Non au projet de traité de la constitution Européenne

Posté par shaozu , le 19/03/2005

Concurrence, concurrence, concurrence !

Ca me parait quand même bizarre qu'après avoir découvert ensemble que la coopération (plus ou moins bonne, d'ailleurs, mais enfin !) vaut mieux que la guerre, on nous serine que la concurrence va tous nous sauver !

La concurrence, c'est la guerre économique. Comme toute guerre, elle fera des victimes. Comme dans toutes les guerres, ce sera toujours les mêmes !

La constitution ne prévoit que la coopération des arbitres pour cette guerre. Pour le reste, en avant dans la grande bataille économique... Et tant pis si les ouvriers tombent comme sont tombés avant eux les fantassins... C'est "tombé pour l'europe", le nouveau titre de gloire.
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Posté par leabu , le 19/03/2005

cette constitution est au contraire anti démocratique. Il n'est quéstion que de concurence, de capitaux... Il n'y apas de véritable politique sociale. et vive la délocalisation!!!!. Si vous dites oui, ce sera le début d'une grande crise dans laquelle nous serons prisoniers de notre choix.
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Posté par shaozu , le 19/03/2005

La rédaction d'une constitution doit être l'affaire des réprésentants élus de la population, et certainement pas l'oeuvre conjointe d'un comité de bureaucrates et de lobbyistes pour les grands groupes d'affaires.

Si on fait le tour des sites web de ces lobbys (qui ne se cachent pas, loin de là) on retrouvera sans peine des pans entiers de leurs "recommandations" dans le texte de la "constitution". Ce n'est pas un secret : ils en sont contents. Il y a de quoi.

Sans même vouloir regarder le contenu, ceci suffit à rendre cette constitution caducque : OUI, "la façon" compte.

Et dire "non" à la contistution, ce n'est pas dire "non" à l'europe ! Ce n'est pas dire "non" à toutes les constitutions, c'est dire "non" à celle-là.

Note : pour les souveraino-nationalo-royalo et autres : une fois l'europe des 35 faite, je proposerais qu'on vous envoie tous au groenland :) car effectivement, s'il y a bien un danger pour l'europe, c'est celui-là ! Les sarkozistes qui disent "la france doit être la première dans l'europe" - la première pourquoi ? pour marcher sur les autres ? parce que les francais sont la race superieure ? quelles conneries ! Si on a la paix depuis 60 ans, c'est sans doute en renonçant à des idées dans ce genre qu'on peut y arriver.
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Posté par Chica-No , le 19/03/2005

Suite au sondage donnant le NON majoritaire, j'ai entendu un partisan du OUI (je n'ai pas retenu son nom, malheureusement) dire : "Les partisans du NON se prononcent avant même de savoir pour quoi ils vont voter." !!
Cela voudrait dire que les partisans du OUI sont plus informés ???
Le ridicule de ce genre de déclaration peut faire rire ou pleurer, mais il n'engage pas à changer d'avis !
Alors, pour moi, c'est toujours NON !!!!

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Posté par jerom , le 19/03/2005

Voila quelques mois que CSA, Louis Harris, IFOP, SOFRES, IPSOS font des sondages d'opinion sur les intentions de vote au referendum.


Depuis des semaines les sondages sont réalisés au telephone sur des echantillons de moins de 1000 personnes.

Cette semaine le sondage CSA sort le non majoritaire à 51% des intentions de vote exprimés entre le Oui et le Non.

Donc cette semaine c'etait comme les autres semaine et voila ce qu'il faut lire aujourd'hui dans le PARISIEN .

"REFERENDUM. Une lettre de la commission des sondages



APRÈS publication du sondage de l'institut CSA (nos éditions d'hier) , Jean-Michel Galabert, dans une lettre en date du 18 mars, nous demande de préciser, au NOM DE LA COMMISSION DES SONDAGES qu'il préside, que si la réalisation du sondage n'appelle « aucune critique », « l'écart entre le oui et le non ne revêt pas, en revanche, un caractère statistiquement significatif, compte tenu de la marge d'incertitude qui résulte de la taille réduite du sous-échantillon à partir duquel cet écart est établi ».


Mauvais Joueur le camp des chanteurs de Cantate du OUI ?

Si ca n'en a pas l'air ca en a la chanson.


Des semaines que radio tele passent leur titre sur les sondages 60/40 en omettant de préciser clairement qu'il y a vait de 60 à 54% d'abstention parmi les 1000 personnes sondées.

Alors que cette semaine Beatrice Shonberg a su faire un joli tableau pour dire que 53 % des sondés étaient abstentionnistes (ou blanc ou nul).

Elle avait raison de le faire. Elle aurait ete inspirée et loyale de le faire systématiquement et avec autant de ferveur quand le Oui était a 60%

Et les instituts de sondage ne sont pas en cause car pour la plupart il y a meme un avertissement d'entrée de jeu comme pour IPSOS sur le sondage du 10 mars dernier.

il etait inscrit en fin de commentaire sur la methode:
"Les résultats de l’intention de vote ne constituent pas un élément de prévision du
résultat électoral. Ils donnent une indication significative de l’état du rapport de
forces actuel entre le oui et le non à l’échelle nationale. Ils sont calculés sur la
base des personnes se déclarant certaines d’aller voter, soit 59% de l’échantillon."

Le sondage a cette date était dans les médias de 60% pour le Oui et 40% pour le Non (qui portait donc sur 41% des personnes sondés).

Aujourd'hui avec ce mot dans le Parisien, c'est le ridicule pour la commission des Sondages et le scandale pour le Parisien qui pouvait publier ou ne pas publier.


MORALITE: ce sont les aguments sur le fond qui compte.

Partisans du Oui , on vous ecoute.
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Posté par Lama , le 19/03/2005

Pour l'instant, l'Europe met en sommeil la directive Bolkestein afin que le oui l'emporte.
Mais après les élections et si le oui l'emporte elle sera de nouveau sur la place. Les conséquences sont importantes car une entreprise venant d'un pays Européen où les conditions sociales sont pire que les nôtre , sera forcément plus performante. D'où nous serons obligés de se mettre au même niveau pour récupérer des marchés, au détriment encore des salariés .
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Posté par asterix , le 19/03/2005

Le Président Chirac a déclaré qu'en cas de victoire du NON, "la France se retrouverait isolée en Europe".

Monsieur Chirac, détrompez-vous, les raisons majeures pour lesquelles vos concitoyens s'apprêtent à dire NON à la Constitution sont partagées par la majorité des peuples des Etats de l'Europe historique, tous les sondages l'attestent, à savoir le REJET profond et total de l'ultra-libéralisme dominant, dévastateur pour l'emploi et la cohésion sociale.

Heureusement, les Français auront la possibilité de faire ce choix démocratique dans les urnes (merci Monsieur le Président !), alors que dans les autres Etats fondateurs, seul les Hollandais pourront voter sur la Constitution.
Ce déni de démocratie démontre le mépris et l'arrogance des élites au pouvoir à l'égard de leur population respective.

Si le NON de résistance triomphe le 29 mai prochain, il déclenchera une immense espérance non seulement en France, mais aussi dans l'Europe entière. La volonté populaire exprimée dans les urnes rendra enfin possible les conditions pour l'élaboration de l'Europe sociale, que l'on nous promet depuis tant d'années !
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Posté par Bataille , le 19/03/2005

Bonjour

Le constat est simple : à 25 nous sommes un groupe de pays complètement hétérogène, avec des couts horaires, des légilstations, des politiques fiscales et sociales totalement différentes. Pour nous, français, aucun intérêt ; en plus avec un euro très fort comme maintenant, nos emplois filent a vitesse grand V vers les pays à bas coûts, ceux la meme qui font partie maintenant de "l'Europe" et qui vont nous vider de l'intérieur.
Donc je dis Non à cette constitution parce que je vais plus loin, je dis non à l'Europe à 25, pour moi les seuls pays qui doivent se regrouper sont l'Allemagne, l'Italie, la France et peut être l'Espagne. Les anglais sont insupportables et le reste des pays c'est soit le moyen age, soit la foire d'empoigne corruption à la clef. Bref, un ramassis de galeux qui viennent nous aspirer nos emplois, nos usines et notre savoir faire industriel.
Il serait plus sensé de leur fixer des objectifs de mise à niveau social et fiscal avant de les intégrer dans l'Europe.
Je prédis pour ma part un rejet total de l'Europe des bureaucrates dans les mois à venir.
Savez vous que plus de 16% du budget de la France est consacré à l'Europe ??
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Posté par jerom , le 19/03/2005

Certains partisans du Oui , nous présentent l'octroi de nouveaux droits aux parlements nationaux comme une avancée principale.

De quoi parle-ton:
1- les parlements ont officiellement le droit a la communication des documents dont les instances européennes débattent.

Sur la forme : très bien.
Sur le fond: c'est risible. Pourquoi de puis 25 ans, les députés s'informaient comment ? Surtout aujourd'hui avec internet ou les institutions européennes mettent en ligne leur document.

Et de quoi sont fait les institutions européennes : de représentant des partis nationaux. Et un deputés européens ne communique rien a ces collègues nationaux pendant son mandat ? Il est dans sa tout a Bruxelles ou Strasbourg ?.....

donc c'est un progres , necessaire dans le principe , cela officialise les choses. Dans la pratique cela n'apporte pas plus de flux d'information qu'avant.

2- Les parlements nationaux peuvent, dans le cadre d'un vote au 1/3 des 2 voix attribuée a chaque parlement national des 25 pays, opposer le principe de subsidiarité lorsqu'elles estiment qu'un texte envisagé au sein des institutions européennes peut etre souleve.

La commission doit alors réexaminer et decider de maintenir, modifier ou retirer son projet. quelle que soit la decision, elle est motivée.
Alors petite précision, le principe de subsidiarité s'observe sur des indicateurs qualitatifs et SI c'est possible quantitatifs.... (en clair , la motivation de la decision c'est la porte ouverte a de bonnes explications comme de Robien et ses feux de jour pour voir mieux....)


Concernant principe de subsidiarité, je vous laisse lire les politiques. pas un qui en parle clairement. Il le cite mais ne discoure pas dessus. La notion de la subsidiarité: un etat peut dire a la commission , je ferai mieux seul qu'avec l'ensemble de mes partenaires , tout en le faisant dans l'interet de l'ENSEMBLE de la collectivité européenne. Je vous laisse voir les cas applicables.

On nous vend l'intervention des parlements nationaux pour nous garantir la defense de nos interets nationaux quant ils devront pouvoir justifier de l'interet COLEECTIF..... Ca doit exister bien sur mais le nombre de cas n'est pas ce que l'on veut nous faire miroiter .

Dans la bouche des politique ca sonne comme la ligne de defense Maginot et le fusil Lebel: on les a , on y croit jusqu'au jour ou il faut s'en servir.


3- Bientot la TNT, vous allez etre nettement plus nombreux a voir ce qu'est la vie parlementaire.

non ce n'est pas le spectacle des questions au gouvernement. Vous verrez que les textes comme l'assurance maladie, ne sont jamais discuter a plus de 30 députes (sur 577). Pourquoi? parce que les lignes des partis sont definies, que la cacophonie pour rassurer le bon peuple ne sert a rien et nuit a la qualité du debat et de l'expose des arguments.

Mais aussi parce que nos parlementaires cumulent (maries, conseillers regionaux ou generaux).


Alors quand on veut nous faire croire que rajouter les parlementaires nationaux dans le debat européen c'est un plus déterminant :NON.



Il y a un parlement européen et c'est celui la qui devrait etre mis en avant? Connaissez vous vos deputés européens? Connaissez vous les travaux, les commissions auxquels ils sont associés? Savez vous quelles positions ils prennent dans les instances européennes ?

Moi : non . En revanche il faut encore se gaver avec des LANG, qui ont toujours des avis sur tout mais que l'on ne voit quasiment jamais sur les bancs de l'assemblée pour discuter des textes comme l'assurance maladie, ou les retraites.
Tout juste bon a etre la pour le vote solennel de cloture et parader a la telé.

Alors faites de la place aux députés européens, vous, les parlementaires nationaux, après on verra !

Quant a vos prérogatives on verra si on besoin de vos services . D'ici la continuer a vous marrer a la buvette du palais Bourbon.

Vous avez des pouvoirs nationaux , tachez deja de vous en occuper avec soin. n'ayez pas les yeux plus gros que le ventre. Apparemment vous etes deja en avance de ce cote la.



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Posté par Philou 1 , le 19/03/2005

Le Président de la République demande au peuple Francais de lui faire confiance pour le vote du référendum.Mais le peuple Francais fait-il toujours confiance à son Président? La tendance semblerait dire le contraire.Donnez votre avis.
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Posté par Téva , le 19/03/2005

Les "arguments" du Oui que j'entends n'en sont pas ou c'est rare.
C'est limite du : "il faut voter oui parcequ'on a pas le choix, ou que sinon ça va être dramatique". Mais quels sont leur vrais arguments?

Le camp du Non est beaucoup plus structuré dans ces arguments.
Alors rien que pour ça, pour l'instant c'est Non.
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Posté par Un Vieux , le 19/03/2005

Les tenants du oui insistent sur la sécurité d'une évolution par petits pas consensuels vers une Europe espérée de plus en plus "sociale". Ils attendront donc que les peuples concernés aient enfin des gouvernements progressistes pour engager les étapes ultérieures...
C'est oublier que les progrès sociaux sont le plus souvent obtenus par un combat : résistance ou révolte, contre l'exploitation des populations du travail par les élites du profit, il s'agit toujours de ruptures...
Il est temps, après 50 ans d'existence, que notre Europe en gestation vive un épisode de rupture, dans ce "consensus" insidieusement évolutif vers la normalisation néolibérale programmée et déjà triomphante.
Il n'y a aucun risque d'"explosion" de l'Europe, même les tenants du oui finissent par le reconnaître : les enjeux économiques d'une grande zone de libre échange sont trop importants pour les spéculateurs financiers. Et quelle que soit le succès d'une victoire du non, ce ne sera qu'un coup d'arrêt provisoire dans le processus en cours. Il faudra encore beaucoup d'intelligence et de vigilance aux peuples d'Europe pour défendre la démocratie contre son instrumentalisation néolibérale...
Donnons leur déjà un exemple venu de France, en votant tranquillement : non!
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Posté par Jacques B , le 18/03/2005

avec le NON: RIEN. Ca ne sera pas pire que maintenant.

avec le OUI: TOUT. Et le pire est à venir.
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Posté par RR1 , le 18/03/2005

A Bruxelles il vote l’accord sur la directive Bolkestein
De retour à Paris il nous dit en creux ( c’est-à- dire en négatif) ce que l’Union Européenne sera :

Lisez plutôt :

« nous ne souhaitons pas une Union européenne qui se résumerait à une grande zone de libre-échange où la seule règle serait la compétition et la concurrence fiscale et sociale. Ce n'est pas cela l'idée que nous avons de l'Union européenne »

et surtout il faudra suivre leurs directives…. de vote

je redis et voterai NON

« Le Figaro Michel Barnier 16 mars 2005.

La Commission européenne «doit être attentive à ce qui se dit dans les Etats membres, et pas seulement en France», a poursuivi Michel Barnier.

«La France n'est pas la seule à espérer et à vouloir que l'UE soit autre chose qu'un grand supermarché avec de la compétition et de la concurrence fiscale et sociale comme seule règle», a-t-il souligné.

«Ce qui se dit dans beaucoup d'Etats membres, et notamment en France, c'est que nous ne souhaitons pas une Union européenne qui se résumerait à une grande zone de libre-échange où la seule règle serait la compétition et la concurrence fiscale et sociale. Ce n'est pas cela l'idée que nous avons de l'Union européenne», a-t-il ajouté.

Quand à la porte parole elle va nous expliquer, ça ne vous rappelle rien ?

Le Figaro Françoise Le Bail 18 mars 2005

Mais la porte-parole a estimé qu'il y avait d'«autres facteurs connus», comme les «difficultés économiques internes, etc.»

«Il est bien évident que tout ce que nous pourrons faire en termes d'explications pour faire en sorte que cette Constitution soit approuvée, bien évidemment la Commission le fera», a souligné Françoise Le Bail.

La Commission est engagée sur la Constitution, elle a approuvé cette Constitution, elle est en faveur de l'adoption de cette Constitution«, a-t-elle encore dit.


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Posté par lara , le 19/03/2005

J'ai lu les arguments pour le oui et le début de la constitution.
Je n'ai pas encore pris de décision.
A ce que j'ai vu, les arguments du oui sur ce site sont fondés sur des articles tirés de la constitution.
Je n'ai vu qu'1 seul argument du non basé sur des art. Les autres arguments sont basés sur des peurs, des "à peu près", beaucoup de phrases qui ne me donnent rien de concrêt pour votez "non".
Alors prenez certains articles pour étayer vos thèses et me convaicre.
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Posté par jicé , le 19/03/2005

tout d'abord sur la forme: quelle légitimité ont les constituants (non élus)?

sur le fond:
-MéLANGE DE DROIT ET DE POLITIQUE(S), le texte (indigeste à lire mais je l'ai fait) n'est pas seulement un cadre institutionnel mais aussi une série d'interdictions et de politiques obligatoires gravant dans le marbre des choix casi-indéboulonables (modifications à l'unanimité) avec une régression par rapport à la générosité de notre constitution (même si ça ne suffit pas) dont le préambule inclus par exemple le préambule de 1946 avec "le droit au travail" qui devient avec la constit euro "le droit de travailler et la liberté de chercher un emploi" (certains cherchent longtemps cet emploi qui se raréfie pour cause de déréglementation-mondialisation version F.A.Hayek)
autre exemple: notre service public deviendra un "service d'intérêt éconmique général" (novlangue pour bien rappeller le sacro-saint principe de la concurrence libre et non faussée et la tendance à tout privatiser comme les américains en faisant de belles coupes franches dans le budget de l'éducation, la santé...)
- ce texte précise bien qu'il ne crée aucune obligation nouvelle en matière de droits sociaux; aucune harmonisation sociale n'est envisagée, il ne s'agit que de marché, finances, bref, CEE-land... avec un droit d'intervention des autres pays si l'on contrevient aux principes de l'économie de marché telle que définis dans la constitution (encore une fois, quelle horreur que cette tendance de mélanger le droit et des politiques).

etc... j'en ai déjà marre d'énumérer les arguments mais j'ajoute au final que l'ON ce paye notre tête (ON = nombreux médias, hommes politiques) voilà environ un an que l'on entend un seul son de cloche (OUI) assortit d'un chantage: on nous promet l'isolement, le chaos...
un an qu'ON veut un débat sur la constitution, mais les partisans du non dans les partis et les médias sont peu invités à s'étendre sur le fond de la question
la télé martèle le OUI sans jamais expliquer tout le contenu du texte, ON ne parle que de quelques banalités habituelles sans trouver anormal qu'une constitution comporte une bonne centaine de fois les mots "marché, concurrence, capital"; d'ailleurs, une brochure simplifiée du traité fait disparaître ces mots clés ainsi que la plus grande partie du traité à savoir la 3ème partie concernant la politique économique de l'Union.
allez un petit dernier (argument) pour la route et puis j'y vais, la constitution inclut l'OTAN dans le cadre de la politique étrangère et de sécurité commune, aucune perspective d'indépendance dans ce domaine vis à vis des USA... m'enfin...
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Posté par Normand , le 18/03/2005

plein de craintes car les éléments de la Constitution européenne semblent tellement loin des Français qu'il est impossible de voter oui d'emblée. Nous souffrons d'un trop grand nombre de malaises dans les couches sociales moyennes et nous voyons tellement de misères, tellement d'injustices, de souffrances... On n'imaginait pas que la France puisse devenir ça : une société à plusieurs vitesses, des écarts de niveaux sociaux trop dangereux pour être supportés longtemps, des emplois, mais quels emplois ? mal payés, sans avenir, la précarité partout :logement, santé, retraite, éducation... Que peut nous apporter une constitution faite pour amalgamer ce qui ne va pas ?
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Posté par mr.lex , le 18/03/2005

Le parlement européen -- nos représentants -- a au mieux un droit d'avis mais n'est pas un acteur effectif de l'europe du traité. Ceci constitue une avancée de taille d'un pouvoir non démocratique.
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Posté par Salix , le 18/03/2005

Comme on a pu le remarquer, la quasi totalité des médias, des personnages politiques sont favorables au oui au référendum du 29 mai.
On voit aussi, notamment dans ce forum, que les partisans du oui ont des arguments plutôt "sentimentaux" (l'Europe, l'Europe, l'Europe disait le Général) alors que les partisans du non sont, de loin, mieux informés et plus précis. A l'évidence, on a mieux lu le projet de traité constitutionnel du côté du non que du côté du oui.
Et bien, je ne serais pas étonné que les médias n'en finissent pas de focaliser les infos sur le non qui pourrait gagner, de mettre en évidence les sondages qui donnent le non gagnant, de façon à faire peur et à motiver un peu les partisans du oui.
Ca pourrait faire une campagne agitée.
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Posté par nonobstant , le 18/03/2005

Européen convaincu (j'ai même fait la bêtise de voter oui à Maastricht en suivant le PS, je veux donner un coup d'arrêt à la construction libérale, en dehors des peuples, de l'UE.
L'histoire de la directive Bolkestein (initiée par le sommet de Lisbonne avec Jospin-Chirac) est parlante!
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