Non au projet de traité de la constitution Européenne

Posté par Le Sans-culotte , le 26/05/2005

CE TCE est un ferment de guerre sociale!

De par l'INTERDICTION de toutes harmonisations fiscales, sociales et des législaions du travail, il va placer les peuples d'Europe dans une infernale compéttition économique où LA SACRO-SAINTE CONCURRENCE sera FAUSSEE par l'absence même d'HARMONISATION, il va DRESSER LES PEUPLES DE L'EUROPE LES UNS CONTRE LES AUTRES!!!

Ce texte extrêment dangereux pour la paix civile européenne, est là encore en contradiction avec lui-même (concurrence "non faussée"!!!)

Une résurgence des nationalismes est MALHEUREUSEMENT à craidre à l'intérieur même de l'U.E.

Il n'est qu'à regarder l'actualité, le processus est DEJA largement engagé et va s'accélérer avec le TCE...il sera même CONSTITUTIONNALISE

NOS DIRIGEANTS ont une attitude IRRESPONSABLE à vouloir péréniser et amplifier cette situation extrêmement dangereuse!

Et les oui-ouistes de la base, hélas! n'ont toujours pas réalisé celà !!!

DISONS NON à cette aberration dangereuse qu'est le TCE.


DEFINITIVEMENT NON!
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Posté par helio , le 26/05/2005

La France est un pays avec 54% de cons.

Un pays avec de si nombreux cons ne mérite pas d'avoir tant d'influence en Europe.

Or voter pour le non permet de perdre toute influence française en Europe.

CQFD
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Posté par RR1 , le 26/05/2005

Pour une Europe à géométrie variable

par Gérard Lafay
LE MONDE | 24.02.05 | 14h51

« Les partisans du "oui" au projet européen de Constitution se refusent à avouer leurs vraies convergences. Ils vont jouer sur la peur du vide en faisant croire à nos concitoyens que le rejet aboutirait à l'impasse et créerait le chaos. Il n'en est rien.

Non seulement, dans l'immédiat, la victoire du "non" se traduirait par le maintien des institutions actuelles, consacrées par le traité de Nice, mais elle ouvrirait la voie, sur des bases nouvelles, à une négociation réaliste avec nos partenaires.

Sans préjuger du résultat de cette négociation, on voudrait présenter ici le projet d'une solution alternative. Le rééquilibrage démocratique des institutions implique de construire une Europe efficace, adaptée au caractère hétérogène du continent, et comportant deux niveaux selon une géométrie variable.

> Le premier niveau, destiné à la coopération politique et économique au sens le plus large, fonctionnerait selon un principe intergouvernemental d'unanimité. Il permettrait, d'une part, d'éviter les conflits comme ceux que l'on a connus dans le cas de l'ex-Yougoslavie, d'autre part, de combattre efficacement le terrorisme.
Ce niveau serait celui d'une Union européenne de type confédéral, ouverte à toutes les nations démocratiques du continent jusqu'à la Russie. Elle assurerait une vaste concertation, la réconciliation des peuples, le développement préférentiel des échanges et la résolution des problèmes communs d'environnement.

Réunissant les chefs d'Etat ou de gouvernement, le Conseil européen retrouverait sa véritable fonction : définir les orientations stratégiques de l'Europe en tenant compte des intérêts de chacun. La volonté populaire serait exprimée par la règle confédérale d'unanimité. L'impulsion serait donnée par ce Conseil, assisté du Parlement européen.
La Cour de justice de l'Union serait remise à sa vraie place : renforcée dans ses moyens, elle rendrait impartialement des arbitrages entre pays plutôt que de favoriser, presque toujours, la Commission supranationale au détriment des Etats nationaux.

Dans ce niveau le plus large, le Conseil européen exercerait son pouvoir de proposition et d'action sur une agence centrale, qui remplacerait l'actuelle Commission, et dont les fonctionnaires seraient soumis au pouvoir politique, étant détachés pour une durée limitée par leurs Etats respectifs.

L'actuel projet de Constitution n'établit en effet qu'une démocratie formelle, car il continue à remettre le véritable pouvoir européen entre les mains d'experts inamovibles qui ont le monopole des propositions, érigent en dogme la politique de la concurrence, en déduisent des directives du type Bolkestein, suppriment les services publics et prétendent aligner vers le bas toutes les normes sociales. Ces experts n'ont aucune légitimité démocratique.


> Le second niveau, destiné à des coopérations renforcées, comporterait des règles de majorité qualifiée pour les Etats qui le souhaitent. Il permettrait par conséquent d'éviter les blocages pouvant résulter, éventuellement, d'une application trop générale de la règle d'unanimité. Ce niveau serait constitué par des communautés spécialisées, construites à la carte, dans chaque domaine, par les seuls Etats qui en ont à la fois l'aptitude et la volonté.

L'agence de chaque communauté serait placée sous la direction d'un conseil spécifique, doté du pouvoir de proposition et d'action, assisté par une commission parlementaire ad hoc. Les coopérations renforcées formeraient donc le cœur de l'organisation européenne, au lieu d'être conçues comme de pures exceptions.

En éclatant la Commission en agences spécialisées, on institutionnaliserait de la sorte des pratiques qui sont, de facto, en début d'application. Ainsi, on observe déjà l'existence de coopérations renforcées dans des zones particulières qui ne recouvrent pas tous les membres de l'Union européenne, ni à quinze ni encore moins à vingt-cinq.

L'espace Schengen (Europe de la libre circulation des personnes) ne comporte que treize membres. Aussi bien l'Europe d'Airbus que celle d'Ariane ne réunissent que des nombres encore plus restreints de pays, en dehors de toute intrusion de la Commission de Bruxelles ; elles sont cependant les meilleurs exemples de réussite.

Dans chaque cas, il faudrait construire les institutions appropriées. Ainsi, pour la zone euro, qui couvre actuellement douze pays membres, il n'est plus possible que la gestion de la monnaie soit confiée à une banque centrale indépendante des autorités démocratiquement élues.

Une communauté spécialisée de l'euro devrait donc être institutionnalisée pour réviser son fonctionnement. Il faudrait soumettre la BCE à l'autorité du conseil de cette communauté spécialisée, tout en inscrivant la croissance dans ses objectifs fondamentaux.

En retrouvant le goût du travail et le sens de l'effort, l'Europe devrait aussi retrouver le dynamisme scientifique qui était le sien depuis la Renaissance. La recherche est le cœur d'une stratégie de développement scientifique, technologique et industriel, qui doit permettre aux nations européennes de recoller au peloton de tête.

Le principe des coopérations renforcées permet souplesse et fluidité, au sein d'une Europe à géométrie variable. La plus grande réussite industrielle et technologique de l'Europe s'est faite par une coopération renforcée dans l'aéronautique et l'espace, à l'écart de la Commission de Bruxelles. Cet exemple montre la voie à suivre.

Dans le domaine de la diplomatie et de la défense, il est exclu qu'une communauté puisse être envisagée au niveau de l'ensemble des vingt-cinq membres actuels de l'Union européenne, a fortiori à celui d'une Europe encore plus élargie.

Néanmoins, il serait utile que certaines nations européennes puissent peser plus efficacement sur les affaires du monde, en se séparant explicitement de l'OTAN. Si un tel noyau dur pouvait être constitué, une coopération renforcée serait mise en œuvre sous la forme d'une communauté spécialisée de diplomatie et de défense, en renforçant et en harmonisant les armements et en établissant des états-majors communs pour les armées nationales.

Au lieu de se limiter à des discours inefficaces, une partie plus puissante de l'Europe pourrait alors peser sur le destin de la planète. »

Gérard Lafay est professeur à l'université paris-II (Centre d'étude et de recherche sur l'économie internationale).
http://www.nda2004.com/notrenon/etsi/a050224a.htm
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Posté par RR1 , le 26/05/2005


Au NON de la Démocratie,
Par Frédéric Couchet, Loïc Dachary, Roberto Di Cosmo, Ludovic Pénet et Gérald Sédrati-Dinet

« Parce que nous défendons la libre circulation des idées et le libre accès aux connaissances, nous sommes depuis quelques années les témoins privilégiés de l’élaboration et de l’examen d’une directive de l’Union européenne concernant les brevets logiciels [1].

Michel Rocard, rapporteur pour le Parlement européen sur cette directive, qualifiait d’« inélégances » [2], le fonctionnement biaisé des institutions européennes, qui a fortement perturbé l’élaboration de la directive sur les brevets logiciels. Ceci, alors que les citoyens européens attendent que l’adoption de ce texte ne leur ferme pas - on peut le craindre, pour longtemps - les portes d’une société où l’information et la connaissance deviennent omniprésentes.

Ainsi, avec les eurodéputés, nous avons pu ensemble constater comment la Commission européenne - que les eurodéputés n’ont la possibilité de renverser que pour des motifs de « gestion » - était perméable aux influences des lobbies représentant les firmes dominantes au niveau international. La proposition de directive sur les brevets logiciels, dont la Commission a eu l’unique pouvoir d’initiative, porte ainsi la signature de la BSA, la Business Software Alliance, conglomérat des géants de l’informatique, dominé par Microsoft [3].

Ensemble, nous avons dû travailler d’arrache-pied pour convaincre une majorité d’eurodéputés d’amender fortement en première lecture le texte de la Commission afin qu’il réaffirme que le logiciel n’est pas brevetable. [4].

Ensemble, nous avons vu comment la Commission et le Conseil des ministres, conseillés par des « experts » siégeant aux Offices des brevets, ont superbement ignoré tous ces amendements substantiels, sans donner de raison motivée valable [5].


Ensemble, nous avons déploré l’inefficacité du contrôle que sont censés exercer les citoyens et les parlements nationaux sur les décisions que prennent les représentants ministériels au Conseil :

> le ministre néerlandais votait à l’encontre du mandat reçu de la Tweede Kamer, en excusant sa position par une « erreur de traitement de texte » (sic !) [6] ;

> le gouvernement allemand en qui nombre de pays de l’Est avaient placé leur confiance, s’entendait avec la Commission pour proposer un amendement de dernière minute, retirant toute substance de son opposition revendiquée [7] ;

> le gouvernement français, n’arrivant pas à déjuger une position préparée par l’INPI [8], reniait hypocritement les engagements pris par son Président, en restant aveugle et sourd aux démonstrations prouvant que le texte auquel elle donnait son accord allait à l’encontre des louables intentions affichées par la France [9] ;

> l’Irlande, paradis fiscal pour la « propriété intellectuelle » [10] et qui assurait alors la présidence de l’Union européenne avec le parrainage de Microsoft, forçait la main à des États membres hésitants, tel que le Danemark, pour obtenir leur assentiment [11] ; etc.

La liste des forfaitures commises au Conseil est encore longue [12], et ce texte, reniant le point de vue du Parlement européen, n’a cessé [13] d’être poussé pour finalement être adopté officiellement [14], après que la mobilisation des citoyens et de plusieurs États [15] avait dénoncé les tentatives de le glisser discrètement lors de réunions du Conseil sur l’Agriculture et la Pêche [16].

Ensemble, nous avons essayé de sortir cette importante directive du bourbier dans lequel elle s’enfonçait, en demandant officiellement à la Commission européenne de prendre en compte les problèmes des brevets mis en évidence lors du débat public et de présenter un nouveau texte [17].

Alors que cette demande était soutenue par une écrasante majorité de la commission parlementaire responsable [18], par la Conférence des Présidents des Groupes politiques représentés au Parlement européen [19] et par un vote unanime de ce Parlement en séance plénière [20], nous attendons toujours que la Commission donne une explication valable de son refus à cette requête de redémarrage.

Mais le couple Commission et Conseil n’a pu, pour justifier son entêtement, qu’invoquer des « raisons institutionnelles pour ne pas créer de précédents dans les institutions européennes » [21].

Comment peut-on interpréter cela autrement que comme la volonté de ne pas remettre en cause leur omnipotence sur ces institutions ? Comment peut-on croire qu’une invitation d’un million de citoyens, telle que le prévoit l’actuel projet de Constitution pour l’Europe, à des conditions plus strictes et plus floues que le droit de pétition dont ils bénéficiaient d’ores et déjà, connaîtra un meilleur traitement ? Comment peut-on imaginer qu’une extension de la procédure de codécision, qui régit déjà cette législation sur les brevets logiciels, représente une avancée démocratique ?

Nous travaillons en ce moment pour que le Parlement réaffirme en seconde lecture son souci de l’intérêt commun [22], en dépit des lobbies du microcosme juridique et des groupes industriels [23] désireux de conforter leur position dominante.

Alors qu’au cours de plus d’une année, Conseil et Commission n’ont réussi qu’à accoucher de définitions tautologiques et trompeuses, satisfaisant ces intérêts particuliers, nous réalisons avec le Parlement européen le véritable travail législatif, conjuguant la défense du patrimoine commun des européens et celle de la majorité économique, qui dans le secteur informatique européen est constituée des multiples PME du logiciel [24].

Mais même en y parvenant lors de cette seconde lecture parlementaire, buterons-nous toujours sur la conception très particulière qu’ont certains de la démocratie ?

La question à laquelle on nous demande de répondre dimanche prochain est très claire : « Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une Constitution pour l’Europe ? ». Le sujet n’est pas de spéculer sur la facilité ou la difficulté de corriger ses graves erreurs. Il s’agit de donner une caution des citoyens à un texte qui reprend les dysfonctionnements dont nous sommes témoins, sans en corriger les causes profondes.

Parce qu’il est toujours préférable de ne pas laisser des considérations tactiques l’emporter sur les questions de fond, de ne pas oblitérer le texte, en le soumettant à un contexte hypothétique ;
parce que nous avons confiance dans nos représentants élus directement, les eurodéputés ;
parce que ce projet de Constitution ne donne, du fait de subtiles définitions de majorités, qu’un rôle secondaire au Parlement européen [25] ;
parce que cette constitution ne propose aucun moyen de s’assurer que les instances les plus puissantes - Commission, Conseil, Banque centrale européenne - puissent être contrôlées par les Européens et
parce qu’elle entérine au contraire le fait que ces instances échappent au contrôle des citoyens ;
parce qu’il y a là une régression inacceptable des droits fondamentaux conquis par nos aïeux ; et enfin,
parce que nous ne pouvons, de manière responsable, confier un tel héritage antidémocratique à nos enfants, nous affirmons UN NON CONVAINCU ET PROFONDEMENT EUROPEEN. »

Voir les nombreuses notes sur :
Mis en ligne le jeudi 26 mai 2005
http://infos.samizdat.net/article337.html
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Posté par adso , le 26/05/2005

les gens voteront a la majorité pour le non car ils ont bien compris qu'on leur demande de signer un chéque en blanc.
depuis qd une constitution regle les pb economique? merci mais nous ne voulons pas de cette europe la.
je me demande pourquoi on nous demande notre avis puisque les "elites" disent tous oui et qu'ils pensent tous que se sera la cata pour la FRANCE si le NON gagne.
moi je pense surtout a mes enfants, a leur avenir, je pense egalement a la souveraineté de notre nation : Je voterai NNNNOOONNN !!!!!!
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Posté par , le 05/06/2005

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Posté par BOUCA , le 27/05/2005

Barrot, Hollande, Cohn Bendit (un politique ?)Bayrou, et d'autres dans les dernières grandes émissions TV sur le référendum, ont été d'une rare agressivité (et d'une incorrection douteuse parfois)envers leurs contradicteurs dans les émissions de cette dernière semaine. Auraient ils connaissance de sondages plus désagréables pour eux que ceux que les médias annoncent. On va finir par le croire. Vraiment nos 90% d'élus qui vont voter OUI n'ont plus la connaissance du terrain...
On verra bien dimanche soir ! Penseraient ils déjà aux prochaines élections et peur de perdre leurs "avantages".
Le comble ce soir chez Chabot vient quand même de notre Dany le Rouge (tu te rappelles des amphis de la Sorbonne en 68 Dany ?)= annoncer en fin d'émission après avoir proné le OUI que finalement c'était les chefs d'Etat qui avaient refusés ce que les verts proposaient : UN REFERENDUM A L'ECHELLE EUROPEENE parce que c'était la bonne solution ! N'est ce pas ce que les partisans du NON réclame à cor et à cri ?
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Posté par popolo , le 27/05/2005

Tout est dans le titre la plupart des pays ayant voté le oui sont des gouvernement et non des pays qui n'ont pas consulté le peuple qui est censé faire le pays, faire l'europe.
Comme l'avait suggerer un certain vert un referendum(consultation directe des citoyens sur une question d'interet general) europeen qui je pense n'aurait pas donner le oui vainqueur du fait que la majorite des peuples europeens sont loin d'être aises.
Cela les dirigeant le savaient et le savent et cela prouve bien que eux seuls veulent l'europe pour leur seul profit donc sans le pleuple pour leur propre interet au detriment du peuple quitte a creer plus de pauvres et a finir comme les etats unis(les entreprises font d'enormes benefices et elles licencient ou delocalisent, offre des primes de depart astronomique a des ex dirigeant et de l'autre ont du mal a accorder une miserable augmentation ou est la redistribution des richesses pourquoi ne veut on pas instaurer la taxe Tobing; si le peuple n'a pas les moyens de consommer l'economie ne peut pas tourner et c'est le fameux cercle vicieux dans lequel nous sommes, nous faisons du surplace et pourtant certain continus de s'enrichir de plus en plus....
Nous sommes en 2005 le dernier roi de france n'est plus depuis longtemps, des hommes sont morts pour essayer que l'egalite entre les soit et pourtant quand nous voyons les depenses inutiles du gouvernement francais les salaires des dirigeants, le cumul de plusieurs retraites, les repas qu'ils font dans des assiettes De Sevre qui coute une fortune(ou est l'interet? si ce n'est d'utiliser l'argent des francais, faire tourner des camion militaire a vide bruler des affaire militaire pour avoir un budget de la defense toujours aussi consequent des rond point inutiles des ponts inutiles.... et j'en passe,et d'un autre cote on demande au peuple francais de faire des sacrifices ont leur demande toujours des effort taxe, impots, d'economiser sur certaines choses.
Il est toujours plus facile de dépenser l'argent des autres que le sien...
Je n'ai pas l'impression que l'epoque où les nobles regnaient et le reste du peuple survivaient, est revolu (gabelle,dime ont changer simplement de nom...)je dirait même que c'est encore pire aujourd'hui.
Tout cela pour dire que la france n'est pas un cas isole et qu'il en va de meme pour les autre pays ceux la meme qui ont voté oui pour la constitution et que par consequent elle n'est positive que pour les gens au pouvoir, la world company et n'est pas du tout sociale.
Si l'europe c'est le peuple alors pourquoi ce sont des technocrates(qui sont detachés de la realite du quotidien du peuple)qui doivent decider.
Comme pour un autre intervenant, oui a une europe mais pas à celle de cette constitution.
Oui a une europe qui est sont mot a dire dans le monde qui puissent exiger par exemple aux etats unis de faire ce qu'il faut pour moins polluer, encourager, baisser les produits favorisant l'energie propre(panneaux solaire....) oui pour une europe plus verte, oui pour une europe redistributrice des richesses, oui pour une europe plus forte mais pas a la maniere des etats unis.
Certains vont dire que je reve mais.........
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Posté par Gabriel , le 14/04/2005

Foulant aux pieds les principes fondateurs de la démocratie, le « traité constitutionnel » entérine l’attribution de tous les pouvoirs au couple exécutif Conseil des ministres-Commission : c’est ainsi que le pouvoir législatif (l’exécutif européen a l’exclusivité de l’initiative des lois !), le pouvoir exécutif, et le pouvoir judiciaire (c’est l’exécutif qui intente, ou pas, les actions en justice aux fins de respect de la Constitution) sont dans les mêmes mains !

Avec la confusion des pouvoirs, c’est un premier rempart essentiel contre la tyrannie qui nous échappe !

(Extrait de l'étude d'Etienne Chouard)
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Posté par jibe , le 14/04/2005

Par Jean de la Fontaine. Pec William Abitbol


Quinze grands ducs s'ennuyaient. Sans penser à malice,
Ils en convièrent dix autres à faire une grande Suisse.
Les nouveaux invités ne se le firent pas dire
Et voulurent aussitôt leur morceau de l'Empire.

Las ! De morceau ou d'Empire, il n'y en avait plus guère
Et ce qui prospérait c'était bien la misère.
Le labeur désertait les champs comme les villes,
L'argent devenait rare et de plus en plus vil.

L'Empire faisait pitié, devenu famélique
Tandis que s'engraissaient la Chine et l'Amérique.
Personne ne comprenait.
Ne s'était-on doté de la même monnaie ?

L'euro, qui rayonnait du Tage à la Baltique
Répandant ses bienfaits jusqu'à l'Adriatique ?
Et d'avoir sur le Main
Un bel aréopage

Pour veiller sur nos gains
N'était-ce pas plus sage
Que de laisser chacun
Libre de son usage ?

Il y eut conciliabule.
On y vint de partout et même d'Istanbul.
Pour mener le débat, on prit un vieux babouin
Qui depuis vingt cinq ans s'ennuyait dans son coin.

Un Aigle, c'est bien le moins, eut l'idée qui fit mouche
Ce fut un mot magique qui sortit de sa bouche.
"Constitution" dit-il. Aussitôt effacés
Furent tous les soucis jusqu'alors ressassés.

"Constitution, bien sûr, ne l'ai-je toujours dit"
Se rengorgea le Coq. Même le Lion s'y rendit.
On se congratula munis d'un tel viatique,
Où tout était prévu y compris la musique.

Chacun rentra chez soi répandre la nouvelle.
Les marquis en tous lieux célébraient la libelle
Dansaient sur les estrades, trônaient dans les gazettes.
On conviât les manants à être de la fête.

"Ma foi dit le Lapin, mais où est ma luzerne ?"
Il vous faut sur ce point éclairer ma lanterne.
"Constitution ? fort bien" avança le Renard,
"Mais qui me fournira les poules et le canard ?"

Là haut on s'esbaudit devant tant d'ignorance.
"Les pauvres, se dit-on, se croient toujours en France.
Nous traitons en ce lieu d'une Constitution
Et non point de leurs maux la moindre solution".

On fait venir l'Agneau, réputé plus docile
Qui plutôt que loups choisit les imbéciles
Les grenouilles jurèrent ne plus vouloir de grue,
Le corbeau rappela qu'on ne l'y prendrait plus.

La question appartient à celui qui la pose
La réponse, bien souvent, à ceux qui s'y opposent.

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Posté par Constance , le 14/04/2005

A l'image de Pascal Lamy reconnaissant que les tenants du non ont des arguments et que le TCE possède quelques "imperfections", mais qu'il faut d'abord le voter pour pouvoir ensuite l'améliorer (ENORME MENSONGE !)... les oui-ouistes se fichent de la volonté des peuples comme de l'an 40.

La pauvreté de leurs arguments, qui oscillent entre pure incantation, clichés affligeants et grossiers mensonges, est le reflet exact de cette Europe technocratique "éclairée" qu'ils concoctent loin de nos regards... Votez oui, on s'occupe du reste !
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Posté par Olivier , le 14/04/2005

Magnifique poème de Victor Hugo, tiré des « Orientales », qui ne tombera jamais à l'épreuve de français du baccalauréat. Allez savoir pourquoi :

Les Turcs ont passé là. Tout est ruine et deuil.
Chio, l'île des vins, n'est plus qu'un sombre écueil,
Chio, qu'ombrageaient les charmilles,
Chio, qui dans les flots reflétait ses grands bois,
Ses coteaux, ses palais, et le soir quelquefois
Un chœur dansant de jeunes filles.
Tout est désert. Mais non ; seul près des murs noircis,
Un enfant aux yeux bleus, un enfant grec, assis,
Courbait sa tête humiliée ;
Il avait pour asile, il avait pour appui
Une blanche aubépine, une fleur, comme lui
Dans le grand ravage oubliée.
Ah ! pauvre enfant, pieds nus sur les rocs anguleux !
Hélas ! pour essuyer les pleurs de tes yeux bleus
Comme le ciel et comme l'onde,
Pour que dans leur azur, de larmes orageux,
Passe le vif éclair de la joie et des jeux,
Pour relever ta tète blonde,
Que veux-tu ? Bel enfant, que te faut-il donner
Pour rattacher gaîment et gaîment ramener
En boucles sur ta blanche épaule
Ces cheveux, qui du fer n'ont pas subi l'affront,
Et qui pleurent épars autour de ton beau front,
Comme les feuilles sur le saule ?
Qui pourrait dissiper tes chagrins nébuleux ?
Est-ce d'avoir ce lys, bleu comme tes yeux bleus,
Qui d'Iran borde le puits sombre ?
Ou le fruit du tuba, de cet arbre si grand,
Qu'un cheval au galop met, toujours en courant,
Cent ans à sortir de son ombre ?
Veux-tu, pour me sourire, un bel oiseau des bois,
Qui chante avec un chant plus doux que le hautbois,
Plus éclatant que les cymbales ?
Que veux-tu ? fleur, beau fruit, ou l'oiseau merveilleux ?

- Ami, dit l'enfant grec, dit l'enfant aux yeux bleus,
Je veux de la poudre et des balles.

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Posté par Tess , le 14/04/2005

"Europe indépendante", "Europe puissance", "Europe mammouth" contre-pouvoir des "mammouths chinois, indien, américain" (dixit Jack Lang sur RTL l'autre jour !)... tous ces arguments fumeux, ces slogans en peau de lapin sont balayés par la simple lecture de l'article I-41 du TCE, qui soumet la défense européenne à l'OTAN et donc aux USA...

Lisez donc la Constitution !
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Posté par Laurent , le 14/04/2005

Traité interminable, illisible, incompréhensible, inamendable... Pour un simple contrat, un seul de ces défauts suffirait pour ne pas signer. Alors pour une Constitution dont dépendent nos vies et nos libertés !

La voie la plus sage et la plus raisonnable consiste donc à lui appliquer le sacro-saint "principe de précaution". Car après tout, c'est une question de santé publique, non ?
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Posté par Gwinruz , le 14/04/2005

Après avoir de nouveau du entendre et me confronter au discours d'un militant du Parti Socialiste en faveur du Oui dans un débat à l'Université, je pense désormais qu'il est très simple de convaincre et d'expliquer pourquoi un Oui de Gauche est tout simplement une arnaque intellectuelle...

Il est d'ailleurs assez flagrant de remarquer que sur la scène médiatique, seuls les partisans du Non s'appuient sur le texte et non sur de vastes idées abstraites pour étayer leurs propos... Au contraire, nombre de partisans du Oui dit "de gauche" au référendum, sous prétexte d'une sortie de livre ou autre, profitent de nombre d'émissions radio et télévisées non-politiques pour éviter d'avoir à soutenir une quelconque contradiction. Mais cela est finalement assez simple à concevoir dans leur cas... Tout simplement parce que le texte est en soit une constitution de droite, à savoir économiquement ultra-libérale et politiquement oligarchique et que cette constitution prévaudra, de par sa nature constitutionnelle, sur toutes les lois possiblement adoptées par le gouvernement européen... C'est à dire que la logique économique libérale annoncée comme objectif de l'Union Européenne [qui se fonde "sur le respect du principe d'une économie de marché ou la concurrence est libre et non-faussée" (I-3)] n'est plus un choix politique et donc réversible mais bien un élément constitutionnel, irréversible de par l'unanimité requise pour la modifier, et ayant force juridique supérieure à toute autre loi votée dans le cadre européen ou national.

Il est donc pour moi tout simplement impossible de défendre un Oui de gauche, qui est une absurdité par nature au vu du contenu de cette constitution...

1. Après l'adoption de cette constitution, il sera tout bonnement impossible, même avec un parlement européen à 90% de gauche, de mener une politique sociale, étant donné qu'elle se trouvera en contradiction obligatoire avec l'article cité ci-dessus, obligeant toute politique à respecter le cadre d'une "concurrence libre et non-faussée". Dans les faits, cela veut simplement dire que toute subvention publique sous quelque forme que ce soit, à une activité de service, ou de commerce, est interdite car faussant la concurrence. Plus précisément, il sera impossible à tout gouvernement, tout socialiste qu'il soit, de verser des subventions à l'emploi, de verser des aides ou primes à l'environnement, de gérer des services publics (donc non-concurrentiels par nature et par objectifs) puisque si subvention publique il y a, le jeu de la concurrence est naturellement faussé. J'aimerais alors que l'on m'explique plus précisément comment les partisans d'un Oui de gauche espèrent pouvoir mener des politiques sociales ou humanistes sans pouvoir verser un centime d'argent public à un secteur d'activité quelqu'il soit. (dans un autre ordre d'idée, sans argent public, Airbus, c'est fini...) Par ce simple article I-3, repris en III-69 et III-70, les services publics de santé (les hopitaux ne peuvent fonctionner selon les règles de la concurrence), d'éducation (les facultés vont devoir se séparer des activités "non-rentables"), de transports, de communication, sont interdits par ce traité de constitution européenne... Je ne vois pas où existera la possibilité de mener une politique de gauche dans le cadre d'une constitution de droite, puisque la constitution commande à toute autre norme juridique. Citons en ce sens, l'article III-166 : "Les entreprises chargées de la gestion de services d'intérêt économique général ou présentant le caractère d'un monopole fiscal sont soumises aux dispositions de la Constitution, notamment aux règles de la concurrence" Un service public concurrentiel... quel tour de force intellectuel... il me semblait pourtant que le but d'un hopital, d'une université, d'un théatre public, n'était pas de faire du profit mais de donner accès aux droits fondamentaux, pour tous, grâce à l'argent public, et donc de façon évidemment a-concurrentielle...

2. L'argument présenté face à cette impossibilité de mener une politique publique sociale et humaniste dans un cadre légal faisant prévaloir la concurence économique sur toute autre loi, est d'expliquer tout simplement qu'une fois au pouvoir en Europe (ils ne perdent pas le nord... Mais ceci une autre histoire...), la gauche dite réformiste modifiera tout simplement la constitution afin d'en effacer les obligations néo-libérales (qu'ils reconnaissant, donc). Ils s'engagent donc, à emporter l'unanimité des 25 membres afin de faire de ce texte le contraire de ce pour quoi ils ont voté... La même unanimité qui rend par contre totalement improbable la proposition d'un nouveau traité... Belle preuve d'arnaque intellectuelle s'il en est... Cette règle de l'unanimité figera la construction européenne sur ce traité. Il n'est donc en rien une progression, une avancée, il est au contraire le couronnement d'un europe organisée selon des principes économiques uniquement, sans possibilité politique de s'y opposer ou même d'en atténuer les dommages sur les peuples. Après avoir voulu faire croire qu'une politique de gauche était possible sous une constitution qui institue la concurrence comme objectif constitutionnel, ils veulent également faire croire qu'une constitution à laquelle tout le monde aura dit Oui, sera modifiable à l'unanimité dans le sens contraire 5 ans plus tard... Naïveté ou réelle manipulation?! Je penche en tout cas pour le second cas.

3. En effet, si depuis que les partisans d'un Oui dit de gauche, ou de combat (combat pour qui? pour quoi?) ont eu en Europe des parlements acquis à leur cause, ils avaient véritablement voulu contraindre les règles économiques à ne pas s'opposer au droit des peuples, ils l'auraient fait. Se souvenant de la promesse de Jacques Delors : "Acceptez le traité de Maastricht et nous ferons l'Europe sociale tout de suite après", et se souvenant du fait que les socialistes ont occupé, pendant 3 ans, 13 des 15 gouvernements de l'Union, il semble vraiment naïf de penser qu'après avoir validé ce traité et face à des gouvernements aujourd'hui de droite, étant donné l'échec de la "gauche" européenne, ils seront en mesure, ni n'auront l'objectif de remettre les droits humains au-dessus des objectifs économiques et financiers.


Voilà en trois points pourquoi il ne peut exister de Oui de gauche, accepter ce traité est un acte politique de droite, et il ne peut en être autrement. Il ne peut exister de Oui de gauche car cette constitution inscrit comme acquis indépassable et irréversible les théories économiques néo-libérales à la base de l'Union européenne :
"L'union contribue conformément à l'intérêt commun, au développement harmonieux du commerce mondial, à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et aux investissements étrangers directs et à la réduction des barrières douanières et autres" III-314
"L'Union offre à ses citoyens un espace de liberté de sécurité et de justice sans frontières intérieures, et un marché intérieur ou la concurrence est libre et non-faussée" I-3...

Prôner un Oui de gauche est donc tout simplement un leurre intellectuel. Bien au contraire, il s'agit d'un oui de soumission aux volontés des milieux financiers et marchands, et non de pseudo-réalisme, un Oui de compromission et non de compromis. Il s'agit d'un Oui de libéralisation et de mépris des peuples et de leur droit, il s'agit d'un Oui de têtes basses et de démission politique, il s'agit d'un Oui mensonger et irrationnel. Il n'existe pas et ne peut exister de Oui de gauche, car être de gauche, et faire primer les droits humains individuels et collectifs sur les volontés économiques, c'est refuser d'accepter que ces vélléités libérales ne soient érigées en tables de loi de la construction européenne.

Etre de gauche, c'est résister aux pressions du monde de la finance, qui ne peut avoir les mêmes objectifs qu'un pouvoir politique garant de l'intérêt général. Etre de gauche, c'est croire que la politique peut et doit placer les peuples au-dessus des règles économiques, quelles qu'elles soient. Etre de gauche, c'est comprendre que le réalisme n'est pas du côté de ceux qui refusent de constater l'échec sociétal du système écononique libéral.

Etre de Gauche face à ce traité constitutionnel, c'est relever la tête et redonner enfin aux peuples d'Europe la possibilité de refuser que leur avenir soit soumis aux seules règles économiques. Etre de gauche face à ce traité constitutionnel, c'est redevenir citoyen, refuser de n'être qu'un agent économique, refuser de soumettre son existence et celles de ses enfants au seul objectif de rentabilité.

Etre de Gauche le 29 Mai, c'est dire Non.
Dire Oui c'est renoncer. Point.
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Posté par SINSON , le 14/04/2005

LES MOUTONS DE PANURGE SONT PRES A REPARTIRENT COMME EN 2002 EN OUBLIANT LES REGRETS QUE CETTE ELECTION BANANIERE A LAISSER . UN PEU DE COURAGE QUE DIABLE ? DIRE NON EST DEFOIS PLUS POSITIF QUE OUI ?
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Posté par RilaX , le 14/04/2005

Bonjour a tous,
j'ai trouvé un texte tres interessant, presque "pedagogique" (en faveur du non soyons clair). Ce texte reprend dans un exemple nu cas concret pour bien nous faire comprendre comment la codecision est bien democratique : la directive sur les brevets logiciels.

Pour ceux qui veulent lire tout l'article, il est sur le site de samizdat :
http://infos.samizdat.net/article333.html

Et pour l'exemple des brevets logiciels, je le recopie ici (attention c'est un peu long, mais tellement instructif) :

"Vous ne savez pas ce que c’est un brevet logiciel ? C’est grave, parce que le futur de l’industrie informatique européenne, et de millions d’emplois qualifiés dans toute l’Europe dépend de cela, ainsi qu’une bonne partie de nos libertés et de notre indépendance, au sens le plus large : je vous conseille alors de vous informer au plus vite, par exemple en partant du site de la campagne contre les brevets logiciels [6].

Mais ce n’est pas nécessaire de savoir ce qu’est un brevet logiciel pour suivre pas à pas l’application de la procédure de codécision qui a été utilisée pour les introduire en Europe, et il s’agit d’une histoire très instructive, vu que c’est cette même procédure qui sera gravée dans le marbre si le Traité est approuvé ; asseyez-vous donc confortablement, reprenez votre souffle, et allons-y :

- en 2002, la Direction du Marché intérieur de la Commission européenne (dirigée par Frits Bolkestein, plus connu en ce moment pour une autre directive dont il est aussi l’inspirateur) soumet (première étape de la codécision) la proposition de directive 2002/0047, visant à introduire en Europe les brevets logiciels sous prétexte de vouloir harmoniser les législations nationales portant sur les brevets, et entourée de déclarations de responsables selon lesquelles l’industrie informatique européenne est demandeuse de la directive ;

- Toujours en 2002 Jacques Chirac, candidat à la Présidence de la République française, déclare : « Autoriser les brevets sur les logiciels mettrait l’Europe sous la coupe des entreprises américaines. Il faut refuser la vassalisation technologique vis-à-vis des Etats-Unis et soutenir le logiciel libre, la créativité de l’informatique française et européenne et notre indépendance technologique. »

- en analysant le document informatique fourni par la Commission, des informaticiens découvrent qu’il a été rédigé avec l’aide matérielle de la BSA, une association privée regroupant essentiellement des grandes industries du logiciel nord-américaines

- en peu de temps, des pans entiers de la société civile européenne se mobilisent contre la directive : économistes, universitaires, petites, moyennes et grandes entreprises européennes du logiciel, développeurs indépendants, acteurs du logiciel libre, hommes politiques crient haut et fort leur opposition à une directive qui menace de détruire l’industrie logicielle européenne. La CEA-PME, organisation regroupant 22 associations de PME de 19 pays différents représentant en tout plus de 500 000 entreprises, proteste vivement [7] et elle est rejointe par la CEDI (Confédération Européenne des Indépendants) et la ESBA (European Small Business Alliance), ce qui porte le total à plus de 2.000.000 de PME ; des appels signés par des scientifiques illustres sont diffusés ; des dizaines de milliers de sites web sont temporairement obscurés pour attirer l’attention sur ce projet de directive ; le site NoEPatents [8] recueille plus de 380.000 signatures, dont plus de 3.000 de PDG européens

- le 24 septembre 2003, cette mobilisation sans précédents porte ses fruits : le Parlement européen tout entier (en séance plénière) vote (deuxième étape de la codécision) par 361 voix pour, 157 contre et 28 abstentions, un ensemble d’amendements à la directive, ce qui la transforme en un texte qui interdit clairement les brevets logiciels

- la proposition amendée est examinée par un groupe de travail nommé par le Conseil des ministres, qui après plusieurs mois de négociations secrètes, produit un document de compromis (sic !) qui élimine les amendements du Parlement et réintroduit la proposition initiale de la Commission, durcie

- le 18 mai 2004, lors d’une réunion du Conseil des ministres est voté avec une courte majorité un accord politique sur une « position commune » qui reprend le document de compromis

- dans les mois qui suivent, différentes présidences tournantes (Irlande et Hollande) du Conseil essayent de transformer cet accord de principe en adoption officielle du texte sans vote (dans le jargon communautaire, cela s’appelle un A-item), trois fois, dont une, en Décembre 2004 pendant une réunion sur l’Agriculture et la Pêche (sic !) ; à chaque fois ces tentatives se soldent par un échec, grâce à l’intervention de la Pologne. Pendant ce temps là les représentants français ne disent rien

- la presse se fait écho d’une rencontre en novembre 2004 entre le premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen et Bill Gates, le fondateur de Microsoft, pendant laquelle ce dernier aurait menacé de faire cesser l’activité de l’éditeur Navision au Danemark (800 emplois, rachetée par Microsoft en 2002) si la directive européenne sur la brevetabilité n’était pas adoptée.

- ce même mois de novembre 2004, Bill Gates est reçu avec les honneurs usuellement réservés aux chefs d’état par Jacques Chirac, président de la république, qui avait déclaré en 2002 « le projet de directive européenne sur la brevetabilité des logiciels n’est pas acceptable » [9]

- le premier février 2005, Bill Gates s’entretient à Bruxelles avec des responsables politiques

- une commission du Parlement Européen demande formellement à la Commission de retirer la directive ; cette demande est ignorée ;

- le 5 mars 2005, le parlement Danois vote une motion obligeant son gouvernement à bloquer la directive, si elle était reproposée

- la présidence luxembourgeoise remet à l’ordre du jour d’une réunion du conseil du 7 mars 2005, toujours comme point à adopter sans discussion, et passe en force, en refusant de l’enlever de l’agenda quand le ministre Danois le demande

- le représentant français ne dit rien. On est légitimement en droit de se demander ce qui s’est passé, comme tractation ou pression en novembre 2004

- maintenant, (regardez à nouveau le schéma), le seul choix raisonnable du parlement devant le mépris profond et l’obstination du Conseil est de rejeter la directive, mais pour cela il faut la majorité des membres élus (et non pas des votants)

Vous êtes perdus ? C’est normal, mais ne paniquons pas, on peut tout résumer en quelques lignes : une directive est proposée par la Commission, contenant des propositions qui semblent issues de groupes de pressions nord-américains, mais que la Commission prétend être simplement une réponse aux demandes de l’industrie européenne ; des centaines de milliers de professionnels de l’informatique, et des associations regroupant plus de deux millions de PME européennes, concernés au premier chefs par la directive, s’insurgent et déclarent qu’ils n’en veulent pas, qu’elle pourrait détruire l’industrie européenne du logiciel ; le parlement européen entend ce cri de douleur et modifie la directive pour retirer le brevet logiciel ; la présidence du conseil des ministres décide d’ignorer les modifications du parlement, les protestations de la société civile, l’opposition de plusieurs membres du conseil des ministres (Pologne, Danemark, etc.), la demande de la commission du parlement, et passe enfin en force ce texte après des visites et pressions suspectes de PDG de grands groupes nord-americains, laissant maintenant le parlement avec comme seule option de rejeter le texte, mais avec une majorité qualifiée.

Est-ce cela de la démocratie ? Absolument pas. Mais, vous me direz, ce n’est pas le rôle de la Communauté Européenne que d’être démocratique, avant l’arrivée de la Constitution.

D’accord, posons alors une autre question : est-ce cela défendre les intérêts économiques européens ? Pas non plus. Cela ressemble beaucoup plus au succès d’un lobby industriel nord-américain contre l’ensemble de la société civile européenne."



J'ai envie de rappeler aussi l'histoire du textile ... des importations chinoises qui explose, que la commission avait été prevenu par un paquet de gens qu'il fallait pas lever les quotas. Mais bon ... Ils savent mieux que les autres ce qui est bon pour l'europe.
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Posté par Mocleba , le 14/04/2005

Je n'ai rien vu dans cette constitution qui m'assure que les droits sociaux durement acquis au fil de l'histoire par les pays fondateurs seront effectifs dans les autres pays de l'Union qui ont été maryrisés par l'Histoire... pourquoi croyez vous que les entreprises délocalisent?... on parle de supranationalité, ok cela ne me gène guère, mais elle est déjà à deux vitesses et c'est là que je me dresse! il n'y pas une avancée sociale mais un recul flagrant aux yeux de l'Histoire, ce que nos pères et mères ont payés de leur sueur et de leur sang ne doit il pas être un acquis pour tous les peuples de l'Europe? considérez nous comme des êtres humains et non comme des agents économiques et vous me comprendrez...
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Posté par Ranchin , le 14/04/2005

Il est des heures graves dans l'histoire d'un peuple où sa sauvegarde tient toute dans sa capacité de discerner les menaces qu'on lui cache.

L'Europe que nous attendions et désirions, dans laquelle pourrait s'épanouir une France digne et forte, cette Europe, nous savons depuis d'hier qu'on ne veut pas la faire.

Tout nous conduit à penser que, derrière le masque des mots et le jargon des technocrates, on prépare l'inféodation de la France, on consent à l'idée de son abaissement.

En ce qui nous concerne nous devons dire NON.

En clair, de quoi s'agit-il ? Les faits sont simples, même si certains ont cru gagner à les obscurcir.

L'élection prochaine de l'Assemblée européenne au suffrage universel direct ne saurait intervenir sans que le peuple français soit directement éclairé sur la portée de son vote. Elle constituera un piège si les électeurs sont induits à croire qu'ils vont simplement entériner quelques principes généraux, d'ailleurs à peu près incontestés quant à la nécessité de l'organisation européenne, alors que les suffrages ainsi captés vont servir à légitimer tout ensemble les débordements futurs et les carences actuelles, au préjudice des intérêts nationaux.

1. Le gouvernement français soutient que les attributions de l'Assemblée resteront fixées par le traité de Rome et ne seront pas modifiées en conséquence du nouveau mode d'élection. Mais la plupart de nos partenaires énoncent l'opinion opposée presque comme allant de soi et aucune assurance n'a été obtenue à l'encontre de l'offensive ainsi annoncée, tranquillement, à l'avance. Or le président de la République reconnaissait, à juste raison, dans une conférence de presse récente, qu'une Europe fédérale ne manquerait pas d'être dominée par les intérêts américains. C'est dire que les votes de majorité, au sein des institutions européennes, en paralysant la volonté de la France, ne serviront ni les intérêts français, bien entendu, ni les intérêts européens. En d'autres termes, les votes des 81 représentants français pèseront bien peu à l'encontre des 329 représentants de pays eux-mêmes excessivement sensibles aux influences d'outre-Atlantique.

Telle est bien la menace dont l'opinion publique doit être consciente. Cette menace n'est pas lointaine et théorique : elle est ouverte, certaine et proche. Comment nos gouvernants pourront-ils y résister demain s'ils n'ont pas été capables de la faire écarter dans les déclarations d'intention ?

2. L'approbation de la politique européenne du gouvernement supposerait que celle-ci fût clairement affirmée à l'égard des errements actuels de la Communauté économique européenne. Il est de fait que cette Communauté - en dehors d'une politique agricole commune, d'ailleurs menacée - tend à n'être, aujourd'hui, guère plus qu'une zone de libre-échange favorable peut-être aux intérêts étrangers les plus puissants, mais qui voue au démantèlement des pans entiers de notre industrie laissée sans protection contre des concurrences inégales, sauvages ou qui se gardent de nous accorder la réciprocité. On ne saurait demander aux Français de souscrire ainsi à leur asservissement économique, au marasme et au chômage. Dans la mesure où la politique économique propre au gouvernement français contribue pour sa part aux mêmes résultats, on ne saurait davantage lui obtenir l'approbation sous le couvert d'un vote relatif à l'Europe.

3. L'admission de l'Espagne et du Portugal dans la Communauté soulève, tant pour nos intérêts agricoles que pour le fonctionnement des institutions communes, de très sérieuses difficultés qui doivent être préalablement résolues, sous peine d'aggraver une situation déjà fort peu satisfaisante. Jusque-là, il serait d'une grande légèreté, pour en tirer quelque avantage politique plus ou moins illusoire, d'annoncer cette admission comme virtuellement acquise.

4. La politique européenne du gouvernement ne peut, en aucun cas, dispenser la France d'une politique étrangère qui lui soit propre. L'Europe ne peut servir à camoufler l'effacement d'une France qui n'aurait plus, sur le plan mondial, ni autorité, ni idée, ni message, ni visage. Nous récusons une politique étrangère qui cesse de répondre à la vocation d'une grande puissance, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies et investie de ce fait de responsabilités particulières dans l'ordre international.

C'est pourquoi nous disons NON.
NON à la politique de la supranationalité.
NON à l'asservissement économique.
NON à l'effacement international de la France.

Favorables à l'organisation européenne, oui, nous le sommes pleinement. Nous voulons, autant que d'autres, que se fasse l'Europe. Mais une Europe européenne, où la France conduise son destin de grande nation. Nous disons non à une France vassale dans un empire de marchands, non à une France qui démissionne aujourd'hui pour s'effacer demain.

Puisqu'il s'agit de la France, de son indépendance et de l'avenir, puis qu'il s'agit de l'Europe, de sa cohésion et de sa volonté, nous ne transigerons pas. Nous lutterons de toutes nos forces pour qu'après tant de sacrifices, tant d'épreuves et tant d'exemples, notre génération ne signe pas, dans l'ignorance, le déclin de la patrie.

Comme toujours quand il s'agit de l'abaissement de la France, le parti de l'étranger est à l'oeuvre avec sa voix paisible et rassurante. Français, ne l'écoutez pas. C'est l'engourdissement qui précède la paix de la mort.

Mais comme toujours quand il s'agit de l'honneur de la France, partout des hommes vont se lever pour combattre les partisans du renoncement et les auxiliaires de la décadence.

Avec gravité et résolution, je vous appelle dans un grand rassemblement de l'espérance, à un nouveau combat, celui pour la France de toujours et l'Europe de demain.

Jacques Chirac 07/12/1978
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Posté par Erio , le 14/04/2005

En 2002, la Gauche a moralement forcé ses électeurs à voter Chirac pour faire barrage à Le Pen. Elle n'a pas arrêté de dire que ce n'était pas un plébiscite de Chirac, qui n'a pas arrêté de se servir de ses 82% pour passer outre la volonté des Français.
Et cette fois-ci, la même alliance Hollande-Chirac voudrait nous faire croire que le Non de gauche ou de droite a la même valeur que celui de l'extrême-droite ou que l'extrême-gauche ? Un peu de cohérence, que diable. Et de dignité aussi.
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