Oui au projet de traité de la constitution Européenne

Posté par berlan , le 17/04/2005

Certains défaitistes ont peur de la libre circulation des marchandises, des personnes et des capitaux dans l'Europe politique, car ce serait de l'ultra libéralisme, alors la non circulation de tout ça, c'est quoi?
du FARC Colombien
du Coréen du Nord

Comment ne pas s'émerveiller de cet immense champ de cultures à visiter avec bientôt une seule monnaie; cet immense champ d'activités où chacun pourra créer une entreprise dans le pays de son choix, aller étudier dans la ville de son choix avec une bourse (si le dossier est solide).
Quelle belle perspective pour la jeunesse qui sait saisir sa chance.

L'allemagne, nation gouvernée à gauche, a dix millions de chômeurs! et ils parient sur cette Europe évoluée car elle est leur seule voie de salut.
La France n'aurait elle pas assez de chômeurs qu'elle n'aurait rien à attendre du TCE ?

Parions sur des hommes et femmes de bonne volonté, certes au milieu des autres, qui sauront mener cette Europe dynamisée par le TCE, dans la voie de la coopération avec les pays émergeants, d'Afrique, d'Amérique du Sud, d'Inde.
Il n'y aura plus de G7ou 8.
Mais l'Europe, l'Asie, l'Afrique, les Amériques.
L'oncle Sam pliera si nous le voulons.
Mais il faut le vouloir.
Ensemble, 27 pays ensemble (roumanie, bulgarie incluses au 01/01/07).
Nous aurons le pouvoir d'aider les plus faibles partout dans le monde, d'assurer la paix partout dans le monde.
ça c'est un projet Européen.
L'Europe a besoin de la France.
Pour moi, c'est OUI. mais je resterai vigilant avec des associations et des syndicats.
Je ne crois pas que le TCE puisse être corrigé, ou s'il pouvait l'être, les anglais se chargeraient de l'améliorer dans un autre sens.
Moi, je prends celui-là parce que 150 personnes y ont travaillé avec l'idée finale que le citoyen Européen n'ait pas à courber l'échine devant quel qu'Etat que ce soit.
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Posté par niccolas , le 17/04/2005

1. Avec le Oui, le poids de la France augmente de moitié : de 9 à 13% des voix.

2. Avec le oui, c'est le Parlement européen élu au suffrage universel qui élit le président de la Commission, et pas les marchandages des chefs d'Etat.

3. Avec le oui, tous les droits fondamentaux (liberté syndicale, droit d'asile, parité, négociation collective...) ont une force juridique. On pourra les imposer devant les tribunaux si nécessaire.

4. Dire non, c'est garder l'Europe actuelle.
C'est garder le Traité de Nice marchandé par Chirac, sans consulter les Français, et qui diminuait le poids de la France.

5. Pour une fois qu'on consulte les Français, pour une fois que le texte a été discuté avec les Parlements, pour une fois que ce ne sont pas les politiques qui se mettent d'accord au-dessus de nous, va-t-on dire : non ?
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Posté par clauzier , le 17/04/2005

Beaucoup vont voter "non" de crainte du chomage, et je comprends, sauf que la France a le plus fort taux en Europe, et que traité ou pas traité, ça va rien changer à cet égard. D'autres le feront parce que l'Europe n'est pas assez sociale, or la France est le pays qui a le meilleur système social. S'il devait être modifié, ce ne serait pas la faute au Traité, mais au manque de recettes publiques françaises et à une mauvaise gestion des ressources nationales. (A moins que les Français votent non parce que la Constitution ne prévoit pas que ce même système soit systématiquement appliqué dans les 24 autres Etats ? ça m'étonnerait)
Vu qu'une des rares choses qui va changer avec le oui, ce sont les pouvoirs accrus du Parlement européen, il ne faut vraiment pas s'en priver. Aux Français ensuite d'y envoyer ceux qu'ils auront choisis.
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Posté par pierre , le 17/04/2005


La construction de l'Europe a débuté il y a déjà bien longtemps; et au moment où tous les pays ont besoin de ressérer les rangs et de faire face en particulier aux Etats Unis, certains font tout pour revenir en arrière.Mais nous n'avons pas le choix c'est une nécessité politique et économique même si ce n'est pas évident de se mettre toujours d'accord entre pays.Arrêtez de faire la fine bouche ! et pensez à l'avenir.
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Posté par georgette , le 17/04/2005

Moi, libéral convaincu du bien fondé de l'économie de marché ENCADRéE, convaincu non pas par l'effondrement du communisme et la misère des peuples soumis à la dictature des chefs prolétaires, mais convaincu par la façon de vivre d'une grande majorité de mes concitoyens européens et celle de ma famille modeste, je considère le TCE, élaboré par 150 personnes de la convention, très respectueux de la démocratie, parce que les 150 personnes étaient des européens choisis pour leurs convictions européennes de droite et de gauche.
On peut être libéral, car le contraire c'est quoi, fasciste? (au secours) stalinien (au secours) religieux (au secours) et satisfait de vivre dans un pays que beaucoup de peuples nous envient.
On peut s'interroger pourquoi la dictature chinoise adopte l'économie de marché. pourquoi?

Libéral n'est pas synonyme de riche et méprisant; ce mot englobe la liberté d'entreprendre, de circuler, la liberté politique: c'est accepter que les avis de tous bords s'expriment.

Objectivement, si c'est mieux ailleurs, je veux bien m'y installer.
Qui vient avec moi; Mais où va-t-on?
J'ai un faible pour les bords de la mer noire, là-bas au pays des grands-parents maternels de David Hallyday. En 2007, c'est promis, j'irai.
D'abord, je veux dire OUI à l'épanouissement de l'Europe, OUI à notre traité constitutionnel.
Et je respecte que d'autres préfèrent le NON
Parce que l'Europe est un espace démocratique.
et c'est notre chance
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Posté par vincent , le 17/04/2005

Lors du référendum du 29 mai sur la Constitution européenne, les Français devront répondre à la question « Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une Constitution pour l'Europe ? », a rappelé Hubert Haenel, président de la Délégation du Sénat français pour l'Union européenne lors du débat de la Délégation, le 5 avril, sur la ratification de la Constitution en France. C'est à cette question, « et à elle seule qu'il faut répondre. Et il n'y aura qu'un seul tour », avertit le sénateur Haenel, en martelant: « Car c'est de l'Europe qu'il s'agit, et de la place de la France en Europe ». Et il relève un paradoxe: ce traité fait progresser l'Europe et « en même temps fait droit aux demandes françaises dans une proportion inespérée », et pourtant les sondages montrent « nos concitoyens sur la réserve (…) alors que dans leur immense majorité ils sont attachés à la construction européenne ». Pourquoi les Français ont-ils « du mal à se projeter dans les enjeux européens ? ». Selon M. Haenel, c'est parce que « nous n'avons pas su adapter notre vie politique à l'Europe ». « L'Europe, ce n'est pas seulement notre avenir, c'est déjà notre présent », dit-il, mais « jamais la portée de nos engagements européens n'a été vraiment expliquée », comme le prouve le fait que, « si l'on se met à l'écoute des électeurs, on voit que les passages de la Constitution qui les inquiètent sont souvent la reprise de dispositions en vigueur depuis bien longtemps ». Sur le fond, M. Haenel note que la Constitution fait « une grande place aux thèses françaises, bien plus, par exemple, que les traités d'Amsterdam ou de Nice ». Et de rappeler: nos gouvernement successifs « n'ont cessé de militer pour une Europe politique et sociale: avec la Constitution, nous en jetons enfin les bases » ; ils ont « plaidé pour une gouvernance économique propre à la zone euro, pour une meilleure garantie des services publics, pour la reconnaissance de la notion de cohésion territoriale, pour le maintien de l'exception culturelle: tout cela figure en bonne et due forme dans le traité constitutionnel ». M.Haenel, qui s'avoue « perplexe » face à la position de ceux qui se réclament d'un « non » qui serait « pro-européen », déclare: « Etre pour le « non » quand on est souverainiste est une attitude cohérente. (…) Être pour le « non » tout en se réclamant de la construction européenne me paraît être une fuite hors de la réalité ».
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Posté par Massimi , le 17/04/2005

Dans le projet seules les 60 premières pages sont à lire (les suivantes ne sont que la remise en forme des traités successifs qui sont déjà en vigueur). Ce n'est pas la mer à boire et il n'y a rien d'antisocial là-dedans. Refuser le projet c'est revenir aux traités précedents que les partisans du non rejettent!
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Posté par vincent , le 17/04/2005

L'aspect le plus préoccupant du débat en France sur la Constitution est la confusion, entretenue avec grand soin par les partisans du «non», entre des questions qui n'ont en réalité aucun rapport. Il est évident que n'importe qui a le droit de ne pas être satisfait de l'Europe tel qu'elle se construit actuellement ; mais il est tout aussi évident que la Constitution n'est en rien responsable de ce qui existe, ne fût-ce que pour la simple raison qu'elle n'existe pas encore et qu'elle permettra plutôt de corriger un certain nombre de défauts que l'on reproche aujourd'hui à l'Union. Tout ce qui a été décidé par le passé ou qui est décidé actuellement se fonde sur les traités en vigueur. C'est une lapalissade, et pourtant une bonne partie des mensonges qui entachent la campagne référendaire française se fondent sur cette équivoque. Pour contribuer à la dissiper, je vais citer essentiellement quelques témoignages extérieurs.

Le témoignage syndical. J'ai cité en début de semaine la directive Bolkestein comme l'exemple le plus éclatant de la confusion. Proposée au début de 2004 lorsque la Constitution était encore sur le métier, cette directive va être radicalement modifiée avant que la Constitution puisse entrer en vigueur, parce qu'ainsi le veulent le Parlement européen et le Conseil des ministres qui détiennent le pouvoir législatif. La Constitution ajoutera a posteriori des armes juridiques pour affirmer la priorité de la mission des services d'intérêt général sur la concurrence et pour renforcer les pouvoirs du Parlement européen (qui est déjà en train de réécrire le projet). Dans la récente manifestation européenne de Bruxelles en défense de l'Europe sociale et des droits des travailleurs, la Confédération européenne des syndicats (CES) avait choisi comme slogan: « Non à la directive Bolkestein, oui à la Constitution», afin de bien marquer où se situent les intérêts réels des travailleurs, alors que les troublions de service s'efforçaient de tout mélanger. Le secrétaire général de la CES, John Monks, a ajouté que le traité constitutionnel est «le plus social» de tous les traités européens ; et il représente la voix de la presque totalité des syndicats de travailleurs existant dans les 25 Etats membres.

Choisir sans comprendre ? Le mélange malicieux (pour ne pas dire ignoble) entre la directive et le traité a laissé pantois Yvon Toussaint. Pourquoi je le cite ? Parce qu'il est l'un des écrivains les plus respectés et talentueux de Belgique et parce que dans sa carrière journalistique au « Soir » de Bruxelles, avant d'en devenir le directeur, il a été aussi bien responsable de l'information européenne que correspondant à Paris. Il connaît bien l'Europe, il connaît bien la France. Il s'est adressé aux lecteurs à propos de la directive et de la Constitution: « Comment ? Vous n'avez lu ni l'une ni l'autre ? Heureusement que cette circonstance n'empêche personne d'avoir un avis sur les deux (…) Dans le même temps, il est recommandé de déplorer à hauts cris de n'être pas informé correctement. (…) Comment vous faire lire l'obsédante directive Bolkestein pour vous faire constater de visu qu'elle n'a rien, mais alors strictement rien, à voir avec le projet de Constitution, contrairement à ce que prétendent les partisans du non, dès lors qu'ils ont usé et abusé du dossier turc semblablement hors sujet ? Serait-ce donc aussi cela, la démocratie ? Choisir sans comprendre ? Se résigner à ne pas s'informer ? Se déterminer pour des raisons étrangères à la cause ? Basculer par humeur ? »

Perte d'influence. Une large partie de la presse française publie en alternance des prises de position pour et contre la Constitution, en estimant que c'est la meilleure façon de prouver son objectivité. C'est sans doute en partie vrai, même si cette méthode, si elle devient systématique, déconcerte le lecteur. Est-il vraiment peu digne d'un grand journal, d'un directeur, de prendre position ? De choisir ? De toute manière, la plupart des textes alternatifs n'ont pas beaucoup de saveur. Aujourd'hui pour et demain contre, les arguments sont souvent difficiles à comprendre ; il faut parfois arriver aux dernières lignes pour savoir si l'auteur est pour le oui ou pour le non. Ils sont rares ceux qui, comme Jean-Claude Casanova pour «Le Monde», parviennent à une conclusion claire: « Il est préférable de voter oui puisque le compromis obtenu par Valéry Giscard d'Estaing est le meilleur qu'on puisse obtenir aujourd'hui et que la victoire du non nuirait à la France ».

L'idée qu'en votant «non», la France pourrait ensuite ouvrir une nouvelle négociation avec ses partenaires, rapidement et dans une «position de force», ne trouve aucun écho ailleurs en Europe. Les responsables politiques d'autres Etats membres se taisent, pour ne pas donner l'impression de se mêler des choix d'un autre peuple. Mais les observateurs parlent, et je crois que Paul Magnette, directeur de l'Institut d'études européennes de l'Université libre de Bruxelles, a bien synthétisé l'opinion générale en déclarant: « Si le non l'emporte, les Français porteront la responsabilité d'un enlisement de la construction européenne et il leur faudra regagner beaucoup de crédibilité pour retrouver leur influence.» Et ce ne sera pas facile.
Repris d'une tribune de Ferdinando Riccardi - Agence Europe
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Posté par Perdican , le 17/04/2005

Ce Traité continue
d’aller dans le sens de la construction d’un espace politique européen, aujourd’hui indispensable à l’échelle planétaire. Il peut apparaître comme une avancée modeste. Et pourtant, il change beaucoup de choses.
Il donne plus de pouvoir de décision au Parlement européen, seule instance européenne élue par tous les citoyens de l’Union. Le Parlement pourra, par exemple, voter sur la Politique Agricole Commune (qui représente la moitié du budget de l’Union) alors qu’il ne peut aujourd’hui que la commenter !
Il donne le droit de pétition aux citoyens européens, s’ils recueillent un million de signatures sur un sujet.
Il inscrit pour la première fois une politique étrangère commune avant tout basée sur la prévention des conflits.
Il intègre des objectifs nouveaux pour la politique sociale et l’environnement.
Le Traité Constitutionnel est un progrès. Il n’y a que des avancées, il n’y a pas de recul par rapport aux textes existants.
Ce texte est une prochaine étape dans la construction européenne et son but sera de tirer vers le haut l’harmonisation sociale et fiscale.
Ils pensent que dire Oui au Traité Constitutionnel européen permettra désormais de construire une Europe idéale.

Voter Oui au Traité Constitutionnel, c’est aussi rejeter l’actuel traité de Nice qui sclérose nos institutions en muselant le Parlement européen. L’ultra-libéralisme se satisfait totalement de l’actuel Traité de Nice... Pas eux !
Si le Traité Constitutionnel est repoussé, il n’y aura pas de Constitution en Europe, pas maintenant. On en restera au grand marché. Ce sera la victoire des libéraux, mais aussi de ceux qui ne veulent pas d’une Europe politique dans le monde.
Dans le même temps, ils pensent qu’au plan national, comme au plan européen, il faut considérer ce nouveau traité comme un outil, au service des Etats et des populations. Ainsi, ne pas se tromper de cible : voter ce Traité et combattre les politiques ultra-libérales actuelles.
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Alors, il faut dire OUI à ce Traité Constitutionnel européen car, malgré ses oublis, ses défauts, son manque d’ambition sociale, c’est un pas dans la bonne direction.
D’autant qu’il est plus facile à réviser que l’actuel traité de Nice. Le Parti Vert Européen et les députés Verts européens, qui se sont également prononcés en faveur de ce Traité constitutionnel.

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Posté par Marcel Dupond , le 17/04/2005

Voter OUI ferait chier tellement de monde en France et dans le monde que moi ça m'amuse.

Que ce soit les communistes, les nationalistes (de droite ou de gauche), les américains, les chinois, les multinationales nord américaines, etc. tous ont peur de la créations d'une Europe politique.

Et vu qu'ils ne nous veulent pas que du bien un OUI est bienvenue.
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Posté par alexguil , le 18/04/2005

"Le sommet social tripartite pour la croissance et l'emploi contribue au dialogue social".

Tous les ans avant le Conseil européen consacré aux questions économiques, les partenaires sociaux, le Conseil européen et la Commission se retrouveront pour négocier sur la croissance et l'emploi.

Voilà une avancée essentielle de la Constitution !

Dorénavant, le mouvement syndical pourra se comporter et agir en force européenne. Les patrons européens et les gouvernements seront interpellés à l'échelle de toute l'Europe.

Si ce sommet existait déjà, les syndicats auraient pu par exemple obtenir que les chefs de gouvernement discutent d'une loi contre les licenciements abusifs dans les entreprises qui font des bénéfices et touchent des fonds publics.

Ainsi, le rôle des syndicats dans le dialogue social européen est consacré. C'est une formidable opportunité pour amener l'Europe à prendre en considération les revendications qui ne peuvent plus être traitées uniquement au niveau national.
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Posté par la fripouille , le 17/04/2005

La constitution actuelle est le résultat de discussions et négotiations à 25, qui ont duré prés de trois ans. C'est donc un compromis, il ne donne totalement satisfaction à personne, mais est accepatable par tous. Si malheureusement le non venait à l'emporter qui pour la France défendrait les évolutions:Le Pen associé à Besancenot? Pasqua avec Laguiller? De Villiers et Buffet ou Fabius?
Renégocier une convention ce serait également offrir à certains pays européens la possibilité de défendre une orientation ultra libérale.
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Posté par frédo , le 17/04/2005

On pourrait déjà vous objecter que vous votez comme Le Pen ou Besancenot... Est-ce plus brillant.

Mais si vous souhaitez être logique avec vous même il vous faudra également vous battre en faveur de l'intervention américaine en Irak par exemple.

Il faudra aussi prétendre que le référendum n'a pas lieu le 29 mai et que la Terre est plate parce que Chirac croit fermement qu'elle est ronde.

Vous ne votez ni pour ni contre ni avec ni sans Chirac, vous votez pour ou contre la constitution. Jospin aurai été élu en 2002 il aurai proposé le même référendum avec exactement le même texte.
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Posté par alexguil , le 18/04/2005

Adhésion de la Turquie musulmane, sanction contre le gouvernement Français, "constitution-Giscard", "directive Bolkestein", "ultra-libéralisme gravé dans le marbre", "non à l'Europe turque", nous renégocierons jusqu'au dernier lambeau..., etc. J'en passe. Voilà les arguments et les formules employées par le camp du Non. Quels en sont les points communs ? Moi j'y vois de la peur, du repli sur soi, un avenir incertain, bref, des choses malsaines et négatives.
Pourquoi ? Parce qu'il y a une sorte de manipulation des peurs intérieures, des craintes intimes des Français, légitimes face à une telle politique gouvernementale. Encore une fois, le 29 mai ne changera radicalement pas la donne à l'Elysée et à Matignon...
Au travers de tout ça, j'ai l'impression que les Français sont devenus égoïstes, presques économico-xénophobes (les Chinois ceci, les Polonais celà, etc.) et n'ont plus confiance en l'Europe. La question qu'ils devraient se poser, c'est de savoir s'ils ont davantage confiance en Sarkozy, car dans un premier temps, si le Non l'emporte, la France sera quelque peu isolée de la scène européenne et les tenants du Oui dilapidés, laissant un boulevard présidentiel au très narcisso-médiatico-populaire Nicolas Sarkozy, dont certaines idées peuvent faire frémir...
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Posté par alexguil , le 18/04/2005

Ceci est un énorme mensonge.

Le Conseil Constitutionnel vient de le rappeler dans sa décision du 19 novembre 2004 en démentant catégoriquement de telles contre-vérités. Pour lui, "sont respectées les dispositions de l’article 1 er de la Constitution aux termes desquelles « la France est une République laïque », qui interdisent à quiconque de se prévaloir de ses croyances religieuses pour s’affranchir des règles communes régissant les relations entre collectivités publiques et particuliers".

L’article II-70 de la Constitution sur la manifestation des opinions en public et en privé est strictement identique à l’article 18 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 et à l’article 9 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme. La jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’Homme est très claire à ce sujet. Elle a toujours renvoyé aux pratiques et lois nationales cette question. Elle a ainsi débouté une étudiante turque qui voulait porter le voile à l’Université. Enfin, l’article II-112-5 dispose que les principes de la charte dont fait partie l’article II-70 ne peuvent être mis en œuvre que dans les domaines de compétence de l’Union. Or, l’organisation scolaire n’en fait pas partie...
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Posté par alexguil , le 18/04/2005

"Le Conseil européen élit son président à la majorité qualifiée pour une durée de deux ans et demi, renouvelable une fois. (.../...)
Le Président du Conseil ne peut pas exercer de mandat national".

Aujourd’hui le président de l’Europe (président du Conseil Européen) change tous les six mois.

C’est automatique. C’est alternativement le chef de l’Etat ou de gouvernement maltais, letton, français etc. qui devient président de l’Europe. La France a la présidence tous les douze ans et demi.

C’est absurde. Aucun président n’a le temps de peser sur la construction européenne. Aucune politique n’est vraiment suivie puisque se succèdent tous les six mois des présidents de droite et de gauche. C’est parce que le président du Conseil est de passage, que le président de la Commission est actuellement si puissant.

Avec la constitution, le président du Conseil sera désormais :

1. à plein temps puisqu’il ne cumulera plus ses fonctions avec la direction d’un exécutif national.

2. élu sur un projet politique, et non pas désigné par le seul hasard du calendrier

3. pour deux ans et demi renouvelables ce qui lui donnera le temps de mettre en oeuvre sa politique.
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Posté par alexguil , le 18/04/2005

Mensonge !

La Constitution française utilise l'expression plus ambiguë de "droit à obtenir un emploi", qui indique le droit de prendre un emploi... si on vous le propose. Nos trois millions de chômeurs sont bien placés pour savoir que ceci n'a jamais permis à qui que ce soit de saisir un tribunal pour se faire octroyer un emploi !

Que permettra la Charte des droits fondamentaux en proclamant le "droit de travailler" ? Ce sera d'abord le droit d'embauche sans discriminations, mais aussi l'accès à la formation professionnelle, l'accès aux services de placement (agences pour l'emploi), la protection contre les licenciements injustifiés...

Par ailleurs, la Constitution fixe pour la première fois à l'Europe l'objectif de "plein emploi". Ce sont toutes les politiques de l'Europe qui devront prendre en considération cette préoccupation. Plutôt que de proclamer un "droit au travail" appelé à demeurer virtuel, l'Europe s'engage.
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Posté par alexguil , le 18/04/2005

Le projet de Constitution accroît de 35 à 80 le nombre de domaines où s’applique la co-décision qui devient la procédure ordinaire. "Les lois et lois-cadres européennes sont adoptées conjointement par le Parlement européen et le Conseil conformément à la procédure législative ordinaire visée à l’article III-396. Si les deux institutions ne parviennent pas à un accord, l’acte en question n’est pas adopté." (article I-34)

Le Parlement devient co-législateur à égalité avec le Conseil des ministres notamment en matière budgétaire.

Ne pas le ratifier le Traité, c’est prolonger, pour une période indéterminée, la préeminence du Conseil et de la Commission sur le Parlement.

Ratifier le traité, c’est renforcer les pouvoirs du Parlement. C’est faire le pari d’une montée en puissance du Parlement, composante la plus démocratique du système politique européen.
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Posté par berlan , le 18/04/2005

Je remarque que les arguments qui citent le président amènent rapidos plus de commentaires que les autres, et la note devient médiocre.
donc impopularité de l'homme ou de la fonction?
30% de ceux qui ont voté pour lui en 2002 ont dû voir en lui la réincarnation de tonton. c'est pas possible autrement.
J'avais voté Chirac mais ce vote était plus contre le fasciste que pour le républicain: je n'attendais de lui rien de mieux que ce que tonton n'a pas donné.
Je ne suis donc pas déçu.
quant au TCE, le prosumo n'y a pas participé directement: heureusement faut-il penser, sinon n'aurait-il pas sorti une bourde dont il a le secret?
Je lis par ci Louis XVI cela, l'autogestion par là, l'europe religieuse aussi, l'économie on s'en fout.
et surtout "ceux qui crèvent de faim dans le monde ne s'intéressent pas au TCE, donc on s'en tape"
Pauvre de nous les franchouillards avec nos nombrils rutilants. mais regardons-nous dans le miroir de nos idées!
Si c'est ça la démocratie française, alors je la piétine
et je vote OUI à l'Europe des peuples qui piétinent avec moi.


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Posté par alexguil , le 18/04/2005

Les dérapages policiers, généralement des tabassages sur simple délit de faciès (basané ou noir), sont en hausse accablante.
Si les autorités françaises aujourd'hui semblent peu promptes à réagir face à ce scandale, il est fort probable que demain l'Europe, s'appuyant sur les valeurs anti-discrimination de sa constitution, pourra demander une sérieuse remise à niveau, ou même un grand nettoyage, du parc policier français !
Bien sûr, pour cela, il faut que le TCE soit accepté...
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