dit «oui» ou on dit «non» mais on ne taillera pas sur mesure une partie du traité constitutionnel pour faire plaisir à un pays ou à un autre», a insisté le socialiste espagnol devant ses pairs du PS français. Il a rappelé que le traité constitutionnel avait été adopté par une très forte majorité des députés européens, «pas les affreux technocrates de Bruxelles dont on parle souvent».

A La Haye, le ministre des Affaires étrangères néerlandais, Ben Bot, et son homologue français, Michel Barnier, lui ont fait écho. Les deux hommes ont expliqué qu'il n'y avait pas de solution de rechange pour réformer le fonctionnement de l'UE si la Constitution était rejetée. Les Pays-Bas vont organiser un référendum sur le texte le 1er juin prochain et les rares sondages donnent pour l'instant le oui victorieux. Le chef de la diplomatie française a assuré qu'il n'était «pas nerveux» au vu de la montée des partisans du rejet. «Nous sommes vigilants mais il n'y a pas de fébrilité», a-t-il affirmé.

Le ministre allemand de l'Intérieur, Otto Schily, n'a pas caché son inquiétude. Il espère que la ratification par le Parlement allemand, quelques jours avant le référendum français, aura un effet positif en faveur du «oui» en France. «J'espère fortement qu'on réussira à convaincre la population française qu'elle commettrait une lourde erreur si ce référendum venait à échouer», a-t-il lancé à des journalistes à Berlin. «Ce serait un sévère recul, également pour la politique européenne en matière d'affaires intérieures et de justice», a-t-il ajouté. Selon son porte-parole, le chancelier allemand Gerard Shroeder refuse simplement d'envisager une victoire du non chez le partenaire historique de la construction européenne.

Même son de cloche du côté du président autrichien, le social-démocrate Heinz Fischer. Pour lui, un refus français serait un «recul catastrophique». «Je comprends qu'on veuille renforcer la dimension sociale, mais pas que l'on plonge pour cela l'Europe dans une crise», explique-t-il dans une interview au quotidien «Kurier». Le parlement de Vienne doit ratifier le texte le 12 mai prochain. L'Autriche, qui doit prendre la présidence de l'Union au début 2006, est en pleine poussée d'euro-scepticisme.

Le haut représentant pour la politique extérieure et de sécurité commune de l'Union européenne, Javier Solana, prédit lui aussi «une grande crise» européenne. Mardi, il s'est dit triste et perplexe face à l'évolution hexagonale. «Le sentiment, l'état d'esprit change en France, j'ai vécu l'Europe depuis 14 ans avec toujours le sentiment que la France était au centre de gravité de la construction européennee», a-t-il regretté.
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Posté par maxime60 , le 20/04/2005

La constitution nous permet enfin d'ouvrir les services publics à la concurrence et interdit enfin l'Etat de les financer grâce à la notion juridique de SIEG qui en droit européen ne fait pas la différence entre entreprises publiques et privées...

Certains vont encore crier au loup, mais voyez les choses en face :

- Le fait que des entreprises privées rendent un service public est enfin reconnu... Il était temps, car leur recherche de la rentabilité ne coûte rien à l'Etat et leur permet d'offrir un service de qualité
- Les entreprises publiques vont enfin être privatisées... Cela représente une charge en moins pour l'Etat et donc pour les contribuables
- C'est la fin des statuts spéciaux dans certaines grandes entreprises... Plus de fonctionnaires privilégiés et peu motivés... Surtout offrant un accueil lamentable comme à La Poste
- Enfin, le choix grâce à la "concurrence libre et non faussée" : Choix des meilleurs prix, du meilleur service... Il va y avoir une compétition saine faisant baisser les prix et améliorer les services.

Je préfère tenir le language de la vérité et montrer en quoi ces adaptations sont nécessaires plutôt que de contribuer à cette lamentation générale sur un modèle social qui a échoué et plombe notre compétitivité
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Posté par dimitri , le 20/04/2005

Toute Entreprise fut elle Européenne doit être encadrée par des règles. Les règles actuelles ont démontré leur impuissance, faisons confiance à celles qui nous sont proposées, même si tout n'est pas parfait pour, égoistement, nos interêts personnels.La place dela FRANCE aura une position plus forte dans les votes à venir, faisons confiance à nos représentants futurs. Se détacher de l'Europe en votant non c'est se refermer sur l'hexagone autant dire ne plus exister au yeux des grands poles existants ou futurs qui font de leur mieux pour discréditer aux yeux des non la puissance que l'Europe Unie peut engendrer.
Un modeste electeur qui veut pour l'avenir de ses petits enfants une Europe forte.
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Posté par Philou , le 20/04/2005

En France, chaque jour, 10 000 emplois sont détruits par jour, et 10 000 emplois sont créés. Cela fait partie du fonctionnement normal d'une économie normale. Qu'il y a ait des licenciements économiques, et parmi ceux là des licenciements dues aux délocalisations, ne reprèsente que 6 % des destructions d'emploi. Bref, l'impact de la mondialisation sur le chomage est une goutte d'eau. Notre problème, en France, est de mettre en adéquation les demandes et les offres d'emploi pour réduire la durée du chomage (15 mois en France contre 5 aux Etats Unis). La solution à ce problème sera franco-française. Personne ne nous aidera et personne ne nous en empéchera. La constitution n'a donc rien à voir avec le problème, réel, du chomage en France.
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Posté par MrGirafe , le 20/04/2005

Une constitution ne peut être adoptée qu'à l'unanimité.
Si un plus beau projet arrive dans 10, 20 ou 30 ans, s'il fait de nouveau l'unanimité, alors nous adopterons une nouvelle constitution. Si ce projet ne fait pas l'unanimité, de toute façon, nous ne pourrons pas l'adopter et l'imposer aux autres pays de l'Union.
Tout ceux qui disent non au traité veulent qu'on le renégocie, pas qu'on reste avec celui de Nice qui est pire. Or si on renégocie, on fait l'unanimité, on pourra donc écraser cette constitution.
Pour l'heure, on n'a pas eu mieux (l'Europe ne dégagera pas dans les mois à venir une unanimité socialiste-Marxiste - ni libérale d'ailleurs) alors prenons ce qu'il y a à prendre et fermons déjà plusieurs portes aux autres partis libéraux.
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Posté par Alex , le 20/04/2005

Soit un non à 56%, on aura la répartition suivante:
FN (Le Pen 2002) : 18%
Souverainistes : 8%
UMP+UDF (30% de 35): 10%
Total : 36%
Reste pour la gauche : 20%
Guère plus que le FN!
Excusez du peu! Alors que toute la gauche et les syndicats d'EU (à part la CGT en France) sont pour le oui, peut-on faire changer les choses avec un aussi faible % (PC, LO, LCR, NPS... réunis! et qui ne seront pas d'accord entre eux sur la procédure à suivre!).
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Posté par Bibs , le 20/04/2005

Comme d'habitude, les débats franco français sont tellement à côté de la plaque et démodés qu'on se demande comment un tel anachronisme est possible...

L'Union de l'Europe au niveau politique, militaire, fiscal n'a quasiment pas avancé en 40 ans et on craint encore par ci par là de franchir une étape qui aurait dû l'être il y a plus de 20 ans déjà.

On exprime haut et fort la crainte de "l'ultra libéralisme" ...

Mais de quoi parle -t-on, en fait ???

Ce n'est pas l'ultra libéralisme qui fait peur c'est plutôt précisément la perte des fameux ACQUIS SOCIAUX.

Quand on voit à quoi mène la politique sociale protectrice de la France :

12 milliards de déficit de l'assurance maladie, 10 % de taux de chômage, une faible croissane....

On ne pourra pas continuer à protéger à outrance en perdant de l'argent , jusqu'au jour où la sécurité sociale fera faillite....

Cette constitution apporte un peu plus de réalisme économique tout en protégeant les droits sociaux fondamentaux....

Mais en France, la protection sociale a atteint un tel niveau qu'elle met en danger la compétitivité de notre pays ... Si l'Europe peut nous aider à prendre conscience qu'il faut alléger un peu l'Etat providence tout en gardant un socle social acceptable...

Moi je vote pour...

J'adore cette expression "ultra libéralisme" , les gens ne savent même aps ce que ça signifie...

L'ultra libéralisme , c'est la disparition de l'Etat providence....
On en est loin en ce qui concerne la constitution

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Posté par ORA , le 20/04/2005

Il ne faut pas avoir peur de l'Europe et encore moins de la Constitution.

Aujourd'hui, vous observez que de nombreuses entreprises licencient pour s'installer ailleurs. Les prix sont plus bas dans les autres pays.
De même vous avez peut-être peut que votre entreprise vous licencient pour une main d'oeuvre meilleure marché. Tout cela existe sans la Constitution.

Pour éviter cela, il faut permettre aux autres pays d'atteindre un niveau de vie comme le nôtre, alors il ne sera plus question de délocalisation.

La Constitution Européenne permet de mettre en place des règles de concurrence loyale, elle reprend toutes les régles et les droits essentiels à chacun.

Elle n'est pas ultra libéraliste comme le prétendent certains, elle protège les salariés, les femmes et la concurrence.

Si vous voulez évoluer dans un monde sûr pour vous et pour vos enfants,
VOTEZ OUI!
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Posté par marie , le 20/04/2005

Je suis pour la concurrence.
Bien entendu pas pour tout!
il faut maintenir des services publics : education par exemple, mais sinon comment faire jouer notre savoir faire à l'étranger quand on voit l'immobilisme de certains fonctionnaires ?
CE SONT EUX LES VRAIS PRIVILEGIES !!! leurs avantages sociaux( que je ne suis pas pour supprimer bien entendu) sont énormes et mis à part se mettre en grève , et justement mattre en péril le service public, que font t-ils ???
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