Non au projet de traité de la constitution Européenne
Posté par RR1 , le 21/03/2005
Tant il est vrai qu’un peuple sans mémoire est malléable…Lors d’une récente discussion, un de mes amis historien m’a alerté sur cette volonté aristocratique de GISCARD de récupérer une population de serfs.
Il m’a dit : « En France, GISCARD a commencé son œuvre de sape de la culture avec la réforme sur les lycées. »
J’ai retrouvé sur le site http://www.r-lecole.freesurf.fr/ « reconstruire l’école »,
ce texte que je ne peux m’empêcher de partager tant il me paraît éclairer les dispositions de celui qui a piloté les travaux d’élaboration du projet de constitution pour l’union européenne.
J’ai mis en lettres plus larges quelques phrases.
Pour mémoire… !
je redis et voterai NON au référendum
« Les réformes depuis Giscard-Haby : continuité et aggravation
Dresser un historique des réformes en partant de la loi René Haby du 11 juillet 1975 pour en arriver aux lois actuelles procède d’une ambition tout à fait démesurée relativement au temps d’intervention qui nous est imparti. C’est pourquoi, afin d’éviter de produire une présentation trop réductrice de ces réformes, nous avons choisi de centrer notre propos sur la question du collège, fondamentale en ce qu’elle cristallise à elle seule depuis plusieurs décennies déjà - et en particulier depuis la loi Haby - un certain nombre d’enjeux à forte charge symbolique, d’enjeux révélateurs des choix d’une société tout entière. Limiter notre observation aux effets des réformes sur le collège aura également un but : montrer que derrière l’apparence de leur multiplicité et des discours qui les justifient, ne se profile jamais qu’une seule cohérence, de plus en plus perceptible, celle d’une réduction des coûts de fonctionnement de l’école publique.
Réforme Haby
La réforme du collège instituée par la loi du 11 juillet 1975 sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, par le ministre René Haby porte le qualificatif de réforme du “ Collège unique ”. Afin de mieux percevoir les causes de cette réforme, il nous faut revenir quelque peu en arrière et évoquer le système préexistant. La loi, qui avait porté la limite de la scolarité obligatoire de 14 à 16 ans en 1959, arrivait à effet en 1965 pour les élèves ayant atteint l’âge de 14 ans. Les élèves étaient alors scolarisés dans des collèges à trois filières, correspondant respectivement au premier cycle des lycées, aux collèges d’enseignement général, et aux classes pratiques, ex - “ fin d’études ” Si les programmes, les horaires et les méthodes employées dans les filières I et II étaient assez semblables, la filière III différait nettement des deux précédentes par ses programmes et ses horaires ainsi que par la formation des professeurs qui y assuraient leur service. Ainsi, alors que les professeurs des filières I et II étaient des certifiés ou agrégés, ou des professeurs d’enseignement général de collège, les enseignants de la filière III étaient des instituteurs spécialisés, souvent les anciens maîtres des classes de fin d’études.
Les classes des filières I et II bénéficiaient, au-delà du seuil de 24 élèves, de très nombreux dédoublements (je vous renvoie par exemple à l’arrêté de 1972), ce qui, d’une part, permettait aux professeurs de mieux approfondir leur démarche pédagogique, et d’autre part leur donnait les moyens véritables de faire progresser individuellement leurs élèves en leur accordant toute leur attention. A titre de comparaison un certifié actuel de lettres modernes a en collège 4 classes à sa charge, quand le professeur de l’époque, avec neuf heures hebdomadaires en sixième composées de 3 en classe entière et 3 dédoublées, n’avait que deux classes.
De plus, en dépit du caractère apparemment rigide du système, la situation était très variée d’un collège à l’autre, et si la filière III constituait bien une voie à part, destinée pour l’essentiel à préparer les élèves à une professionnalisation précoce, les filières I et II étaient loin d’être séparées dans les faits : des arrangements locaux permettaient parfois des transferts d’élèves d’une filière à l’autre, et les nombreux dédoublements assuraient une aide efficace en demi-classe pour les travaux dirigés dans différentes disciplines.
Mais cette organisation en filières coûtait cher, au moment où affluaient dans l’enseignement les classes d’âge nombreuses du baby boom, encore augmentées par l’allongement de la scolarité. Le ministère a donc cherché à contenir ces coûts en réduisant l’offre éducative et le nombre d’heures de cours dispensées aux élèves. Prenant ainsi délibérément le parti de former des salariés aux compétences limitées, il n’eut pourtant de cesse de présenter sa réforme du “ Collège unique ” sous un aspect flatteur, sous la très forte pression de l’opposition des professeurs et des partis de la gauche d’alors. Il se produisit à l’époque un phénomène auquel on ne peut que prêter attention, car il devait faire école : l’utilisation dévoyée du vocabulaire et des idées progressistes de ceux qui appelaient à juste titre à la “ démocratisation ” du système, et ce à des fins purement économiques… En réalité, en quoi consista surtout cette réforme ? Réalisant en apparence l’objectif de la “ démocratisation ”, le “ Collège unique ” rompait avec le système des filières, et tous les élèves de CM2 intégraient indistinctement un même type de sixième [1], Mais ce faisant, les heures dédoublées de français, mathématiques, dessin, musique, biologie, travaux manuels disparaissaient, pas du tout compensées par de rares heures de soutien ou d’approfondissement. Moins coûteuse, cette réforme proposait surtout une structure uniforme qui allait aussi faire école : ne faut-il pas y voir en effet la caution et l’origine des réformes structurelles des classes de lycée, de l’indifférenciation des classes de seconde, et de la substitution de l’unique 1ère S aux 1ères C, D et E ?
Une autre forte caractéristique de cette réforme était la modification des programmes, leur appauvrissement. Pour les mathématiques notamment, a eu lieu la rupture assez brutale du programme des mathématiques modernes qui ont alors été abandonnées, sans retour au programme classique précédent. En français, parmi les nouveaux “ objectifs ” - terme désormais privilégié dans la définition des programmes -, il fallut apprendre aux élèves à rédiger un CV ; non que ce fût tout à fait inutile, mais cela tranchait d’avec l’étude de la grammaire et des textes, et nous paraissait du niveau des classes de transition … R. Haby lui-même, dans un entretien donné au Monde en 2001 rappelle que cette réforme consistait surtout à “ introduire des savoir-faire qui bousculaient la tradition de l’enseignement secondaire ” ; tout en reconnaissant qu’à l’époque où il accordait cet entretien au Monde, il n’y aurait de toute façon qu’un tiers des élèves qui réussiraient l’examen d’entrée en sixième (et les deux autres tiers, comment se sont-ils débrouillés au collège ? on les envoyait donc au collège en sachant pertinemment qu’ils n’y réussiraient pas ? et que dire maintenant, si on se posait la même question ?)
Parmi les très vives réactions suscitées alors par cette réforme, citons les deux années de grèves, pétitions, et manifestations impulsées par le SNES et la FCPE, tout le temps que dura la préparation du projet de loi. La presse syndicale d’alors est riche de nombreux et virulents articles (voir en particulier les US de 1974-75). Le PCF exprima également une vive opposition à la réforme Haby, essentiellement à cause de l’appauvrissement des programmes. Dans L’Ecole et la Nation de février 1975, nous pouvons lire les phrases suivantes :
“ L'Ecole à contenu appauvri que nous proposent MM. Giscard et Haby, par l'abaissement qualitatif de l'enseignement mis en place, crée les conditions d'un élargissement considérable de l’école privée, voire celles de la mise en place d'un double système d'enseignement comme dans certains pays anglo-saxons. Ira-t-on vers une école des riches et une école des pauvres ? ” …
“ En réalité derrière cette proposition du projet Haby se camoufle sous un langage démocratique la vieille idée de Giscard considérant la dépense d'éducation comme une dépense de consommation analogue aux autres ”. A tant d’années de distance, ne sommes-nous pas frappés du caractère prémonitoire de ces analyses ? En réalité, cette réforme se plaçait déjà dans une continuité politique qui trouvait ses sources ailleurs qu’en France. Dès avant 1975, l’OCDE formulait, à l’occasion de conférences intergouvernementales, des projets précis en matière d’éducation, justifiant une réorganisation d’ensemble de l’enseignement, comme on put le voir avec la réforme des maths modernes, en mathématiques, par exemple. Voici, cités par François Blanchard dans une US de février 1975 :
“ L'évolution des structures préconisées par l'OCDE est la suivante :
“ Il ne s'agit plus “ d'étendre ” l’enseignement à de nouveaux groupes d’enfants mais de modifier toutes les relations entre l'individu, l'économie et le système éducatif (par exemple avec l’éducation récurrente). ” (R1 p. 46).
- “ …- application au niveau primaire et dans le premier cycle du secondaire, d’une différenciation pédagogique au cours d’une période prolongée d’éducation commune, afin de concrétiser les réformes de structure récemment adoptées, et notamment le système de l’école “ globale ” (comprehensive school)… Il conviendrait de voir de près quels seraient, dans un système de ce genre, les possibilités, le coût et les avantages d'une application du concept d'éducation “récurrente”, qui marquerait une innovation majeure dans la stratégie de l'enseignement. ” (R1 p. 47) ”
Ces études de l’OCDE ont été écrites en 1970 et 1975. Il a suffi de quelques progrès en informatique pour aboutir à la “ carte de compétences ” qui concrétise ces projets. La seule différence c’est que la réalisation de ce nouvel objectif politique de l’OCDE se produit dans une Europe majoritairement gouvernée par la social-démocratie [2].
Il faut éclairer le tableau en ajoutant qu’en 1973-75 a été créée aussi la Commission Trilatérale (voir la bibliographie), France-Etats-Unis-Japon, dont un des soucis a été dès le début la maîtrise des démocraties, comme l’indique le titre de son ouvrage fondateur : La crise de la démocratie, rapport sur la gouvernabilité des démocraties (voir bibliographie).
Il est presque certain que pour assurer cette “ gouvernabilité ”, il faut dans l’école trouver un modèle d’éducation pour former des esprits dociles. »
http://www.r-lecole.freesurf.fr/collok/refgh.htm
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Posté par jerom , le 21/03/2005
Aujourd'hui, nouvelle édition de l'Express.Cela vaut le detour.
Il faut lire Jacque Attali:
"Les partisans du non font simple. Ceux du oui doivent en faire autant, s'ils veulent rétablir l'équilibre"
Je trouve qu'avec des arguments comme "dire Non c'est s'exclure de l'Europe" c'était déjà un excellent début pour l'argumentaire du Oui . Surtout si on faisait abstraction du "On ne peut pas voter Non" . Dans le format basique on pouvait difficielement faire plus primitif.
Autre citation de J.ATTALI:
"Le marché unique et l'euro seront enfin considérés comme des instruments au service de la croissance et du plein-emploi".
Le marché peut-etre (mais c'est le plein-emploi dans le cadre de la croissance du marché). Quant a l'euro, je ne vois pas comment l'euro pourra avoir une nouvelle fonction puisque dans le texte de la constitution la Banque centrale européenne n'a toujours qu'un objectif: la maitrise de l'inflation (comme parametre de gestion d'une politique du plein emploi faudra repasser le doctorat d'economie)
Alors merci pour le bourrage de crane Monsieur Attali, vous qui déploriez la semaine precedente dans votre chronique que l'on ait construit la grande bibliotheque au détriment de la numerisation des ecrits. A croire que l'amnésie frappe dure: et qui etait conseiller particulier d'un président Miterrand qui a tout fait pour faire avancer suffisamment les travaux de cette bibliothèque avant de quitter ses fonctions ?
Coté Ghetta on doit lire:
"A part le camp du non, il n'y a pas plus consternant que le camp du oui".
En le lisant je serai tenter de lui demander de se regarder un peu dans le miroir pour voir s'il n'a pas une place de choix dans le club !
"Le non progresse. Ses partisans brandissent maintenant la directive Bolkestein, proposition qui n'a plus aucune chance d'être adoptée, comme preuve de la justesse de leur position".
Bien sur d'ailleurs Barosso s'echine a nous le repéter : cause toujours tu m'interesses. Et il semble meme que sur 25, il n'y a que 3 etats qui la ramène.
Alors si la directive n'est pas présentée au vote du parlement européen ce sera certainement par opportunisme referendaire. La preuve en janvier les francais disaient:" elle est retiré".Et Barosso reprenait en bon francais: "on la reexamine...."
Autre morceau choisi :"Il est temps de dire aux Français que l'Europe ne peut pas prendre quinze ans de retard supplémentaire, voire plus, face à la puissance américaine et à la montée de la Chine"
Et pourquoi pas 50 ans aussi.
Au fait Monsieur Ghetta, vous nous mettez 15 ans pour relancer des discussions ? Et pour reviser la constitution ce serait combien selon vous? Je croyais que c'etait une quasi-formalité ?
Et on continue avec "Il est urgent d'expliquer, haut et fort, que l'Union a besoin ..... d'un Parlement dont la majorité élue puisse déterminer l'orientation de la Commission."
Il faudrait peut-etre que le parlement ait l'initiative des textes qui est pour l'instant l'exclusivité de la commission.
Alors bonjour les chroniques de la nomenklatura a la maastricht. Continuez comme ca.
Et faites comme Jean-claude Decaux , l'academicien qui dit qu"'il faut voter OUI, Oui, Oui. Ceux qui veulent voter Non doivent reflechir".
Cher Monsieur Decaux avec toute la tendresse pour les grands faits d'histoire que vous nous avec conter, vous me feriez penser presque au fameux prof de fac de Coluche: Orangina.
Je voudrais vous dire que ceux du Non sont peut etre plus nombreux a avoir reflechi qu'une bonne part des Oui.(il n'y a qu'a voir le pourcentage d'abstention des espagnols)
D'ailleurs le Oui compte bien la-dessus (l'absence de reflexion): le comité de soutien du PS facon strass et paillettes en est la plus belle preuve.
On va nous refaire le coup de la grande élite shobinard pour nous vanter l'amitié des peuples surtout quand il sont les premiers a defendre becs et ongles l'EXCEPTION CULTURELLE FRANCAISE. L'hopital qui se fout de la charité d'une, et deux deux: en quoi le showbiss est plus habilité a donné son avis dans les médias que Monsieur ou Madame tout le monde.
Faites nous encore rire Monsieur Hollande, votre stratégie va finir par me donner des abdos en plaquette de chocolat a force.....
Jacques Attali : http://www.lexpress.fr/idees/tribunes/dossier/attali/dossier.asp?ida=432294
Bernard Ghetta
http://www.lexpress.fr/idees/tribunes/dossier/guetta/dossier.asp?ida=432295
Et l'article de Christian Barbier (Pourquoi le non peut gagner): http://www.lexpress.fr/info/monde/dossier/constitution/dossier.asp?ida=432296
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Posté par Mogwai , le 21/03/2005
La Commission Européenne comprendra un national de chaque état jusqu'à ce que l'UE atteigne 27 membres. Nous n'en sommes pas loin. Au delà de 27 membres, il y aura "rotation égalitaire" pour limiter le nombre de membres à 27. Plus encore, à compter de 2014, la taille de la Commission sera réduite à un nombre égal aux 2/3 des états membres (par exemple 18 dans une Europe à 27). Les membres seront choisis selon une rotation égalitaire entre les états membres.Conclusion : il y aura des périodes où cette Commission ne comprendra pas de Français.
Pour moi, cela suffit : c'est NON.
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Posté par RilaX , le 21/03/2005
http://www.senat.fr/rap/rapport_constitution/rapport_constitution15.html#toc24Cette partie de la constitution m'interpelle.
Les explications du Praesidium de la Convention européenne me trouble et le commentaire (en italique ce sont les commentaires de Giscard ...) finit de me perdre. Certains passages plus que d'autres :
article II-11 paragraphe 2 :
"2. La présente Charte n'étend pas le champ d'application du droit de l'Union au-delà des compétences de l'Union, ni ne crée aucune compétence ni aucune tâche nouvelles pour l'Union et ne modifie pas les compétences et tâches définies dans les autres parties de la Constitution."
Avec ca je commence a me demander a quoi elle sert alors cette charte...
L'explication établie sous l'autorité du Praesidium de la Convention européenne de cet article stipule :
"Le paragraphe 2 confirme en outre que la Charte ne peut avoir pour effet d'étendre le champ d'application du droit de l'Union au-delà des compétences de l'Union établies dans les autres parties de la Constitution."
Vu que la constitution se suffit a elle meme (pour les droits), pourquoi rajouter cette charte ?
Pour finir, le commentaire de Giscard :
"Par rapport à l'actuel article 51 de la Charte, cet article de la Constitution n'apporte pas de modification de substance. Il convient toutefois de noter le soin mis par la Conférence intergouvernementale (et avant elle par la Convention), à préciser, au sein des deux paragraphes, que la Charte ne saurait être interprétée de manière à permettre une extension des compétences de l'Union européenne. Les mentions « dans le respect des limites des compétences de l'Union » (§1) et « n'étend pas le champ d'application du droit de l'Union au delà des compétences de l'Union » (§2), ne figurent en effet pas dans la version initiale. Concrètement, ce n'est pas parce que la Charte interdit les traitements dégradant ou le travail forcé que l'Union est ipso jure habilitée à légiférer sur ces sujets. Cette double précision ne fait cependant que rappeler ce qui avait été décidé dès l'origine, comme le confirment les explications annexées à la Charte dans sa version initiale."
On le remercie pour l'exemple ! Un bon argument a lui seul pour le non !
Mais c'est pas finit !
dans la meme page, plus loins il est ecrit :
"Il s'agit de bien marquer le fait que la reconnaissance de certains droits par la Charte ne les érige pas pour autant automatiquement en droits justiciables, voire en droits imposant une obligation de faire aux institutions européennes. Ces droits (par exemple le droit d'accès aux prestations de sécurité sociale, le droit de travailler ou le droit à la protection de la santé) correspondent à des objectifs, à des « principes » qu'il convient évidemment de respecter, et même de promouvoir (toujours dans la limite des compétences de l'Union), sans imposer pour autant une obligation de résultat."
Au moins c'est clair, cette charte ne sert strictement a rien. Elle ne peut rajouter plus de droit que ce qui est deja prevu dans la constitution. Elle n'est donc la que pour l'effet "ecran de fumé", une jolie vitrine à montrer. Regardez comme on vous considère !
PS : Je ne suis qu'un simple lecteur qui a beaucoup de mal a bien comprendre ces textes fouillis. Et je suis pret a debattre, ecouter les tenants du oui sur ce qu'ils ont a dire sur cette partie de la constitution.
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Posté par Luc Comeau-Montasse , le 21/03/2005
Les français ne sont pas dupes, ils savent à qui profite la puissance qui est un des buts premiers que poursuit la construction d'une Europe qui dévie, avec des outils tels que ce traité, vers une déclaration de guerre économique généralisée(voir les objectifs de Lisbonne !)
La puissance profite aux puissants
la lecture des bilans des entreprises le prouve si c'était nécessaire :
Les grandes n'ont jamais été aussi bien, et les petites sont oppressées (comme sous-traitante réduite sous la férule des premières.
C'est une tout autre europe que nous devons construire.
Començons à parler de ce que nous désirons faire ensemble plutôt que de la guerre à laquelle il faudrait tout sacrifier.
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Posté par politi'chienne de vie , le 21/03/2005
Les nouveaux sondages changent la donne. Surtout lorsqu'on est de gauche, il faut voter NON. Avez-vous remarqué l'étonnant silence radio de LePen? Si le NON n'est pas soutenu fortement par la gauche et si comme le montre l'évolution des sondages le NON l'emporte, vous verrez que LePen se reveillera pour s'attribuer la victoire. Si la direction du PS, voir ses militants encartés, ont fait le mauvais choix il faut montrer que les citoyens de gauche y compris les électeurs du PS sont majoritairement pour le NON. Après la victoire du NON il restera à rebâtir le PS en l'ancrant plus fermement à gauche. Au revoir les Jospin, DSK, Hollande et bonjour Emmanuelli et Melanchon ou Montebourg. Avec une victoire de gauche, on a peut-être une chance que cela change en 2007!
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Posté par Lehcimdraner , le 21/03/2005
J'ai dit "oui" , les yeux fermés, à tout ce qu'on m'a promis sur l'Europe depuis trente ans ( et plus..)que je suis en âge de voter. Evidemment je n'ai lu aucun des traités pour lesquels j'ai voté. Je faisais confiance à mes représentants pour lesquels j'avais voté.Aujourd'hui j'ouvre les yeux, j'ai lu le texte (presque en entier, car j'ai failli avoir une indigestion plus une migraine permanente). Et je dis Stop : les textes conçus pour dix à quinze pays initialement sont à revoir ; les limites territoires doivent être prédéfinies ; les pays éligibles doivent être définis, la laîcité affirmée, le marché ouvert assorti aux protections sociales, la défense organisée en commun, la justice itou, et l'harmonisation des règles fiscales plus volontaristes, etc..etc,..
Mea culpa, mais il vaut mieux se réveiller avant de tomber ans le trou !
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Posté par Eric_xx , le 21/03/2005
Toutes les élections qui ont lieu en France nous proposent de voter pour telle ou telle personne, représentant ou non tel ou tel parti. Pour une fois, il nous est possible de voter "non". Je ne me souviens plus la dernière fois que l'on a eu la possibilité de voter "non". C'est là e toute façon une possibilité qui ne se renouvelle pas souvent de dire son mécontentement, qui peut-être différent pour chacun d'entre nous, mais qui dans mon cas se justifie par:- les défauts de plus en plus évidents d'un modèle libéral mondial qui emmène tout droit notre planète vers un esclavagisme moderne au profit d'une minorité de personnes, en prévision de cataclysmes socio-économiques majeur,
- la fin de la représentativité réelle des hommes politiques, en conséquence :
* des pratiques délictueuses incessantes,
* de l'incapacité à mener les réformes essentielles face à la puissance des corporatismes
* de l'incapacité à mettre en place une gestion financière saine de notre pays
* de leur avilissement devant la puissance de la presse qui est de fait le véritable pouvoir
Et l'Europe dans tout ça :
Le NON sera un choc qui permettra peu-être un sursaut. Du Non naîtra éventuellement le projet d'une Europe différente, supportée par un nouveau projet de constitution différent du projet actuel.
Bref, voter OUI c'est "continuer comme maintenant, la tête dans le sable", voter "non", c'est faire une action positive pour aller peut-être vers des changements bénéfiques. Ce n'est en aucun cas la fin de l'Europe, mais peut-être le signe d'un renouveau dont notre société a besoin.
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Posté par micronaute , le 21/03/2005
Dans le cadre de la présente sous-section, les restrictions à la libre prestation des services à l'intérieur de l'Union sont interdites à l'égard des ressortissants des Etats membres établis dans un Etat membre autre que celui du destinataire de la prestation .La loi ou loi-cadre européenne peut étendre le bénéfice de la présente sous-section aux prestataires de services ressortissants d'un Etat tiers et établis à l'intérieur de l'Union .
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Posté par olga quintavalle , le 21/03/2005
la souveraineté des peuples est édictée comme une liberté fondamentale :1: en 1789
2: en 1946
3: en 1958
mais aussi dans la charte de l'ONU
elle est inséparable de l'exercice du controle de leurs gouvernements par les peuples des nations unie
carrence grave de la "constit-Giscard":
où se trouve l'article accordant à l'assemblée européenne l'initiative des lois ?
nullepart !
donc c'est NON
un NON européen et souverain ...
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Posté par Arly , le 21/03/2005
Le texte de la Constitution indique qui des Etats-membres ou de l'Union Européenne décide de quoi. Le texte distinque trois catégories. La première catégorie relève de ce que sont les compétences exclusives de l'Union, celles pour lesquelles Bruxelles décide de tout. Cela concerne des domaines cruciaux: la concurrence appliqué au marché intérieur, la politique commerciale extérieure et la politique monétaire par l'intermédiaire de la BCE.Ensuite il s'agit de compétences d'appui ou partagées mais les Etats récupèrent ces dernières compétences (partagées) seulement si l'Union passe la main.
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Posté par politi'chienne de vie , le 21/03/2005
En 1981, la France a dit NON à VGE et J. Chirac tous deux candidats aux elections présidentielles.En 1988, nous avons redit NON à Chirac qui venait de nous gratifier de 2 années calamiteuses en tant que premier ministre.
En 1995, VGE avait évoqué très sérieusement l'idée qu'il puisse être candidat aux présidentielles, il a laissé Balladur y aller à sa place avec le résultat que l'on sait.
En 1997 après la dissolution de l'assemblée, la France a pu redire NON à Chirac. Celui-ci, pas du tout gaulliste dans l'âme, n'est pas parti à Baden-Baden et nous a joué la cohabitation. En 2002, seul 18% des français lui ont dit OUI au premier tour et les 82% du deuxième tour ne s'explique que par la présence de Lepen.
En 2004 la France a redit NON à Chirac et Raffarin aux elections cantonales, régionales et européennes. Ils ne sont pas partis et on parle d'un possible troisième mandat pour Chirac. Alors dire NON à la Constitution c'est dire une nouvelle fois NON à VGE et Chirac en espérant que cette fois ils se décideront pour de bon à prendre leurs retraites!!!
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Posté par CG , le 20/03/2005
Vous ne vous êtes pas trompé, ce courriel a bien sa place dans le camp du NON.Voyez plutôt :
Plus le NON augmente, plus nous sommes en position de force pour faire cracher des augmentations de salaires à ce gouvernement sponsorisé par le MEDEF. C'est vraiment inoui, qui l'eut cru il y a moins d'un mois ?
Encore un petit effort amis salariés, l'édifice est ébranlé et prêt à céder !
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Posté par Frederic , le 21/03/2005
Bonjour.Je n'ai pas grand chose a dire que cette constitution c'est une mauvaise chose pour la France et pour l'Europe.
Car nous souverainiste que voulons nous?
Nous voulons tout d'abord une Europe d'état nation et NON une Europe fédéral.
Nous souverainiste voulons une Europe indépendante face au Etats-Unis.
Hors la Grande Bretagne et les pays de l'est ne le permettent pas.
Nous sommes contre toute Europe fédéral que les traites de l'UDF et du PS rêve.
Nous voulons que la France, notre pays, notre patrie continue a exister et a rayonner dans le monde.
Nous voulons que notre identité, notre langue, notre culture, notre histoire survive et non tronqué comme le prevoit les fédéralistes.
Nous souverainiste nous aimons la France et nous aimons l'Europe.
Nous voulons une France républicaine, ouverte sur le monde avec son esprit de tolerance habituelle.
En un mot nous disons OUI A LA FRANCE!
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Posté par Pimba , le 21/03/2005
Il n'y avait déjà pas d'entente à 15... J'étais donc logiquement contre le passage à 25...Et maintenant une constitution ouvrant la voie à des imbéciles du calibre de l'ancien commissaire européen Frits Bolkestein (libéral néerlandais).
NON NON et NON !!!!
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Posté par medji , le 20/03/2005
Oui le vrai visage des socialistes de droite vient d'etre démasqué,la gauche caviar vient de se prendre les pieds dans le tapis rouge, la cfdt aussi amis du baron,sarko l'americain, c'est bien de cela qu'il s'agit.
Une europe a l'américaine,la loi de la jungle,ni foi ni loi,le plus fort gagne, une bataille mondiale entre les puissants,les peuples de la chair a canon,comme en 14, les chomeurs égale les morts de 14.
Au nom des peuples du monde, nous citoyens françàis nous voterons non
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Posté par ben_dis_donc , le 20/03/2005
Salut toi qui aime la pauvreté!
si tu aimes voir ton régime de sécurité sociale balancé aux orties
si tu aime bien voir les société francaises rachetées par les américains (et oui dans une société nationalisées comme la notre quand tu privatise il faut bien vendre a quelqu un)
si tu reve de voir la france sous commandement americains dans l otan
(demandé et obtenu par les anglais)
si tu reve d avoir une monnaie fantoche que personne ne controle qui est forte oh oui mais parce que ca arrange les ricains
si toi aussi tu veut soutenir les americains en irak parce que la majorité des imbeciles l a decidé
si tu as envie de voir les patrons se barrer chez les chinois et pointer au chomdu.
si tu vois l utilité d une banque centrale qui ne sert qu a lutter contre l inflation qui a disparu depuis vingt ans
si tu veux bien avoir l europe pour big brother
Alors vote oui a la Constitution Européenne
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Posté par Fnac , le 20/03/2005
La partie III reserve plusieurs dizaines de pages pour garantir strictement (interdictions, obligations) la libre concurrence et les profits. Par contre, elle regle les questions sociales et notamment sur l'emploi en quelques pages de bonnes intentions, ou les seuls engagements fermes sont des rapports annuels et des reunions pour en parler.
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Posté par THIERRY , le 20/03/2005
Les partisans du OUI évoquent des motifs approximatifs toujours un peu flous, ceux du NON relèvent des points précis du texte proposé.Pour moi il n'y a pas photo, trop d'éléments de ce traité sont tout simplement innacceptables! Et je suis pro européen!
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Posté par Floshy24 , le 20/03/2005
Que chacun en ait bien conscience, au moins un pays rejettera la Constitution, et ce sera très certainement le cas du Royaume-Uni.Or le texte du traité est très clair : si un seul pays le rejette, il n'entre pas en application.
Dès lors, nous devrons nécessairement rénégocier la Constitution.
Dès lors, 2 scenarii possibles : où la France vote OUI et engage donc la négociation avec comme objectif de conserver un traité le plus proche possible de l'actuel, tout en devant nécessairement faire des concessions aux Anglais pour que ceux ci puissent le voter. Et l'on sait quels types de concessions : moins de social, plus d'atlantisme...
Où la France dit NON, et elle entame les négociations avec un poids bien plus important, pouvant faire entendre ses arguments. Les autres pays devront en tenir compte s'ils souhaitent que la France puisse dire OUI par la suite. Et donc renégociation sur une base plus sociale, moins atlantiste !
C'est donc le vote NON qui s'impose !
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