Non au projet de traité de la constitution Européenne

Posté par Le Sans-culotte , le 14/03/2005

...Alors lisez par exemple ce qu'écrit un partisan du OUI , à propos de la transformation du "DROIT AU TRAVAIL" inscrit dans notre constitution, en "DROIT DE TRAVAILLER" inscrit dans le texte européen:

"Il est aussi ridicule de reconnaître juridiquement un DROIT AU TRAVAIL qu'un DROIT A LA SANTE"

Eclairant...et ridicule!

Pourtant,dans le premier cas, "LE DROIT AU TRAVAIL" implique le DROIT A UN REVENU DE REMPLACEMENT en cas de chômage...dans le second cas, "LE DROIT DE TRAVAILLER"...implique simplement...LE DROIT DE NE PAS TRAVAILLER"

Quant à l'accès pour tous à la santé, ce "luxe" , évidemment ne peut être maintenu que grâce à l'existence de SERVICES PUBLICS que le texte européen vise à supprimer et remplacer par des "SIEG" soumis à la concurrence "NON CONTRARIEE"!T

TOUT CECI N'EST PAS ANODIN!

AVANT DE VOTER,LISONS AU MOINS LE TEXTE !
(téléchargeable gratuitement et intégralement par exemple sur www.france.attac.org
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Posté par Spitfire-mk-V , le 14/03/2005

Aucun argument a proposer, juste une question de feeling et l'impression qu'il y a qq chose de caché dans les petites lignes du contrat.
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Posté par Jean-Claude , le 14/03/2005

Déception et tristesse pour JP RAFFARIN qui doit passer par toutes les volontés du Président de la République.Le Général disait que la politique de la France ne se faisait pas à la corbeille, elle ne doit pas se faire sous la pression de la rue.
En politique il faut du courage et ne pas chercher à plaire ou à gagner à tout prix.
Si pour ne pas perdre en Mai, il faut céder à tout, alors je dis NON et NON.
Du COURAGE Messieurs !!!!
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Posté par fabrice , le 14/03/2005

Dire oui à cette constitution c'est abandonné notre sécurité sociale au profit des banques, des assurances ou mutuelle dans le but de repondre à une soit disant concurrence.
Dire oui c'est aussi renoncer à l'allocation chomage actuelle qui n'est jamais évoquée dans le texte de la constitution
Dire oui c'est encore livré nos services publiques au privé qui sans aucun doute s'interressera plus à faire des proffits qu'à assurer une cohésion territoriale. Qui demain voudra desservir la Creuse, le Gers en électricité, il apparaît plus rentable de desservir les zones fortement urbaniser
Dire oui (et là c'est le plus grave)c'est livré le système éducatif au privé pour des raisons de libre concurrence.
Nous payons des impôts pour que sur le territoire français tout le monde ait les mêmes services (notion d'EGALITE), nos impôts servent à des actes sociaux assurés par l'Etat (notion de FRATERNITE).
Hors dans le texte de la constitution ces deux mots EGALITE et FRATERNITE ont été oubliés ou détournés de leur signification dans la constitution française au profit de la libre concurrence et du libéralisme.
Je dit non à ce maudit texte qui est tout juste bon pour ce torcher le cul.
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Posté par Serge , le 14/03/2005

Je travaille à la SNCF et déjà l'europe saccage ma socièté.
Dernière en date; un budget de 1.5 milliard d'euro sera attribué au Fret SNCF (800 millions de l'état et 700 millions de la SNCF, cad notre propre argent à tous)à condition que la SNCF accepte de réduire son volume de production afin de laisser place au privé! Et cette condition, c'est Bruxelles qui nous l'impose. Même là ou nous sommes bon, il va falloir s'écarter! Mais qu'est-ce que ça veut dire? J'ai envie de travailler dans le public pour qu'il soit meilleur et profite à tout le monde comme sa mission l'impose mais l'Europe veut m'en empêcher!
La constitution de part ses textes va tout simplement supprimer les servics public. Et l'école y passera également. Le privé y formera non plus des citoyens mais des consommateurs facilement manipulables.
Danger! nouvelle forme de fascisme qui se pointe à l'horizon.
Alors je voterais bien sur NON à cette constitution
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Posté par nephro12 , le 14/03/2005

Le retrait de cette directive est un préalable au OUI à la constitution. Le senat étudie des recours à cette directive en attendant leurs réussite c'est non
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Posté par jbenard , le 14/03/2005

L'Europe qui devait porter haut les valeurs de générosité, de paix et de propérité n'est elle pas devenue aux yeux de beaucoup de nos concitoyens un échelon de plus dans l'administration de leur vie quotidienne ?

Nous en avons tellement besoin que la totalité des élus majeurs de tous bords politiques siègent à ... Paris.

Il me semble que si les ténors des groupes politiques étaient parlementaires européens l'envie de voter oui au TC serait plus évidente.

Au lieu de celà, nous voyons les politiques chercher à s'enraciner au plus profond de leur circonscription pour y manifester une mauvaise humeur bien souvent justifiée.

Maintenant, je souhaiterais que les défenseurs du OUI nous expliquent pourquoi, alors qu'il semble que les combats pour notre avenir se jouent au parlement européen, les plus grands défenseurs du TC et du "plus d'europe" semblent ne pas être motivés pour y siéger ?

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Posté par EdMa , le 14/03/2005

En écoutant les divers partisans du oui et du non, i apparaît que les "non"-istes avancent des arguments de fonds et non nécessairement anti-européen: tel L. Fabius (une constitution qui si elle était votée serait immuable car nécessitant l'unanimité), tel P. de Villiers (porte ouverte à la directive Bolkenstein qui n'est pas retirée -- possibilité à certaines entreprises de travailler dans un pays X en appliquant le droit du pays d'origine Y).

Les partisans du "oui" n'ont contredit aucun de ces arguments, se contentant d'affirmer que ce serait une "catastrophe si on votait non".

Par principe, je refuse de voter "oui" parce que ce serait une catastrophe de voter "non" alors que le "oui" comporte tant de risque.

Quand on construit quelque chose, il vaut mieux avoir des bases solides et être sûr qu'elles sont bonnes.
A ce jour, les conditions des "bonnes bases" ne semblent pas être réunies. Autant se donner le temps de construire une bonne Europe et non un truc qui va foirer.

Voter "non" ne signifie pas être anti-européen, mais au contraire, indique aux "élites constitutionnelles" qu'ils devraient revoir leur copie.
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Posté par Hj Le M , le 14/03/2005

Le CSA aux ordres s’oppose à l’égalité d’information des camps OUI et NON.

Quand il s’agit des Elections ,un organisme démocratique doit exiger un traitement égalitaire, temps et moyens d’expression, entre les opinions rivales. Id-est entre tous les Partis . Suivant le seul critère d’exister en tant qu’Association Loi 1901.

Le CSA a déjà montré sa soumission aux vrais maîtres en inventant le concept de « Grands Partis » « Petits Partis ». Pour avantager les « grands » par le paramètre du nombre de voix obtenu aux élections précédentes et/ou de nombre de députés
Il n’échappe à personne que c’est une manip indigne d’une démocratie.Puisqu’une campagne électorale doit servir aux organismes publics - qui appartiennent à tous - à faire s’exprimer toutes les opinions avec égalité de moyens .

En matière de referendum, le total des opinions , c’est 2 . Il est donc impossible pour le CSA d’appliquer à cette unique alternative son vilain critère de supériorité a priori d’un camp sur l’autre .
Mais il reste ,comme les « Grands » Partis aux ordres des maîtres Libéralistes ..qui exigent de favoriser le camp du « oui ». Alors le CSA décide de faire comme s’il n’y avait pas que 2 camps ; et donc d’en rester au système qui avantage les « Grands Partis » donc le « Oui »..
EtD. Baudis doublement marqué par ses carrières de "journaliste" et de politicien ose parler d'"équité" ....
En vérité je vous le re-re-redis avec un jeu de mots lourdingue mais légitime : depuis une trentraine d’années nous sommes en des-mots-crassie .
Hj Le M "gaulliste-vrai"
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Posté par http://www.u-blog.net/Fulcanelli , le 14/03/2005

Le débat sur le traité européen a commencé depuis quelques temps. Récemment il a fait l’objet d’une émission sur la trois. Culture et dépendances, animée par Franz-Olivier Gisbert. La campagne se fait aussi sur le terrain et sur ce plan, les partisans du Non occupent le terrain. La campagne a aussi commencé sur Internet. Sur quelques blogs comme celui de Pierre Bilger mais aussi sur nombre de forums, bien que pour l’instant, à ma connaissance, seuls les cercles gauchistes ou alors souverainistes s’activent. En visionnant l’émission, je me suis rendu compte du peu d’enthousiasme dans le camp du Oui. François Bayrou m’a impressionné dans son attitude de jésuite européiste. A la question de Nicolas Rey portant sur la motivation des jeunes, Bayrou n’a pu vendre que l’article sur la pétition qui en fait, ne donne aucun droit aux citoyens, bref pas plus que ce qui existe en France car l’article en question ne spécifie aucune compétence juridique liante entre les pétitionnaires d’une part et d’autre part le parlement et la commission. Qui donc peuvent se torcher avec les pétitions sans aucune entorse à la constitution. Pour ce qui est de la BCE, le fait anti-démocratique a été souligné mais Hubert Védrine a fait valoir que les décisions avaient été entérinées, comme celles d’Amsterdam et de Nice et qu’il est maintenant trop tard pour revenir en arrière. Evidemment, un tel argument est rejetable à tous points de vue. En 1940, en 1944 il était trop tard ? Non Monsieur Védrine, il n’est jamais trop tard. La durée n’a aucune valeur juridique, politique et encore moins éthique. Le principe de la démocratie effective est qu’elle peut être amenée à contester les faits accomplis. Si l’orientation prise par l’Europe ces quinze dernières années ne convient pas, le vote de 2005 peut représenter un signal fort adressé aux élites. D’ailleurs, les élites nationales sont déjà en voie de divorce avec les peuples, alors, avec la lointaine oligarchie de Bruxelles et ce Parlement aux langues qui font désordre, il n’y a aucune raison que cela s’arrange, d’où un deuxième fossé avec cette deuxième instance politique et sa cuisine juridique vouée à l’opacité.



Ma conviction est qu’il faut construire l’Europe différemment. Avec des principes politiques et philosophiques plus forts. Pour l’instant, le ressort européen est la coordination des Etats. C’est utile dans quelques rares domaines mais on sait que pour tout ce qui relève de l’innovation, de la création, les pilotages inhibent les individus en les caporalisant sous la bannière de gradés bureaucrates qui tirent prébendes et autres galons comme dans l’Empire napoléonien. Mon Non est philosophique. Si je doute, c’est plus de la force des concitoyens que de mes convictions politiques. Après tout, vu l’état des âmes, la marche historique proposée est un moindre mal. Il y a eu 1933, il y a eu Munich, il y a eu Vichy, la démission des peuples et la compromissions des élites. Je rejoins Henri Emmanuelli sur ce point en prolongeant son discours. Je suis repéré chez DSK pour ma mystique révolutionnaire. Voter Oui, pour un Munich social appuyant un Yalta économique. Le progrès technique est à ce prix. Les élites ont le pouvoir. Les peuples ont les miettes. Que l’Histoire avance ainsi après tout.



2005 est un vote important, pas comme les régionales ou les européennes de 2004. 2002 était important aussi. Entre temps, la toile s’est agrandie, les forums et les blogs ont proliféré et c’est la première conjonction entre un enjeu historique et la possibilité d’utiliser un outil démocratique inédit. Malgré la censure médiatique qui se prépare, avec la complicité des partis dominants, les internautes peuvent prendre le pouvoir démocratique et opposer un Non citoyen !



Je reviens à mes rencontres sur le marché. Une discussion animée avec un militant gauchiste à propos de la politique économique et du capitalisme. Lui veut abolir le capitalisme avec ses grandes structures, mettre des instances nationales tout en laissant une part aux entreprises libérales de proximité. Il veut en finir avec les rapports de domination, avec la bourgeoisie. Autant dire que nous n’étions pas d’accord sauf sur un point. Le système actuel ne peut pas rester en l’état. Je l’ai introduit à mon idée de monéthique. Il a tout de suite réagi en prétextant que les planches à billets ou les mesures inflationnistes comme celles de Mitterrand en 1982 faisaient que les capitaux se tiraient, d’où les mesures restrictives de l’époque anticipant en fait sur l’emprise progressive des réseaux financiers et le rapport de force avec le Politique. La conjoncture a changé. La monéthique est possible. J’ai trouvé une contradiction dans son approche car il veut supprimer les rapports de domination mais ses moyens sont étatiques et donc, pour éviter à l’individu le choc dialectique avec le réel, il compte sur l’Etat qui lui, sera dans un rapport de force avec le Capital. Son argumentaire est bien ficelé au point qu’il ne voie pas la subtilité de la monéthique. D’après lui, si ce type de mesure est mis en place, il se produira je ne sais quels transferts de compte sur des zones off shore. On dirait que sa réplique est ajustée à son objectif. Il prête plus d’intentions et de moyens à l’adversaire que la réalité n’en accorde. Ce faisant, il justifie son propos volontariste, comme Georges Bush qui a prêté à Saddam Hussein des moyens et des intentions qu’il n’avait pas. Tout ceci est aveuglant de vérité. Que l’on soit Président de la première puissance mondiale ou simple activiste d’une puissance moyenne, les lubies idéologiques l’emportent sur le sens des réalités. Il existe une connivence entre la conviction idéologique et l’appréhension du réel. Les deux peuvent se nourrir mutuellement, dans un pacte stable ou alors instable… jusqu’à ce que le système s’écroule ou alors se réforme.



Ou bien l’idéologue revoit ses égarements, ou bien le réel lui impose revoir sa copie. Mais un réel mal engagé peut s’écrouler, soit de lui-même comme l’URSS au moment de Gorbatchev, soit par la voie de la détermination raisonnée comme le nazisme vaincu par les alliés mais à quel prix. Cela dit, rien ne laisse supposer que Bush ait eu tort. L’Histoire dira dans longtemps. Une chose pourtant paraît certaine. C’est que si on veut agir dans l’Histoire, il y a un prix à payer qui est la falsification du réel. On en revient toujours à cette ontologie du mensonge. Dans un couple comme dans une société. La puissance serait de trouver cette impossible vérité. Sommes-nous capables d’y accéder ou bien sommes nous voués à ce dilemme entre un mensonge protecteur et une puissance mythique sans raison (la part de Nietzsche). L’ouverture vers l’espérance ? Nouveau contrat social (la part des Testaments). Un transphères ? Alliance des communions, vertige de la multitude se sachant unie dans la diversité et différenciée sous l’égide de l’infini de l’Un.



La partie commence aussi sur ces bases philosophiques. Qui constitue le réel, Etat, Capital, individus ? Quelle est la puissance des citoyens ? Quelle est la part d’aveuglement idéologique des élites autant que des citoyens ? Un vrai Procès philosophique, une investigation de la vérité, voilà ce que requiert cet enjeu démocratique. Mais nul n’est obligé. La société a aussi ses lieux de prédilection pour ceux qui veulent jouer aux billes. Quant au jeu démocratique, je crains bien qu’il ne puisse plus être lisible pour ce qui est de ce référendum. Les élites gouvernantes lisent à leur manière, les élites pensantes sont partagées, les élites citoyennes pensent plutôt le non, les masses démocratiques sont séduites par le conformisme sécuritaire qui dit Oui. Position infantile sauf si elle est assortie d’une réflexion. Je crains que sur ce terrain, le Non citoyen ne soit plus raisonné que le Oui citoyen.



Quant à faire écrouler les arguments du Oui, cela se joue en trois étapes. Une attaque, une défense et l’argument décisif. Exemple : Ce traité n’est pas convenable, il faut revoir la copie, je dis Non. Le camp du Oui dira que si c’est non, alors il est définitif car la copie ne sera pas revue. Eh bien c’est exactement la faille parce que d’une part, dire qu’on refuse de revoir la construction traduit le manque d’écoute autant que l’impuissance de ce monde fermé sur lui-même et que d’autre part, on note que ces gens sont payés pour construire et on sera bien étonné qu’ils ne puissent s’activer alors que quand il s’agit d’intérêts économiques comme Airbus, on bâtit une route en un temps record, mais pour ce qui est des crèches ou de tas d’autres équipements sociaux, alors on prend son temps. Ce qui veut dire que la volonté agissante sait mettre ses moyens là où elle le décide. Alors, messieurs les partisans du Oui, vos indignations n’ont que la force des lamentations face à un peuple démissionnaire et votre victoire sera signée à la Pyrrhus. Il se peut bien que vous ayez raison sur le long terme. Mais s’il s’avère que vous vous trompiez, alors il est temps que les citoyens prennent en main cette affaire.

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Posté par Blairo , le 14/03/2005

Je suis pro-européen. Je suis pour une bonne constitution.Mais cette mouture est une constitution des affaires, c'est la formalisation d'un état libéral, où la place première est donnée au marché ( art I-3 ). Qu'advient-il des services publics, des organismes sociaux...?
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Posté par meggypop , le 13/03/2005

Le projet de constitution, alors qu'il n'est pas voté et que les partisans du oui s'en défendent prévoie d'ores et déjà l'intégration de la Turquie.
Innaceptable !!
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Posté par Archibald , le 14/03/2005

Pourquoi le débat ne peut-il pas être abordé de façon plus rationnelle? L'émotion et les trippes c'est bien mais pas pour débattre d'une constitution.

D'abord,il vaudrait mieux faire abstraction des camps politiques ayant pris une position et se faire une idée par soit même. Les positions prises par les politiques sont lourdes de conséquences sur la réflexion individuelle. Il est quasi systématique que les gens se décident selon le mode de pensée en vigueur dans leur environnement et non selon une démarche personnelle qui pourrait aboutir à un avis contraire à la majorité.

Quand je parle d'environnement, cela peut être aussi bien celui du oui que du non.

Ensuite, il faut essayer de comprendre ce qu'elle dit cette constitution. Là c'est pas facile. Outre le fait de lire le pavé et de comprendre les articles isolément, il faut en comprendre les enjeux et les conséquences.

Bref, un travail de science po.

J'aimerai beaucoup avoir une synthèse ou une analyse des textes faite par des spécialistes des 2 camps.

Pour le moment je suis plutôt contre car ce que je comprends de la lecture de quelques passage est que les choix politiques sont déjà décidés et inscrits dans la constitution. La notion de marché et de libre concurrence qu'il
ne faut jamais entraver, même en cas de crise majeure, y est scandée dans beaucoup d'articles. Tous semble s'articuler autour de la libéralisation. (exemple : articles III-144, 145 ,...) Quelle marge de manoeuvre reste-t-il à un pouvoir politique élu démocratiquement?

J'estime que la libéralisation est un choix politique qui ne peut s'inscrire dans une constitution au même
titre que le respect des droits de l'homme ou que la séparation des pouvoirs. A moins de revoir la déclaration des droits de l'homme en y ajoutant les droits de la marchandise. Cette dernière semble disposer de beaucoup
plus d'égard que l'homme.

Si je ne suis pas un partisan du libéralisme, je n'accepterais pas pour antant que tout autre politique même plus sociale soit proclamée dans une constitution.

Une constitution n'est pas un projet d'orientation politique mais un cadre institutionnel définissant les règles de fonctionnement.

L'idée européenne est depuis longtemps vendue aux opinions publiques comme ne pouvant pas être débattue.

On est "pour" ou "contre" l'Europe. Jamais pour ou contre la manière dont on la construit.

Les choix sont souvent fait sans consultation et quand ils le sont, la question est toujours tournée de façon à faire passer les gens qui s'y opposent pour anti-européens rétrogrades nationalistes super ringuards.

Je suis pour une Union Européenne forte avec une constitution permettant de garantir une juste représentation démocratique. La démocratie implique l'alternance des choix politiques pas uniquement l'aternance des mandats.

J'attends qu'un spécialiste en droit constitutionnel me dise si cette constitution permettrait à une majorité
parlementaire ou à un éxécutif de rétablir le contrôle politique sur la Banque Centrale. Ce choix politique est autant légitime que celui en vigueur actuellement à savoir l'indépendance de la Banque Centrale vis-à-vis du pouvoir politique.

J'ai le sentiment que non seulement cette constitution ne règle pas vraiment les lacunes démocratiques des
institutions actuelles qu'elle prétend combler mais qu'elle entérine des choix politiques au mépris de la volonté des futurs représentants politiques.
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Posté par l'amandier , le 13/03/2005

Ce vote est primordial mais le citoyen n'a pas encore en main le texte, à moins de 70 jours du scrutin et rien encore n'est fait pour l'aider
(un ex. par famille vu le coût, aurait pu suffire pourtant).
Par ailleurs pourquoi a t'on éprouvé le besoin d'adjoindre à ce texte ces annexes et de faire cette compilation des traités passés? N'aurait t'on pas tendance à prendre ainsi l'européen pour un benet ou veux t'on l'embrouiller, le décourager, le pousser à l'abstention? Une constitution d'aventure ce devait être quelque chose de concis et de clair, mais celle-ci est exactement le contraire. En soit, ces seuls éléments réveillent le questionnement au moins autant que ce mélange bizarre de grands principes disons humanistes et de règles économiques.
La question elle, est du même tonneau, mais là, ne serait ce pas pour faire oublier l'empressement du Congrés?
Sans clarté le doute s'installe.
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Posté par Patu , le 13/03/2005

oui à une Europe solidaire.
Solidarité entre tous ses membres mais aussi (et surtout ?)avec les plus fragiles de part le monde.
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Posté par Dijoo , le 13/03/2005

Je suis un européen convaincu, ouvertement fédéraliste, mais il y a des dérives dans cette constitution que je ne supporte pas.
1) Le caractère immuable du traité qui ne pourra pas être révisé avant très longtemps, minimum 50 ans je pense.
2) La dérive ultra-libérale de ce traité, or nous avons des antécédents de confort social auxquels je ne suis pas prêt d'abandonner. Une Europe, oui, mais qui permet de faire avancer les droits sociaux des citoyens.
3) Avec ce traité, les projets Airbus, Ariane et même Galiléo n'aurait jamais pu voir le jour. (interdiction de subventions de l'Etat.)
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Posté par Andreas Ludwig , le 13/03/2005

La "Constitution" fera de l'Union Européenne quasiment un super-Etat, au moins, elle le rend plus possible que jamais. Mais le peuple de cet état, c.-à-d. les peuples souverains de l'Europe ne seront plus capables de contrôler le "gouvernement" parce que ce "gouvernement" décidera tout lui-même sans que les peuples puissent l'influencer. C'est un pouvoir absolue avec la feuille de vigne d'un parlement impuissant. C'est la dictature, car les peuples n'auront pas la possibilité de changer les politiques de l'Europe, alors ce n'est plus le gouvernement du peuple, mais le gouvernement des quelques-uns. Adieu, la démocratie, adieu, nos valeurs, qui sont tellement exploitées et abusées par les eurocrates pour justifier leur coup d'Etat.
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Posté par M.Leclerc , le 13/03/2005

Ce qu’affirment les partisans du Oui :
- Le projet de Constitution ne favorise en rien l’entrée de la Turquie en Europe
- Il y aura de toute façon un référendum sur cette question à l’issue des négociations
Mensonges !
La réalité est la suivante :
- L’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne est actuellement impossible : le traité de Nice en vigueur fixe la liste des 27 pays de l’Union (Les 25 actuels, la Bulgarie et la Roumanie) ainsi que le nombre de leurs représentants au Parlement et à la Commission (http://europa.eu.int/eur-lex/fr/treaties/dat/nice_treaty_fr.pdf).
- Cette entrée devient possible et même certaine avec l’application du projet de Constitution qui ne délimite pas les frontières géographiques de l’Europe. Après la Turquie, ce seront les Pays du Maghreb qui frapperont à la porte.
- Selon le projet de Constitution, le pouvoir de chaque Etat sera réparti en fonction de sa population : si la Turquie devait entrer dans l’Union Européenne, son évolution démographique la placerait de loin devant tout autre état avec 100 millions d’habitants en 2020.
- Le projet de Constitution ne fait pas référence à la laïcité ou à la séparation des églises et de l’Etat (art.I-2) : la Turquie a en effet participé à la rédaction du texte pour en extirper toute référence à l’héritage religieux et culturel de l’Europe, alors qu’elle est elle-même un club musulman à plus de 99% et que les imams sont payés par l’Etat turc. Le premier ministre turc Tayyip Erdogan a déjà signé le texte de la Constitution européenne le 29 octobre 2004 à Rome avec les autres chefs d’Etat.
- La révision constitutionnelle du 1er mars 2005 (http://www.legifrance.gouv.fr NOR : JUSX0400284L) stipule bien (article 88-7) que toute nouvelle adhésion sera soumise à un référendum ; mais une note amoindrit la généralité de cet article et pourrait être utilisée le moment venu pour écarter un tel référendum.
- Qui peut d’ailleurs croire qu’il sera possible aux seuls français de dire non à la Turquie après de longues négociations ? C’est donc dès aujourd’hui qu’il faut lui proposer un simple partenariat privilégié.

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Posté par Yaya , le 13/03/2005

J'ai remarqué que ceux qui citaient précisément la constitution étaient souvent des défenseurs du NON...

Peut-être vaut-il mieux pour défendre ce texte rester évasif du style :
- Votez OUI à l'Europe
- Vous aimez la paix, votez OUI
- "L'Europe mérite un OUI"
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Posté par alain , le 13/03/2005

On nous dit que le rejet de la nouvelle constitution serait dramatique pour le pays.
A cela je répondrais simplement que lorsque l'on voit tout se qui se passe au nom de l'europe à l'heure actuelle ( Réglementation en tout genres sur nos façons de vivre, de travailler etc..)je ne vois pas pourquoi j'irais porter mon soutien à un texte qui risque de nous mener vers plus précarité,d'autant que je n'ai pas lu ce texte d'environ 500 pages qui soit dit en passant est réservé à des gens qui ont une bonne conaissance du langage technocratique.
Pour ces raisons ,je voterais non.
Cet argument pourra sembler simpliste pour certain et si je m'exprime maladroitement,il est une chose certaine c'est que cela représente ma façon de voir les choses.

A.G.
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