Oui au projet de traité de la constitution Européenne

Posté par Nova , le 19/04/2005

L'Union, c'est d'abord la paix

PAR HAMLAOUI MÉKACHÉRA*
[19 avril 2005]


Qui arrive encore à imaginer qu'il y a à peine plus de soixante ans nous étions en guerre contre l'Italie ? Qui pouvait penser, en assistant aux épreuves de patinage artistique des Jeux olympiques dans la patinoire de Sarajevo que, quelques années plus tard, elle servirait de lieu de stationnement des forces de l'ONU chargées de restaurer la paix dans une ville défigurée par la guerre ?


L'histoire des hommes enseigne que la paix n'est jamais acquise. Notre pays et notre continent en ont fait l'amère expérience au long des deux derniers millénaires. Quoi qu'en pensent nos contemporains, la paix est structurellement une parenthèse entre deux conflits. Alors, tout ce qui la conforte, tout ce qui prémunit notre pays si souvent martyrisé doit être encouragé et approfondi.


Oui, au-delà de cinquante années d'un développement économique et social sans précédent, le principal apport de l'Europe demeure, de mon point de vue, la paix. Une paix inespérée, librement consentie et durable, loin des illusions de Munich ou des arrière-pensées de Versailles.


«Lier les intérêts pour lier les hommes» : l'intuition prophétique de Jean Monnet est bien devenue réalité. Les peuples européens, qui se sont longtemps construits les uns contre les autres, écrivent ensemble leur avenir sans même penser qu'il pourrait en être autrement. Pour l'immense majorité de nos concitoyens, l'Europe relève de l'évidence naturelle. Ceux qui ont de la mémoire et ceux, nombreux, qui ont plus de 60 ans savent que cette évidence vient après des épreuves dramatiques et résulte d'efforts considérables.


Dans les semaines qui viennent, après avoir commencé à Auschwitz en janvier, nous allons commémorer la libération des camps de concentration. Voici juste soixante ans, en effet, les Alliés entraient dans ces camps de la mort. Les cérémonies que nous organiserons en hommage aux martyrs de cette tragédie seront autant d'invitations à la mobilisation de chacun et à la vigilance ; autant d'incitations à la réflexion sur les causes d'une telle catastrophe au coeur de nos vieilles et hautes civilisations. Oubli des enseignements de la Première Guerre mondiale, divisions mortifères, succession d'abandons et de lâchetés, confiance excessive en soi, sont autant de causes qu'il faut conserver en mémoire.


Le souvenir de ces temps pas si lointains éclaire également l'importance des efforts entrepris pour rapprocher, puis pour unir l'Europe. Malgré les obstacles et les réticences, nos peuples ont mis résolument le cap sur la paix et la liberté. Guidés par des hommes d'Etat courageux, ils ont surmonté tous les obstacles. Le peuple français, qui a payé un tel prix à la guerre, s'est mis au premier rang de ce bouleversement radical du cours de l'histoire. De Gaulle, Pompidou, Giscard d'Estaing, Mitterrand, et aujourd'hui le président Chirac, malgré leurs différences de sensibilités et de personnalités, ont résolument conduit la France sur cette voie combinant audace et raison. Tout retour en arrière allierait donc reniement et aventurisme.


La Constitution va permettre de franchir une nouvelle étape. Elle consacre les progrès accomplis. Elle grave dans le marbre les principes du droit et de la démocratie. Elle va permettre d'approfondir notre union en la rendant plus politique et plus efficace.


La perspective d'avancer dans le domaine de la défense et de la diplomatie, d'affirmer une politique extérieure commune, rend un conflit entre nous définitivement impossible. De surcroît, elle renforce notre poids, celui de nos idées et de nos principes, à l'extérieur. Quiconque connaît l'Histoire mesure le progrès proposé aux citoyens de notre continent recru de heurts et de malheurs.

Le 6 juin 2004, à Caen, pour la première fois, le président de la République et le chancelier allemand commémoraient ensemble le débarquement de Normandie. Cette image, si longtemps impensable, a bouleversé les vétérans comme les jeunes. Quel formidable changement ! Quelle espérance pour les peuples en guerre ! Quel espoir pour les générations futures ! Le 29 mai, en mémoire des victimes de nos divisions et dans l'esprit de la cérémonie de Caen, je voterai résolument oui à la Constitution.

* Ministre délégué aux Anciens Combattants.

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Posté par pce38 , le 19/04/2005

Lorsque le non sera passé, qui enverrons nous à Bruxelles au non de la France pour renégocier une nouvelle constitution???

Si ce sont des politiques, il faudra choisir entre LE PEN, DE VILLIERS, BESANCENOT, BUFFET, etc... En gros, ce sera un melting pot de Communistes, fascistes, révolutionnaires de gauche et socialistes apparteid : est ce que la majorité des français se reconnait dans ces gens ? je suis sûr que non!!
Alors, si ce ne sont pas eux qui vont à Bruxelles pour renégocier, qui ira ????

Attention à ne pas voter non, sans prévoir la suite du film, car il faudra qu'il y ait une suite, non ?? Qui va écrire la suite ???

Il ne suffit pas de dire que l'on veux changer, mais il faut surtout dire comment, non??

Qu'en pensez vous??
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Posté par C.S , le 19/04/2005

Si les gens qui estiment que Séguin avait raison lorsqu'il affirmait que le but du Traité de Maastricht était le fédéralisme, alors c'est qu'ils n'ont pas pris le temps de lire le texte de la Constitution européenne!
En effet, le Titre III de la partie I a pour objet de définir les compétences del'Union. Et il n'est en aucun cas question d'un gouvernement européen tout puissant, bien au contraire.
L'article I-11 alinéa 1er affirme que les "principes de SUBSIDIARITE et de proportionnalité régissent des compétences de l'Union".
L'alinéa 3 de ce même article explique la notion de principe de subsidiarité. Il s'applique en-dehors des domaines de compétence exclusive de l'UE seulement dans la mesure où les objectifs d'une action envisagée ne peuvent pas être atteints de manière suffisante par les Etats membres.
Les articles I-13 et I-14 font état, respectivement des compétences exclusives de l'Union et des compétences partagées (c'est à dire que l'Union et les Etats membres sont tous les à même de légiférer). Citons quelques exemples de compétences partagées: marché intérieur, politique sociale, cohésion économique sociale et territoriale, environnement, protection des consommateurs, réseaux transeuropéens...
Je ne pense donc pas qu'il soit judicieux de parler de fédéralisme en devenir. Il s'agit plus d'un argument des réfractaires à l'Europe pour faire peur aux gens susceptibles de les écouter...
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Posté par Alexguil , le 19/04/2005

Moi, j'ai un problème avec la démocratie, surtout quand un choix binaire est proposé.
Dans un second tour présidentiel traditionnel, on a souvent un score du genre 49 / 51. En somme, l'opinion de la moitié d'une population prévaut sur l'autre moitié, à quelques milliers de citoyens près.
D'autant que, si on considère que 40% de la population française est fondamentalement à gauche et que 40% est fondamentalement à droite, la réalité devient que seuls 20% de la population, qui change d'avis entre deux élections, sont maîtres de la situation. Je trouve ça regrettable. Heureusement qu'il ya le parlement, l'assemblée nationale, les villes, départements et régions, etc.
Dans les arguments contre le TCE, j'entends des "unanimité" par ci, "unanimité" par là, etc. Essayez de comprendre une bonne fois pour toutes que les votants ici sont des pays et que dans certains domaines, où l'unanimité est requise, il y a des pays qui ne peuvent se permettre d'accepter une mesure ou une loi européenne qui ne leur seraient pas adaptées.
Quel mal y a-t-il à vouloir dégager un consensus et mettre tout le monde d'accord ? Et si nous vivions une révolution démocratique ? Et si ce modèle nous guidait demain vers des élections présidentielles où pour gagner il faut faire 60 ou 75 % des voix ? L'unanimité étant impossible avec les citoyens, tant certains sont bornés (on le voit ici !) et incompatibles. Ce qui est dommage, soit dit en passant...
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Posté par C.S , le 19/04/2005

Que reprocher à cette fameuse partie III à part de reprendre les principes fondateurs de l'Union comme l'ont fait les précédents traités. Oui elle reprend les principes d'établissement et de fonctionnement du marché intérieur, de libre circulation des personnes et des services, de libre circulation des marchandises, de libre circulation des capitaux, de non restrictions de concurrence... et alors, cela fait déjà quelques années qu'ils sont appliqués. Pourquoi en faire des gorges chaudes maintenant, juste avant le référendum?
Il ne faut pas oublier que si l'ont supprimait cette partie III, l'on supprimerait par la même occasion les politiques sociales, en matières d'emploi, de cohésion économique sociale te territoriale (qui permet aux régions en retard de développement de rattrapper ce retard grâce aux fonds structurels européens), d'environnement, de protection des consommateurs, de recherche et de développement, la liste est longue!
Alors voilà ma question aux farouches opposants de la partie III (L.Fabius et ses partisans...): doit-on se privée d'une partie de la Constitution qui affirme tant de principes fondamentaux pour nous citoyens européens?
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Posté par alexguil , le 19/04/2005

C'est un mensonge : le traité constitutionnel apporte justement sur ce point des changements positifs. Les socialistes se sont prononcés pour une évolution de la BCE. Ils ont prôné l'émergence d'un gouvernement économique qui puisse équilibrer ses décisions. Le traité constitutionnel crée ce gouvernement économique.

Désormais, les pays membres de la zone euro pourront adopter à la majorité qualifiée des mesures visant à élaborer des orientations de politique économique (art III 194). De même, ils décideront seuls des orientations de l'Eurogroupe (art III 197), pourront adopter des positions communes à la veille des réunions financières internationales et décider d'une représentation unique de l'Eurogroupe au sein des institutions et conférences financières internationales (art III 196). Il y aura également un président stable de l'Eurogroupe, élu pour un mandat de deux ans et demi.

Si le « Non » l'emporte, la Banque centrale restera indépendante. L'Eurogroupe ne sera pas reconnu. Aucun gouvernement économique ne sera possible. Les treize pays qui ne sont pas de la zone Euro disposeront d'un droit de veto sur la politique économique des douze pays qui en sont membres !

www.ouisocialiste.net
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Posté par 931af , le 19/04/2005

AVENIR comme depuis 45 sans guerre . mais dur de voir que depuis les 55 cela devient dur de tous payer
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Posté par Maxime60 , le 19/04/2005

Je ne comprends pas les prises de positions pour le OUI et le NON qui se font une compétition pour la plus marxiste... Les deux tournent à une argumentation anti libéralisme...

CESSONS CETTE HYPOCRISIE !!!

Je défends le TCE car il protège l'économie européenne... C'est enfin l'oppotunité pour nous moderniser et surtout nous adapter !!! Ceci sans aller contre les libertés fondamentales

- OUI, le TCE nous permet de moderniser les services publics... IL parle de SIEG qui du point de vue du doit européen peuvent être exercés par des firmes privées... Cela signifie ENFIN, la fin du monopole de La Poste, d'EDF-GDF...
- OUI, le TCE met en avant une "concurrence libre et non faussée"... C'est quoi ? La garantie d'un service de qualité car la concurrence incite au meilleur service
- OUI, le TCE ouvre nos barrières à la concurrence internationale... Mais qu'est-ce que cela veut dire : Nos entreprises vont enfin avoir un larché de 450 millions de clients... Certes avec des concurrents, mais en baissant nos charges et en diminuant certains privilèges, nous nous adapterons et remporterons cette compétition

Le TCE nous permet d'être plus compététitifs et nous permet de rompre avec l'archaÏsme d'un système encore trop influencé par le marxisme...

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Posté par alexguil , le 19/04/2005

Ma première réaction quand je vois les camarades socialistes s'égailler
dans toutes les directions, c'est de me demander : « Pourquoi a-t-on fait
un référendum interne ? ». Vous m'avez compris, je n'insiste pas.

Au cours de cette campagne au sein du parti, que j'ai trouvée, pour ma
part, digne et d'un niveau élevé, j'ai souvent souligné que cette
consultation avait pour objet de savoir si nous acceptions de continuer la
lutte pour l'Europe que l'on désire, en acceptant le traité
constitutionnel. Et puis d'ajouter qu'en ce qui concerne le bilan de
l'action des socialistes depuis une trentaine d'années, les membres du
parti auraient, bien entendu, la possibilité d'en débattre à propos du
projet pour 2007 car c'est en 2007 que les Français auront à décider de
qui gouvernera la France pour les années suivantes.

C'est la même distinction que j'ai toujours à l'esprit quand je
rencontre, dans la rue ou dans les réunions, des compatriotes qui me
disent leur insatisfaction et leur mécontentement devant la politique
menée par la droite en France, et je leur dit que ce n'est pas en votant
NON le 29 mai qu'ils infléchiront, en quoi que ce soit, les affaires
internes de la France.

En d'autres termes, si le NON l'emporte, « Chirac restera, la France
trinquera ».

Je sais combien il est difficile de tenir ce raisonnement face à nos
compatriotes les plus défavorisés comme, par exemple, et la liste n'est
pas close, les titulaires du minimum vieillesse, du RMI, ceux qui ont un
emploi précaire ou qui n'ont pas d'emploi du tout, les familles mono
parentales... Mais, encore une fois, c'est en 2007 que nous pourrons
infléchir le cours des événements et agir en faveur des plus défavorisés.

Car, je ne le répéterai jamais assez, ce que les Français doivent faire
par eux-mêmes, l'Europe ne le fera pas pour eux. Elle peut apporter une
valeur ajoutée mais elle ne peut nous dispenser d'un effort national, là
où les compétences sont nationales pour stimuler la croissance, la
création d'emplois, l'égalité des chances en matière d'éducation,
l'action en faveur des plus défavorisés...

Avec le traité constitutionnel, il y a deux améliorations importantes dont
nous devons tenir compte.

D'une part, la charte des droits fondamentaux qui sera un instrument pour
nos luttes, pour la mise en oeuvre de nos valeurs et pour le progrès
social. D'autre part, une organisation plus claire, plus efficace et plus
démocratique des pouvoirs.

Tel est le cadre dans lequel nous avons intérêt à agir tout en nous
rappelant que la vie est un combat.

Jacques DELORS - Président du Comité de soutien pour le OUI
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Posté par alexguil , le 19/04/2005

Le Non du 29 mai n'est pas un Non au gouvernement CRS (Chirac - Sarkozy - Raffarin) mais un Non à la construction européenne. C'est une chose dont il faut que vous soyez persuadés, parce que c'est la vérité. Le Non au gouvernement CRS, c'est en 2007 que ça va se jouer.
Mais imaginons quand même que Chirac démissionne à la suite d'une victoire du Non et que des élections présidentielles anticipées soient organisées. Qui sera élu, à votre avis ?
Un candidat PS d'un Non gagné avec les voix du FN et de De Villiers ? Un candidat PS du Oui affaibli par la crise ? Ou un Sarkozy frais comme un gardon ?
Personnellement, je pencherais pour la dernière hypothèse.
Je crains fort que le Non que vous proclamez à gauche n'obtienne pas les résultats de changement de politique interieure escomptés !
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Posté par lagache , le 19/04/2005

Conséquences du vote non:
Le traité de Nice continuera à s'appliquer ce qui signifie que toutes les avancées de la constitution (meilleure organisation, plus de pouvoir pour le parlement élu par les peuples, pourcentage de voix au sein du conseil des ministres supérieur pour la France, présidence plus stable, charte des droits fondamentaux devient loi etc...) alors que tous les articles de la partie III tant décriés par les partisans du non seront maintenus.
Une renégociation me semble un voeu pieux.
Avec qui les pays européens négocieront-ils? Avec Le Pen ou de Villiers qui refusent l'Europe ou avec les fabusiens et les communistes qui veulent une europe plus sociale sinon révolutionnaire comme Besancenot?
Qui peut espérer que les anglais, les pays nordiques
ou la plupart des pays de l'est recherchent la mise en place un système économique à la française dont l'inefficacité est évident?
La constitution est loin d'être parfaite. C'est un compromis accepté par la totalité des partis de gauche (sauf extrémistes) en europe et la totalité des syndicats (sauf en France).


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Posté par alexguil , le 19/04/2005

Ne vous retournez surtout pas en lisant ce message ! Il y a un croque-mitaine derrière vous !

Je vois beaucoup d'arguments du Non se développer sur un rejet de la classe politique française et européenne, presque de la société en général, crier au scandale et à la conspiration ! Moi qui suis un simple citoyen de base, qu'aurais-je à gagner d'une victoire du Oui si ce n'est ne pas vivre dans une France en crise européenne ? Qu'ont a gagner personnellement les hommes politiques dans la victoire du Oui ? Une victoire de leurs convictions altruistes, à la rigueur. Mais pas plus que les autres, partisan du Non, ils y trouveraient un confort personnel ou une cagnotte cachée !! Si vous trouvez que c'est une vie confortable de faire le tour de la France des meetings, d'avoir ses enfants à Paris, sa femme à 600 kilomètres et ses journées chargées à bloc, alors vous n'avez pas compris grand chose à la politique !
Arrêtez d'être paranos et de croire aux histoires de grands méchants loups !
Il n'y a aucun doute, nous sommes pollués par le manichéisme américain qui veut qu'il y ait forcément des gentils et forcément des méchants !
Les méchants c'est les politiques, et les gentils c'est le pov' ti peuple (dont je fais partie) à qui quon pique tous ses sous pour le protéger, lui et ses libertés, 24h sur 24, 7 jours sur 7 et 365 jours par an ! Arrêtons s'il vous plaît !
Vous ne voulez plus des politiques et de la société ? OK, alors allez fabriquer vous-même vos vêtements, cultiver votre repas dans votre jardin ou sur votre balcon, devenez prof, médecin et juriste pour éduquer, soigner et protéger vos enfants, etc.
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Posté par julien , le 19/04/2005

Si je puis me permettre une pensée qui ne plaira pas à beaucoup de gens: le débat est certe intéréssant mais trés compliqué: Il faut être trés motivé pour lire l'ensemble du texte, trés calé en droit pour le comprendre objectivement, trés fort en économie pour prédire s'il sera bon ou mauvais sur le plan de l'emploi et de la croissance, excellent en politique pour savoir si la France s'en trouvera affaiblie ou plus forte, et un fin philosophe pour dire s'il va dans le sens de la démocratie et de la liberté ou non. Nous pouvons néanmoins tous avoir une opinion personnelle bien entendu. D'ailleurs c'est ce qu'on nous demande, voter pour ou contre. Mais je crois que même en s'y interessant de près il ne faut pas négliger l'avis de gens qui s'y connaissent mieux que nous et qui ont réellement étudié le dossier. Je parle des partis politiques europpéens, des syndicats européens, des journalistes européens. Certains appeleront tout ce petit monde "nomenklatura" ou "intelligencia", je préfére en rester à "personnes compétentes". Je vous laisse regarder par vous même si ces personnes sont pour ou contre la constitution.

Maintenant au delà de ces considérations si l'on me demande de m'exprimer sur des choses simples telles que le choix entre vivre entre français ou entre européens je choisi l'europe. Entre la retrait sur nos propres intérêts et le partage je choisi le partage. Les polonais n'ont pas choisi de naitre dans un pays ruiné par la guerre. Comment peut-on leur fermer la porte au nom d'une politique allant contre l'ultra-liberalisme? Je préfére améliorer les conditions de vie des européens de l'Est plutôt que de sauvegarder les intérêts du service publique français. En outre depuis l'ouverture des frontière on ne peut pas dire que nos emplois aient été volés par des hordes de portugais affamés.

Certains disent être pour l'Europe mais "pas pour cette europe". S'ils sont pour une Europe calquée sur le systême français elle n'existera pas. S'ils sont pour l'Europe de la LCR qui sous couvert de proteger les salariés instaure la dictature je n'en veux pas non plus. La constitution est un comprimis élaboré entre Européens. Elle ne sera probablement jamais telle que nous pourrons la rever mais elle constitue tout de même une avancée porteuse d'espoir.

Bref je voterai oui.
Vous pourrez me qualifier de mouton, c'est votre opinion. Vous pourrez dire que ces arguments ne font pas référence au texte, relisez pourquoi je ne fais pas référence au texte. Vous pourrez dire que ce ne sont que des considérations générales, vous aurez raison mais c'est sur des idées générales que je me permet de débattre pas sur des points que je connais mal (et peut-être les connaissez vous mal aussi, sisi).
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Posté par Pascal , le 19/04/2005

Prière de comparer: l'Article II-70: Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion. Ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites.
et l'Article 18 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de l'ONU de 1948:
Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction, seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.
Opposons nous aux Non xénophobes et racistes qui se réveillent.
Manifester sa religion en public signifie le droit d'avoir des églises, temples, mosquées etc..
La laïcité signifie l'acceptation des religions si elles n'interfèrent pas avec la vie politique. La loi sur les signes religieux à l'ECOLE est maintenue, il ne faut pas confondre les églises et les rues ou les signes religieux sont permis, et l'ECOLE qui est un établissement public SCOLAIRE de la responsabilité de la REPUBLIQUE, qui utilise l'argent des Français et veut apprendre à plusieurs communautés à vivre en commun sans communautarisme donc sans signes extérieurs religieux. Je vote OUI à une Constitution qui reprend les Droits de l'Homme dont l'origine est FRANCAISE "1789".
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Posté par brazza , le 19/04/2005

Mes enfants ont fait le choix de faire leurs études en Europe grâce à ERASMUS : Irlande, Ecosse, Allemagne.
Elles sont devenues bilingues et ma dernière fille avant même d'avoir fini son diplôme de marketing et commerce international pour fin MAI 2005, A DEJA EN POCHE SON CONTRAT DE TRAVAIL EN ALLEMAGNE : salaire de base brut : 3000 Euros.
Alors, OUVREZ LES YEUX partisans du NON, et arrêtons ce nombrilisme franco-français et adaptons-nous.
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Posté par miton , le 19/04/2005

Il ne s'agit pas de savoir quelle est la couleur du gouvernement en France, mais plutôt penser à l'avancé grâce à la France de cette nouvelle constitution.. il ne s'agit pas d'un homme Chirac ou pas Chirac (on s'en moque, du il le faudrait car demain ou après-demain Chirac ne sera plus là et un autre fera que ce qu'il pourra en fonction du Oui ou du Non à cette Convention)mais de ce que l'on veut pour faire avancé les questions importantes pour notre avenir (français) et celui de l'Europe qui modifiera ou permettra des avancés sociales et autres pour tous les européens.
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Posté par alain giraud , le 19/04/2005

je ne suis pas un politicien( à chacun son metier) nous avons voté nos representants...
pour UNE fois que la majorité de nos politiques
(droite et gauche)sont
D'ACCORD pour le OUI !!!pourquoi voter non ?????
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Posté par noirode , le 19/04/2005

1- lutter contre le terrorisme de manière efficace
2- Luter contre les épidémies mondiales
3- faire de l'europe une grande nation capable de contrer les autres grandes puissances (Etats-Unis, Chine)
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Posté par NOUNOURS , le 19/04/2005

Il ne s'agit pas ici d'anticiper une quelconque élection française mais bien au contraire donner aux hommes politiques de gauche de droite du centre une base structurelle de moyens légaux pour représenter au niveau mondial la volonté de l'europe vis-à-vis de l'ensemble du monde que ce soit pour des aides au tiers-monde ou encore se défendre contre d'éventuelles revendications de pays vindicatifs tant sur le point économique qu'éventuellement sur un plan "guerrier".
Il est temps que l'europe retrousse les manches pour effectuer le travail si nécessaire à la bonne santé de l'europe. Nous ne pouvons rester dans un état d'esprit où l'on est systématiquement contre tout et où l'on envie ceux qui ne font pas parler d'eux mais qui eux travaillent sans avoir pour autant des assistances permanentes et.J'attire l'attention sur le fait que M DEVILLER hier soir sur une chaîne télévisée a agit comme les petits roquets qui n'aboient que parce qu'ils ne connaissent pas la réalité de ce qui apparaît en face d'eux. Son attitude n'a été pour moi que lamentable et cette personne ne doit pas savoir ce que c'est qu'un débat contradictoire.
Il nous cite le problème de certaines taxations d'exportations européennes énormes (+ de 8O%) par rapport à certaines taxations françaises limitées à 6 ou 8%
Ce qu'il n'a pas compris c'est qu'actuellement sur le territoire européen aucune mesure ne peut être prise en l'état actuel avec le traité de Nice.
Si le oui l'emporte nous pourrions demander par le biais de nos hommes politiques à ce que le même style de décisions puissent être prises
Enfin la constitution européenne ne remet pas en cause les acquis de chacun des états membres au travers de chacune des constitution de chaque nation.
Je demande à ce que chacun d'entre nous puisse réfléchir à l'histoire et notamment au moment ou Charles DE GAULLE a remanié de façon incroyable la république en modifiant les textes constitutionnels et qui ont permit malgré tout d'avoir une cinquième république dont nous dépendons depuis maintenant 47 ans. Chapeau Mr DE GAULLE.
Nous nous retrouvons aujourd'hui vis-à-vis de l'europe un peu dans cette situation.
La cinquième république a changé et la constitution française a évolué.
Ne nous laissons pas sans constitution européenne ce serait le pire des maux et si elle n'est pas comme tout à fait vous le souhaiteriez nous aurons tout loisir au fur et à mesure de l'avancement de l'europe d'adopter les mesures de rectification qui s'avèreraient nécessaires à un moment ou à un autre si le besoin d'en faisait sentir.
Bon courage à tous et ne tombons pas dans la chienlit.
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Posté par josette , le 19/04/2005

L'Europe ne peux pas se faire en un jour ,il faut donc continuer, à faire avancer ,les idées européennes , pour lutter contre les autres grands blocs, .Nous n'avons pas le choix. La France ne peux pas se permettre de rester en arrière , nous perdrons toute crédibilité , vis à vis des autres partenaires . Et arrêtons de discuter sur des valeurs Franco-Française .Elargissons un peu notre vue du monde et essayons de voir plus loin que "notre bout de nez"
Arrêtons de mélanger la politique du gouvernement , les rancoeurs ,le Président n'est âs en cause. Les Français ne savent pas se servir des référendums dommage!!!
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