Pour lutter contre le chômage, il faut juste du bon sens

Posté par Plug , le 29-06-2005

Il me parait urgent de remplacer le plus possible les prélèvements sociaux sur les salaires par une imposition sur les ventes.
Cela permettrait d’abord de rendre le coût de la main d’œuvre moins cher. Mais cela permettrait aussi de moins pénaliser l’entreprise employant des travailleurs français, en mettant à contribution également les entreprises étrangères effectuant des affaires en France. Ceci serait plus juste et tout à fait légitime.

Les charges sociales couteraient aussi beaucoup moins cher aux salariés.

Cette mesure serait à accompagner par une augmentation du smic, des allocations aux chomeurs et aux retraités, pour tenir compte de la hausse des prix.
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Posté par Plug , le 29-06-2005

Il faut cesser d’encourager la concentration. L'appétit des financiers est sans limites. Pourtant, proportionnellement, les petites entreprises emploient d’avantage de personnel que les grandes.
J'ajoute qu'il devient de plus en plus difficile de créer son entreprise et débuter face à des géants toujours prêt à dévorer les concurrents gênants… Jamais l’UE n’a par exemple fait d’objection aux OPA, et contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, les profits boursiers et la conquête des marchés par la force est plus au centre de ses préoccupations que le maintient d’une saine concurrence intérieur.

N’oublions pas non plus que la décentralisation est vitale pour la France et de nombreux pays européens. Pour une meilleure répartition sur le territoire, stoppons un peu cette concentration financière et industrielle.
En 10 ans, 50 % des exploitations agricoles vont disparaitre, et autant de commerces. Cela agravera le chomage et signera la fin d'un mode de vie. Une perte terrible pour l'humanité !
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Posté par Plug , le 29-06-2005

Ne laissons pas bloquer les politiques de subvention à l’emploi.
Un des points inquiétant du TCE est que sous couvert de nécessité de concurrence libre et non faussée, il peut interdire aux états de pratiquer des subventions aux entreprises créatrices d’emploi (y compris au entreprises de service publique !). Elles représentent pourtant les principales mesures actuelles pour l’emploi.
Que l'état s'applique a favoriser les entreprises qui embauchent. Le libéralisme nous conduit au laissé-faire minant tout progrès.

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Posté par Patrice , le 01-07-2005

Il serait temps de retrouver le bon sens, il suffit de regarder les chiffres pour s’en persuader… Surtout les vrais chiffres, pas ceux “bricolés” qu’on nous sert pour faire moins désordre !

Deux exemples :

· La dette de la France = 1.100 milliards d’Euros, mais on oublie qu’il faudrait provisionner 950 milliards d’Euros pour les retraites de la fonction publique…

Soit 2.050 milliards d’Euros à payer pour nos enfants et petits-enfants ! Cette dette représente 8,2 années du revenu total de l’Etat (250 milliards par an) ou 37 ans d’impôts sur le revenu (55 milliards par an)

· Le chômage : avoué 10%, en réalité 20% : il existe 8 catégories de sans emploi en France, seule la première est comptabilisée, les 7 autres (10%) sont passées à la trappe !

Quelles sont donc les causes de l’état misérable de la France aujourd’hui ?

· Une classe politique qui ne gère rien depuis 30 ans (ni le patrimoine de la France, ni ses fonctionnaires) et qui creuse un déficit apocalyptique dont nous ne viendrons jamais à bout, sauf avec une bonne guerre contre ceux à qui nous devons cette montagne d’argent (difficile, il faudrait avoir une armée et il y à déjà pas mal d’années que nous n’en avons plus les moyens, il faudrait en plus choisir un moment où le Charles de Gaulle, notre unique porte-avions serait opérationnel… et espérer que des mal intentionnés ne nous le cassent pas !)

· Un nombre sans cesse croissant de gens payés à ne rien faire : retraites à 50 ou 55 ans dans le public, chômeurs et allocataires divers. D’où vient donc l’argent qui permet de rémunérer tous ces gens ? Des nouveaux esclaves du privé qui travaillent 50, 60 ou 70 heures par semaine pour pouvoir vivre tout en consacrant plus de la moitié de l’argent qu’ils produisent à alimenter les caisses publiques, sans nous sauver d’un déficit monstrueux (il faudrait, pour cela, leur prendre la totalité de ce qu’ils gagnent… Ce serait assez impopulaire, on préfère donc prendre à leurs enfants qui ne votent pas encore… mais qui devront payer, les pauvres… ou faire la guerre pour éviter de payer)

· A la croyance imbécile qu’il est possible de prendre aux riches pour donner aux pauvres (le célèbre syndrome de Robin des Bois)… Le problème est que ce qui marche dans les romans ne marche pas dans la réalité. Si cela marchait l’ISF rapporterait des sommes gigantesques, mais les riches sont mobiles, malins et ils n’aiment pas se faire tondre ! Ils sont donc domiciliés à Monaco, en Suisse, au Luxembourg, dans les îles Caïman… Résultat ils ne paient ni l’ISF (qui est de toute façon inique puisqu’il n’est pas payé par ceux qui claquent leur fric à l’étranger mais par ceux qui accumulent un patrimoine) ni l’impôt sur le revenu. Bien joué : quand on fait fuir le gibier il ne reste plus qu’à manger du pain sec !

· En France l’impôt c’est : PRENDRE AUX PAUVRES POUR DONNER AUX RICHES ! Vous le saviez ? Et si oui, vous êtes pour ?

Conclusion : nous ferons du Social quand nous en aurons les moyens, pour cela il va falloir BOSSER ! Fin de la sieste ! On ne peut partager éternellement l’argent des autres et surtout celui qu’on a pas car cela s’appelle de l’escroquerie et de l’abus de confiance… Délits qui sont prévus et réprimés par le Code Pénal (c’est assez cher, je vous conseille de vous reporter aux textes !)

Soyons clair, je ne suis pas un homme de droite mais je n’accepte pas les idéologies suicidaires. Je travaille dans le privé depuis toujours et j’en ai assez de payer aussi cher une armée de fonctionnaires qui me regarde de travers et me menace à chaque occasion en brandissant des textes que personne ne connaît et auxquels, peut-être, sait-on jamais, je ne me serais pas conformé ! Prétexte pour me faire payer un peu (ou beaucoup) plus !

L’argent du Social ne vient pas du néant, ni de Mars… Il vient de la poche de ceux qui travaillent vraiment ! Et il n’y en a plus beaucoup… Alors, on fait comment ?

On commence par muter dans des secteurs productifs 50% des effectifs de la fonction publique (nous serons moitié moins emmerdés et nous économiserons de quoi rembourser la dette en 20 ans, pas moins : faut pas rêver)

Conséquence le PIB augmentera très fortement (cela s’appelle la croissance, tellement recherchée et totalement absente en France alors qu’elle est à 2 chiffres – au-delà de 10% – dans de nombreux pays émergeants – soyons donc un pays émergeant, après avoir été un pays sombrant !)

Cette dynamique permettra non seulement de proposer un travail utile à d’innombrables fonctionnaires qui ne servent à rien actuellement, mais aussi à l’essentiel de ceux qui ont été laissés sur le bord du chemin ces dernières années, l’objectif c’est 1,5% de chômeurs de courte durée ! Ainsi il n’est même plus nécessaire d’indemniser : avec 3 mois d’indemnité de licenciement, si on retrouve un travail au bout de 2 mois, où est le problème ?
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Posté par bourry , le 01-07-2005

beaucoup de femmes et d'hommes préfèreraient percevoir un salaire et s'occuper de leur famille (mari, enfants et proches, la fonction noble de mère ou père au foyer devrait être un moyen d'épanouissement pour les femmes, les hommes et toute leur famille).
il n'y a qu'à faire un sondage libre sur le sujet...
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Posté par Micot , le 02-07-2005

Les solutions pour lutter contre le chomage sont multiples et dépendent essentiellement de leurs causes.
Aussi les énumerer d'un bloc risque d'être mal compris du lecteur.Il faut donc faire une proposition adaptée au
problème posé
Probleme: Restructure d'une entreprise de moyenne importance.Selon les dires de certains chefs
d'entreprise, le travail existe mais l'employé est introuvable.
Les principales raisons avancées sont
- refus de l'employé de changer de region
- employé non qualifiié
une des solutions proposée existait déjà mais de moins en moins employée:
-proposer un emploi au moins identique sur le plan salaire avec possibilité de logement à titre honéreux
-preparer les salariés à l'évolution de l'entreprise par le biais de la formation continue
Cela suppose du coté de l'employeur un coût qu'il devra rogner su sa marge benificiaire à moins que l'etat
décide d'accompagner cette démarche en mettant dans la balance le cout d'un chomeur;

A+ POUR UN NOUVEAU PROBLEME
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Posté par Jacques Heurtault , le 02-07-2005

Du bon sens, évidemment! On pourrait commencer par ne pas avoir du mauvais sens ... Ce serait un progrès.
Par exemple, décider de ramener la durée hebdomadaire du travail à 35 heures, c'est - peut-être - du bon sens! Je dis bien peut-être! Car décider de payer au même prix 35 heures de travail et 39 heures de ce même travail, ce n'est CERTAINEMENT pas avoir du bon sens!

35 heures par semaine? Pourquoi pas!Mais PAYEES 35! Pas 39!

Reste à rattraper la connerie! Comment faire?
Il faut y aller franco : obtenir que les 35 heures par semaine soient au moins du travail effectif. Cela veut dire que tout ce qui, dans le Code du Travail, est ASSIMILE à du travail sans en être réellement doit être abrogé, purement et simplement ...
Par exemple :
- le temps consacré à la formation
- les heures de délégation syndicale
- les jours fériés chômés payés
- les indemnités pour arrêt de travail (en deça de 15 jours)

C'est déjà beaucoup de travail!
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Posté par Marae , le 03-07-2005

Nanti parmi les nantis - au moins pour encore quelque temps -, je peux être bouté hors du champ de discussion sur le "travail" et le "chomage"!! :-) Mais bon...
Ce qui me gêne un peu dans ce que je lis, c' est qu' a priori chacun est bien formaté dans sa perception de l' économie, du rôle que doivent y jouer les acteurs: entreprise, salariés, patrons,... mais qu' il ne semble pas apparaître de réflexion sur le "travail"; c' est pourtant là qu' à mon sens il faudrait agir!
N' oublions ps que le droit au travail est institutionnel, ce que je comprends comme étant la participation de chacun à la vie de la société: il n' y a pas de notion de "profit" dans cet énoncé, il n' est pas écrit "une entreprise est faite pour gagner de l' argent"! Ceci est le fruit d' une "habitude théorisée", théorie qui nourrit elle-même ses évolutions: fastoche de la rendre "inéluctable" ou" nécessaire", voire "inhérente au genre humain"!! Il est évident que cette "pratique" porte en elle toutes les tares qui nous accablent à travers une définition du "travail" qui l' arrange bien!! :-)
Si on peut participer à la vie de la société sans "travailler" dans le sens économique capitalistique qui nous est imposé, nous ne devrions plus avoir de chômage...
Dire que la France n' a pas su évoluer comme "le Monde" est, à mon sens, un compliment; dommage que tous les Français n' en soient ni les moteurs - sauf le 29 mai dernier - ni vraiment convaincus: ils pourraient sans doute reprendre leur destin en main!!
Bonne continuation
Cordialement
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Posté par anton5 , le 06-07-2005

Les chefs d'entreprise sont d'autant plus réticents à embaucher qu'ils craignent de ne pouvoir débaucher en cas de retournement de l'activité.
Inversement, les salariés recherchent de préférence des contrats de travail qui leur procurent des revenus stables et prévisibles dans le temps.
Celà étant, beaucoup de salariés seraient intéressés par des revenus limités dans le temps mais bien plus élevés : tout est affaire de calcul.
Bref, on pourrait assouplir les CDD (suppression des conditions relatives au renouvellement ou à la durée, etc...) pour les employeurs en échange d'une forte revalorisation de l'indemnité de fin de contrat pour les salariés (très au-delà des 5 à 10% actuels).
L'idée est de monnayer la souplesse et la précarité de chaque CDD en fonction de la durée du contrat et du temps consacré à la formation professionnelle.
En fin de CDD, l'employeur pourrait proposer un renouvellement ; dans ce cas, l'indemnité de précarité resterait due, à un montant moindre.




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Posté par Patrice , le 07-07-2005

Première précision : je n'ai pas l'intention de chercher à causer des ennuis aux fonctionnaires !

Je veux les mettre au travail (c'est grave, Docteur ?) de deux manières :

- En divisant les effectifs par 2 (ceux qui resteront vont devoir se bouger un peu !)

- En mettant les autres dans des secteurs productifs privés (ou très rapidement privatisés), ceux-là aussi devront bosser... Comme tout le monde dans le privé, et c'est bien normal !


Quelques réponses, dans le désordre sur vos réactions :

L'inflation c'est une très mauvaise idée car elle est déjà bien présente, et même gravement à cause de l'EURO, en particulier : tout le monde constate que tout a augmenté énormément (personne n'a de référence avec cette monnaie de singe !) L'essence à 1,29 Euros ces jours-ci : 8,46 Francs, l'immobilier qui monte tellement que de plus en plus de gens sont soumis à l'ISF simplement parce que leur résidence principale a augmenté... et qui n'ont pas de revenu pour payer ! LA HONTE !

Si vous espérez rembourser nos dettes en monnaie de singe grâce à l'inflation, vous êtes un simple escroc... Et un naïf car les gros emprunts internationaux sont appuyés sur le Dollar et indexés sur l'inflation !

Ne rêvez pas, et n'apportez pas la preuve que les Français tentent de ne pas rembourser leurs dettes !

De toute manière nous devons EN SORTIR, et il n'y a pas 50 solutions, mais une seule, travailler plus (plus d'heures et pas de chômage) et réduire massivement les dépenses de l'Etat qui sont totalement délirantes...

Bien sûr, si vous avez de meilleures idées, on peut en parler ! Autrement : au travail, personne ne sauvera notre Pays, sauf nous !

Un dernier détail : en tant que chef d'entreprise mon temps de travail ne dépend que de moi... Seulement je dois travailler beaucoup pour payer des impôts invraisemblables tout en gardant un tout petit peu d'argent pour moi. Il est normal de payer pour le Pays, mais à ce point, c'est UN RACKET et UNE HONTE ! Je garde, au mieux 20 % de l'argent que je gagne - en travaillant beaucoup et en prenant des risques financiers - 80% pour l'Etat ! Vous trouvez cela normal ? Si j'ai un gros problème : pas de chômage, c'est interdit !

Tous ceux (ils sont très nombreux) qui se sont plantés avec leur boîte n'apparaissent pas dans les statistiques et n'ont aucune indemnité !

Pourquoi, pendant le même temps, les fonctionnaires ont-ils une garantie à vie, avec retraite dorée de bonne heure ? Parce que c'est le contribuable qui paie, tout simplement !
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Posté par Psyché , le 11-07-2005

A les écouter, l'on pourrait croire que les personnalités politiques, de droite comme de gauche, sont obnubilées par la durée du travail. Et si, pour changer, l'on évoquait la qualité du travail.
La liste est longue des façons de faire qui remplissent d'amertume ceux qui en sont les victimes: les notaires incapables de déposer une déclaration de succession dans le délai réglementaire de six mois grâce à qui leurs clients se trouvent en situation de redressement fiscal; les professeurs de Fac incapables d'expliquer ce que l'on attend d'eux aux candidats qui se trouvent bombardés de 0,5/20; les syndics incapables d'informer la Compagnie des eaux ou EDF du changement de syndic au risque de provoquer des coupures d'eau ou d'électricité dans les immeubles; les plombiers ou électriciens incapables de tenir leur rendez-vous pourtant fixés en fonction de leur emploi du temps.
En réalité le coeur du problème se situe au niveau de la relation au temps et de la relation aux autres. De nombreuses personnes semblent avoir oublié la fable où La Fontaine rappelle que "Rien ne sert de courir, il faut partir à point." Par ailleurs l'on aimerait que les prestataires de services, à supposer que tel est bien leur type de prestation, cessent de prendre leurs clients pour leur souffre-douleur et qu'ils se décident à traiter les autres comme ils aimeraient être traités eux-mêmes.
En réalité de nombreuses personnes susciteraient davantage l'estime si elles conjugaient moins souvent le mot de Cambronne. Ce qui est inacceptable en matière de travail et ce qui contribue à le réduire de manière significative c'est ll'ignorance et l'impéritie, les deux vices qu'Hermès Trismégiste stigmatisait jadis dans "Asclépius" ou "le discours parfait".

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Posté par Françoise , le 13-07-2005

Je n'ai pas lu tous les arguments sur le sujet du chômage, toutefois je vois que la fonction publique s'en prend dans la tête, à tort ou à raison ?
les deux probablement..

Je suis fonctionnaire, "transfuge" du secteur privé, donc je crois connaître plutôt bien les deux aspects de la question.

Pourquoi ai-je quitté le secteur privé ?

parce que j'avais le sentiment d'y être exploitée.. par ailleurs, je ne pensais pouvoir évoluer davantage (commencer comme mécanicienne en confection à 18ans, donc à l'usine, pour 15 ans plus tard, être assistante de direction commerciale, il ne fallait pas rêver, mon niveau d'études (un simple diplôme professionnel) ne me le permettait pas, on me l'avait bien fait comprendre. On s'appuyait sur ce fameux niveau d'études pour justifier de ne pas augmenter mon salaire plus que "nécessaire".

j'ai donc "sauté le pas" et passé un concours pour la fonction publique et voir autre chose, du pays ou plutôt des pays (çà sert à çà les affaires étrangères).

Que retenir de cette fonction publique dont je fais maintenant partie ?

il y a des "bras cassés", c'est vrai, et je suis la première à le regretter.

Néanmoins, on côtoie aussi des agents dont la qualité tant humaine que professionnelle ferait griller d'envie certains patrons du privé.

Il ne faudrait donc pas amalgamer les bras cassés avec ceux qui bossent dans et il y en a : faire 8H00 - 20H00 dans une journée n'est pas un "privilège" réservé au secteur privé : les heures sup. ne sont pas payé, désolé ! tout au plus depuis les 35h et les fameuses RTT peut on récupérer un peu de temps de repos.

Savez vous aussi que la fonction publique est soumise aux restrictions budgétaires, venez voir de l'intérieur et vous verrez que çà existe !

Rendre des emplois budgétaires, c'est une réalité, travailler avec toujours moins d'effectifs, çà existe aussi, on compense avec des emplois précaires (vacations, recrutement local pour les postes à l'étranger) qui font disparaître l'emploi public mais crée une instabilité et une perte de compétences (car la compétence dans la fonction publique, çà existe aussi ! le privé n'en a pas seul l'apanage).

N'y a t il donc aucun "bras cassé" dans le privé ? soyons sérieux... peut être sont ils plus vite éliminés et les retrouve t on sur les bancs... de l'ANPE, mais après tout c'est peut être çà aussi... le management du secteur privé..

La fonction publique gère ses bras cassés en s'appuyant sur les "bons" agents, ceux qui bossent et auraient largement leur place dans le privé.

La moyenne d'âge des agents de la fonction publique grandit, les agents vieillissent... les recrutements pour renouveler les fonctionnaires ont commencé... ce sur quoi la fonction publique peut espérer compter c'est former différemment ses nouvelles recrues pour que celles-ci comprennent que la fonction publique n'est pas une "rente" mais bien un travail à temps plein, pas une façon de se mettre à l'abri ses préjudices du privé.. Ce sera difficile de faire comprendre çà à certains nouveaux fonctionnaires car ceux-ci se sont retrouvés fonctionnaires "malgré eux", la situation de l'emploi dans le privé les a amenés dans le public... que feront -ils ensuite : verront ils cela comme une opportunité à saisir ou comme un moyen de "rester à l'abri", la question est posée, je n'ai pas la réponse... je constate seulement...

que nos amis du privé ne jettent pas à la pierre à leurs amis du public, nous sommes français avant tout, humains avant tout, soucieux de préserver nos intêrets personnels, professionnels et familiaux avant tout (ai je tort ?) et tant qu'il en sera ainsi, la gueguerre privé / public restera.. sauf à envisager la suppression maximale des privilèges de la fonction publique, le privé en sera t il totalement gagnant ? je n'en suis pas si sûre... j'en veux pour preuve l'exemple britannique (eh oui !) où après avoir sabré la fonction publique (du temps de la Dame de fer), M. Blair remet à flots un certain nombre de secteurs publics en marche, car l'ensemble des britanniques n'y trouvaient pas leur compte...

alors privé / public : même combat ou guéguerre ?

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Posté par Patrice , le 13-07-2005

Rien appris, rien compris...

PAR NICOLAS DUPONT-AIGNAN (Le Figaro – 13 juillet 2005)

1981, 1986, 1988, 1993, 1997, 2002, depuis 1978, aucune majorité parlementaire n'a été reconduite par les Français. Comprenant que ces alternances ne réglaient finalement pas grand-chose, chaque camp politique se pliant, une fois passé le temps des promesses électorales, au conformisme de la pensée unique, le peuple s'est mis à gronder de plus en plus fort.
Avec l'avertissement du 21 avril 2002, puis le vote massif en faveur du non du 29 mai 2005, il ne s'agit plus de sanctionner une majorité pour laisser la place à l'opposition mais de rejeter l'ensemble du système : oligarchie européenne, classe politique et médias dominants confondus. Hélas, face à ce défi historique, les principaux dirigeants de la majorité comme de l'opposition se claquemurent, comme d'habitude, dans la politique de l'autruche.

Quel décalage en effet entre le peuple français, fier d'un vote d'espoir qu'il assume pleinement et ses élites de droite comme de gauche à la mine déconfite, presque honteuses du suffrage populaire. Il s'en trouve même pour regretter ouvertement la tenue d'un référendum. Regretteraient-ils donc le suffrage censitaire ?
Nos dirigeants se rendent-ils compte qu'en ignorant ainsi la volonté souveraine du peuple, ils alimentent sa colère et l'incite à la manifester un jour dans la rue plutôt que dans les urnes ?
Au lendemain du 29 mai, nos compatriotes attendaient un grand «Je vous ai com-pris», capable de répondre à leurs aspirations profondes et de réconcilier dans une vision offensive la France du oui et la France du non. Ils n'ont eu en définitive qu'une lamentation condescendante et pire, culpabilisante.

Le gouvernement a tort de refuser de prendre acte de la mort du Traité de Constitution européenne. Lorsque Philippe Douste-Blazy prétend, au travers d'un vaste exercice d'explication, «remettre en perspective» la Constitution, que fait-il d'autre que de préparer le terrain à une nouvelle tentative de ratification que certains verraient volontiers parlementaire ?
Pire, les dirigeants européens ont raté leur rendez-vous avec l'histoire lors du sommet de Bruxelles des 16 et 17 juin, en se contentant de mettre en scène leur insoluble divergence sur la question budgétaire pour en faire porter le chapeau aux électeurs français et hollandais et les culpabiliser.

Contrairement à ce que l'on veut nous faire croire, ce n'est pas le non français qui a mené à la crise d'aujourd'hui mais bien les dérives oligarchiques de Bruxelles qui ont nourri la crise. Le vrai choix n'est pas entre l'Europe politique intégrée et l'Europe anglaise. Il est ailleurs, entre l'Europe chimérique du super-Etat fédéral, qui explose sous nos yeux à cause de son incurie, et l'Europe qui marche parce qu'elle s'appuie sur ses nations et leurs coopérations concrètes autour de projets comme Airbus.
Le 29 mai, les Français n'ont pas voté contre l'Europe mais contre l'entêtement des dirigeants à la construire en dépit du bon sens, l'élargissant à toujours plus de pays sans l'accord des peuples. Ils ont simplement exprimé la volonté de reprendre en main leur destin en refusant un traité qui, immanquablement, aurait conforté le tandem démission nationale permanente-confiscation du pouvoir par l'oligarchie bruxelloise.

En réalité, une page est en train de se tourner dans notre pays avec l'épuisement du mythe de substitution européen mis en oeuvre par François Mitterrand deux ans après son arrivée au pouvoir, et repris par Jacques Chirac lors du tournant d'octobre 1995 pour dissimuler l'abandon de toute politique nationale volontariste. Il est tellement plus facile de faire semblant de gouverner en abandonnant à l'Europe des commissaires, des juges, des banquiers, les choix majeurs du pays.
Immigration non maîtrisée, politique monétaire malthusienne qui saigne notre économie réelle, investissement stagnant, assistanat social généralisé, explosion de la dette, gesticulation politique, embrassades européen-nes factices. Les Français ne supportent plus, à juste raison, cette politique au fil de l'eau.

Le gouvernement de Dominique de Villepin est désormais au pied du mur : soit il choisit d'atermoyer et la violence du choc en 2007 sera terrible, soit il ose changer de cap et la majorité comme la France auront une chance de sortir enfin de l'ornière.
Changer de cap, c'est oser un projet national qui s'articule avec une vision cohérente de l'Europe et du monde, l'un n'allant pas sans l'autre, comme le démontre Tony Blair. L'Europe ne sera forte que si les Nations qui la composent sont puissantes et sereines.
C'est pourquoi il me paraît dangereux de ne pas tirer les quatre leçons évidentes du 29 mai :
– rompre avant le 3 octobre les négociations avec la Turquie pour montrer à nos concitoyens que le temps de l'élargissement est enfin terminé ;
– le statut de la Banque centrale européenne pour relancer la croissance et sauver l'euro ;

– la directive Bolkestein et mettre en place une harmonisation fiscale et sociale minimale, sans laquelle il serait irresponsable de réclamer au Parlement la ratification du traité d'adhésion à l'UE de la Bulgarie et de la Roumanie ;
– les Etats à engager des coopérations renforcées sans passer par la Commission de Bruxelles pour mener les projets à la carte permettant de relever les défis de la mondialisation.
Alors le gouvernement et la majorité retrouveraient la légitimité démocratique et la marge de manoeuvre économique sans lesquelles leur action, aussi sympathique soit-elle, ne convaincra pas les Français.

Car n'oublions pas, le non du 29 mai est d'abord un appel à un vrai projet national de long terme qui ose enfin s'attaquer aux difficultés majeures du pays : réforme de la justice et maîtrise réelle de l'immigration, retour de l'effort et de la méritocratie à l'école, coup d'arrêt aux dérives des féodalités locales, relance de l'emploi par la substitution de la TVA sociale aux charges qui pèsent sur le travail, suppression de l'ISF pour les capitaux investis dans l'économie française, relance de la participation, autant de réformes de fond urgentes à engager pour redonner un cap au pays et rendre confiance aux Français.
La majorité saura-t-elle sauter le pas dès maintenant ou attendra-t-elle encore vingt-deux mois, au risque d'essuyer une colère encore plus grande du peuple en 2007 ?
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Posté par refund , le 15-07-2005

Une solution peut-être naïve mais....

Depuis des années l'argument principal du MEDEF pour justifier le chômage est de se plaindre du coût de l'emploi.

Donc Pourquoi ne pas créer un contrat de confiance entre l'Etat et les entreprises.

Je m'explique.

L'Etat s'engagerait à baisser massivement les charges sociales en échange d'un contrat écrit de la part des entreprises d'embaucher, sous contrôle de l'URSSAF qui vérifiera le respect du contrat pris par l'entreprise.

En outre si l'entreprise n'embauche pas dans un délai d'un an, L'URSSAF lui réclamera les charges non payées avec une pénalité. A moins que l'entreprise soit en proie à des difficultés.

Mais pour éviter de diminuer les recettes de l'Etat il faut lier cette stratégie à une autre. Augmenter les impôts sur le revenu. Et les salariés ne seront pas forcements lésés par cette hausse. Car si les salaires coûtent moins chers à au patron il peut les augmenter.

De plus cette hausse des impôts n'a pas besoin d'être importante, car l'impôt qui rapporte le plus à l'état est la TVA, donc, plus de gens qui travaillent plus de gens qui consomment et plus d'argent pour l'Etat.

Voilà !..cela n’est-ce pas trop simple pour être envisagé ??? c’est sans doute plus compliqué que ça.
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Posté par Patrice , le 16-07-2005

Pour bourry… qui a une idée géniale : les parents à la maison, payés pour s’occuper de leurs enfants, et BatSwann qui semble penser qu’il a raison… Une seule question… Qui paye ?

Depuis toujours la vie est dure parce qu’il faut bosser.

Aujourd’hui on croit qu’elle est douce parce que nous vivons à crédit depuis 30 ans, quelle erreur ! Je voudrait voir votre tête quand on vous réclamera ce que vous devez, et que l’état a emprunté sur votre compte : 36.000 Euros pour les emprunts et 30.000 pour les retraites des fonctionnaires non provisionnées. Soit 66.000 Euros, environ 433.000 Francs. J’espère que vous les avez !

Les parents en train de faire guili-guili à leurs enfants avec le chèque tout chaud qui tombe en fin de mois, formidable, mais qui tombe d’où, au fait ?

C’est vrai qu’au stade de déconne où nous sommes il ne faut plus se priver, de toute façon, nos dettes, nous ne pourrons jamais les rembourser, alors autant en faire beaucoup plus ! Quand on vole, il faut toujours prendre le plus cher : pas le tee-shirt à 5 Euros, mais le chemisier en soie à 300 Euros, pas la montre swatch à 40 Euros, mais la montre Cartier à 4.000 Euros, ça ne prend pas plus de place dans les poches et c’est une meilleure affaire !

J'ai une meilleure idée :

Plus personne ne travaille, glandouille généralisée pour tous et...

Gros salaires pour tout le monde ! Comment ? Par l'emprunt, comme d'habitude... Nos enfants rembourseront, s'il leur vient l'idée curieuse de travailler (quel drôle de mot, presque obscène !)

Mais s’ils sont aussi ramiers que nous personne ne remboursera, tant pis, que les prêteurs aillent se faire foutre, ou alors qu'ils viennent chercher leur argent tous seuls, pendant notre sieste, ils n'auront pas beaucoup de mal...

Pour se rembourser ils prendront nos maisons, nos femmes, les objets d'art qui nous restent. La population endormie et inutile sera jetée à la mer, pour nourrir les poissons, puisqu'elle aura démontré qu'elle n'est bonne à rien d'autre ! Les poissons, au moins, ça se mange !

Riant avenir, pour vous... Moi je vais m'installer dans un pays où on bosse, sans pleurnicher, tout simplement parce que c'est naturel et inévitable... Un pays d’Asie qui se bouge les fesses, où on travaille au moins 6 jours sur 7 sans attendre de subventions de l’État-Providence. Un pays qui a compris que pour faire sa place au soleil il faut se réveiller, produire, s’activer, avoir des idées… être un homme et non pas un assisté !

Au moyen-âge, être Serf, cela voulait dire payer 40 jours de travail à son Seigneur, aujourd’hui nous payons 196 jours (en moyenne) à l’État…

Mais je ne suis pas un Serf, j’en ai assez de ce système catastrophique qui me prend tout et ne me donne rien… Et les créanciers de la France ne prendront ma maison ou ma femme sous prétexte de dettes impayées, personne ne me jettera à la mer, j'y vais tout seul, avec joie !
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Posté par athieu78 , le 17-07-2005

Il y a peut-être une solution pour résorber le chômage (elle existe sanbs doute déjà).

L'aide publique, mais pas n'importe comment...

Tout d'abord il faudrait aider des entrepeneurs à créer et développer leur entreprise, et ce, en créant des banques nationales qui prêteraient de l'argent à des taux nuls. Ainsi chaque entrepreneur aurait des capitaux gratuitement pour développer son entreprise, créant de nouveaux emplois.

D'autre part, les crédits pour la recherche publique devraient être multipliés, des inventions sortant ainsi du CNRS, ou d'autres organismes nationaux, pourraient être développées à des fins commerciales par des entreprises publiques nouvellement crées, ce qui apporterait plus d'argent dans les caisses de l'Etat.
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Posté par Patrice , le 17-07-2005

La naïve vision des fonctionnaires doit être corrigée : il n’est pas question d’amitié entre fonctionnaires et salariés du privé ! Les fonctionnaires abusent de leurs droits d’une manière honteuse depuis des années. Il ne peut y avoir de pardon pour cela.

Ils prennent le peuple en otage pour obtenir encore plus d’avantages (grèves) et ils chassent le Français jour et nuit (police, fisc…) Nous en avons assez et plus qu’assez !

Faire régner l’ordre c’est bien, mais il s’agit uniquement de racketter l’automobiliste moyen : les vrais voyous sont tranquilles, personne ne se risque à leur chercher des noises !

Déplacement de France Télécom (culture service public et monopole) pour 5 minutes, 2 personnes bien sûr : 173 Euros… C’est normal ?

Les fonctionnaires ont réduit le privé en esclavage à leur profit. C’est inadmissible et intolérable. Ils ne foutent rien sur le dos de ceux qui fabriquent le fric dans le privé (en travaillant beaucoup plus de 35 heures et en gagnant peu)… Et comme ils travaillent de moins en moins ils augmentent les impôts tous les 8 jours pour financer confortablement leur glandouille…

MERDE ! Nous allons nous fâcher pour de vrai et demander des comptes (ça va faire mal !)

Opposé depuis toujours à la peine de mort, je suis malheureusement un défenseur du bagne (Cayenne a ma préférence)… Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de laisser tranquilles ceux qui nuisent à leurs contemporains, comme le font nos fonctionnaires aujourd’hui, suivant l’exemple de leurs anciens du régime de Vichy ! Ceux-là ont été punis, ceux qui nous pourrissent la vie actuellement, eux aussi, vont devoir répondre de leurs actes. Pas de chance ! La France n’est pas toujours calme, il ne faut pas trop la chercher…

Tous français, tous humains ? Non, voleurs et volés… Les volés en ont assez, vous allez le vérifier très vite dans le journaux de TF1 !
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Posté par Patrice , le 18-07-2005

Excellentes contributions de SG44 et de Jacques Heurtault, merci !

SG44 s’interroge avec pertinence sur la répartition de l’impôt, il (ou elle ?) a bien raison : c’est un scandale et un drame…

Ceux qui gagnent peu sont exemptés de l’impôt sur le revenu – IR – ce qui leur donne l’impression de n’être pas des Citoyens à part entière, alors qu’ils payent beaucoup en TVA, CSG, Taxe d’Habitation, j’en passe comme les amendes et les taxes délirantes sur les carburants, les cigarettes ou l’alcool… D’autre part il ne faudrait pas oublier que le salaire d’un employé, s’il est de 1.000 Euros net, coûte 2.400 Euros à l’employeur (Brut 1.200 Euros + charges 1.200 Euros)

Soyons simples : un employé au SMIC qui perçoit 1.000 Euros net cotise pour 1.400 Euros chaque mois, c’est à dire 16.800 Euros par an et 756.000 Euros en 45 ans (presque 5.000.000 de Francs) Que lui donne-t-on en échange ? Le droit de se faire soigner et une retraite de misère. C’est bien mais c’est beaucoup trop cher ! En moyenne la retraite ne coûtera que 120.000 Euros (787.000 Francs) pour 10 ans avec 1.000 Euros par mois !

Où sont donc les 636.000 Euros (4.172.000 Francs) qui restent ? Dans les arrêts de travail, les soins à 100% pour cancer ou sida ? Ou plutôt dans les poches de gestionnaires incapables et de corrompus qui ont trouvé un moyen astucieux d’alimenter des comptes en banque discrets avec l’argent des cotisants ?

Qui peut imaginer que le Smicard moyen aura besoin de plus de 4 millions de Francs pour se soigner ? Quelques-uns auront besoin de 8 millions (0,5%), d’autres de 4 millions (2%) les autres auront besoin de peu de chose…

Et il ne faut d’ailleurs pas oublier l’effet colossal du pré-financement : les cotisations versées il y a 20, 30 ou 40 ans portent intérêt, c’est énorme sur une si longue période !

PREMIERE OBSERVATION : Les pauvres sont volés, et méprisés par-dessus le marché, puisqu’ils sont exclus de l’impôt emblématique, l’IR !

Venons-en à la classe moyenne, la plus nombreuse et la plus rentable (entre 1.500 et 6.000 Euros par mois). Celle-là, c’est très simple, elle est tondue jusqu’à l’os, on lui laisse le pourboire sur l’argent qu’elle fabrique… Éventuellement on la “finira” avec l’ISF, pour ceux qui ont eu la mauvaise idée d’acheter un bien immobilier, lequel ayant pris trop de valeur – bien malgré eux – les oblige à acquitter cet impôt ignoble ! Parfois ils devront payer plus que ce qu’ils gagnent, ce qui est la honte définitive d’un État dévoyé, vorace et irresponsable !

DEUXIEME OBSERVATION : La classe moyenne est pressée comme un citron !

Finissons enfin avec les vrais riches, objets de toutes les spéculations et de tous les appétits fiscaux… Ceux-là (10.000 Euros par mois, voire beaucoup plus), patrimoine en conséquence donc redevables de l’ISF ont deux moyens à leur disposition pour échapper à l’impôt : la dissimulation et les acrobaties fiscales variées (déficits antérieurs, avoir fiscal…) et surtout la délocalisation ! Pourquoi rester dans un pays qui vous prend tout quand tant d’autres lieux sont accueillants davantage et moins gourmands ? Il faudrait être bien bête, ce qui n’est par la caractéristique principale des gens qui ont de l’argent !

TROISIEME OBSERVATION : L’argent des riches nous passe sous le nez, à force d’être trop gourmands on perd tout… C’est la fameuse histoire de la poule aux œufs d’or !

Enfin il faut tout de même se demander sérieusement pourquoi l’Etat a besoin d’autant d’argent (beaucoup plus, en proportion que les autres pays développés)… Voici quelques raisons, la liste n’est malheureusement pas limitative :

· L’Etat ne gère rien, ni son patrimoine ni ses dépenses, il fait n’importe quoi, on verra bien après (essayez d’en faire autant avec votre budget, histoire de voir au bout de combien de temps vous serez en faillite !)

· La corruption généralisée fait des ravages inouïs… Quiconque a le moyen de s’en mettre dans la poche se goinfre au maximum sur le dos du contribuable : frais invraisemblables, fausses factures, commissions… Vive les billets de 500 Euros qui permettent enfin de mettre une vraie fortune dans une petite mallette. Chaque année un organisme international indépendant dresse le palmarès de la corruption dans le monde, chaque année nous sommes tout en haut du tableau entre deux autres Républiques bananières !

· Notre grotesque gouvernement (il échoue toujours et partout) se prend pour une monarchie… C’est cher une Cour !

· Les Syndicats qui ne représentent plus rien ni personne (pardon, ils représentent encore les débris du communisme stalinien) tiennent la population en otage, ils obtiennent donc tout ce qu’ils réclament très facilement, d’autant que le gouvernement n’a ni les moyens ni le courage de leur tenir tête.

Vous compléterez vous-mêmes, j’en suis sûr cette liste très incomplète, venons-en au fond du problème :

Nous devons nous débarrasser d’une classe politique faillie, toutes tendances confondues.

Nous devons diviser le nombre de fonctionnaires par deux : actuellement 25% des actifs contre 12 ou 13 dans les pays sérieux… C’est bien assez !

Nous devons recaser nos fonctionnaires licenciés dans des emplois productifs à créer.

Nous devons mettre tout le monde au travail : plus de chômage indemnisé, donc plus de cotisation chômage et plus d’indemnités. Quiconque perd son travail doit pouvoir en trouver un autre dans le mois suivant (c’était ainsi, il y a 30 ans… et c’était beaucoup moins stupide)

Nous devons cesser de nous accrocher à de prétendus acquis sociaux qui ont foutu tout le monde dans la merde et qui nous ont conduit dans le mur (Hé ! Oui ! nous y sommes !)

Nous devons cesser de vivre à crédit aux frais de nos enfants et de nos petits-enfants, nous devons rembourser nos dettes nous-mêmes, tout de suite, avec dignité et sans attendre que d’autres payent pour notre confort passé ou présent…

Un programme difficile, sans doute… Mais un programme d’hommes et non pas de couilles molles comme celui que nous appliquons aujourd’hui !

Si nous étions capables de l’appliquer et de le tenir nous pourrions relever la tête dans le monde… Aujourd’hui nous tendons la main comme des mendiants pour emprunter l’argent que nous dépensons en plus de celui que l’État nous vole (au-delà de 3% du PIB en déficit) et nous devons accepter des taux d’intérêt très élevés parce que plus personne n’a confiance dans notre capacité à rembourser ! La honte ! De plus tout notre impôt sur le revenu de l’année prochaine passera à payer les intérêts de la dette, pour la première fois (pas le principal, bien-sûr !)

On continue longtemps comme ça, avec de vagues petits replâtrages, des transferts homéopathiques d’un vieil impôt vers un neuf, sans rien changer au fond ?

Vous oubliez un détail : quand on va dans le mur il est temps, éventuellement, de tenter de freiner ou de changer de direction… Quand on est dans le mur, ce qui est notre cas, on compte les morts et les blessés et on renonce au dîner auquel on se rendait : la plupart des convives sont dans un tiroir à la morgue ou sur un lit d’hôpital sous perfusion…

La vie n’est pas toujours drôle, et les promesses du passé ne sont pas toujours tenues par l’avenir, les avantages sociaux et les droits acquis ne durent que tant qu’il est possible de les payer… Et ce n’est plus le cas ! Il est toujours temps de descendre dans la rue, mais pour quoi faire… Les billets de 500 Euros ne poussent pas entre les pavés, ils sont dans les mallettes en partance (et pour l’essentiel déjà arrivées) pour les paradis fiscaux avec comptes à numéro !
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Posté par FFZ , le 20-07-2005

C'est amusant, on se croirait au café du coin... Des chiffres balancé partout et dans tous les sens, quelques arguments de fond de part et d'autre et les plus grandes gueules qui monopolisent le débat...

Un peu de bon sens, à mon avis, ne résoudra pas le problème du chômage, mais il y aidera.

La France, par son modéle et ses choix antérieurs, a contracté pas mal de dettes et il est vrai qu'elles plombent pas mal notre économie. On peut les examiner et montrer certaines sources d'endettement. Effectivement il y a la fonction publique jamais réformée intelligemment ou le système de soin (mais bon il est tellement impecable, il faut juste limiter les abus...). Il serait fâcheux d'oublier les aides diverses et variées dont sont appreuvées pas mal de populations (entrepreneurs, agriculteurs), ainsi que les vélléités de grandeur de notre pays (le rayonnement internationnal de la France est aujourd'hui non seulement inutile mais en plus très coûteux, que ce soit en diplomatie ou en armée). Et pour finir on peut se souvenir des trains de vie royaux de nos chers gouvernants.
Donc oui, lutter contre l'endettement est nécessaire, mais ça résoudra pas le chômage. Ca permettra seulement de dégager des marges de manoeuvres pour des politiques de lutte. Et donc tendre encore vers l'assistanat tant décrié par certains.

Lutter contre le chômage par la politique de la terre brûlée (plus d'alloc', etc...) est à mon avis une erreur sanglante à tous les points. Elle va précariser encore plus le monde de l'emploi (qui n'en n'a pas besoin) et inciter un certain nombre d'embaucheur à se moquer du monde avec des salaires ridicules et des postes à siège éjectable. Et il ne faut pas oublier que l'un des principaux moteurs d'une économie, c'est la consommation (c'est pas de moi, mais de Ford qui était loin d'être un gaucho...). Plus de consommation veut dire plus de bénéf pour la distribution et autre, donc débauche dans ce secteur, puis dans celui des producteurs, et ainsi de suite.

Donc, à mon avis, on arrête tout. Non on ne se met pas à glander, mais on repense non seulement notre système, mais aussi notre mode de vie. On réduit le déficit de la balance commercial et on s'occupe de l'environnement en se mettant aux moyens de production d'énergie alternatif (en plus pour monter des éoliennes, il faut des bras donc ça fait des emplois) ; on interdit la pub et toutes les incitations à la sur-consommation (comme ça un smicard pourra vivre de son smic) ; on interdit la spéculation mobilière et immobilière ( on redonne aux choses leurs vrais prix et on permet aux boîtes françaises de profiter effectivement à coût sûr d'argent frais quand elles mettent en vente des actions) ; on réduit la TVA et tous les impôts indirects et on augmente celui sur le revenu tout en élargissant son assiette (tous doivent payer des impôts correspondant à une part légitime de leur revenus) ; on supprime l'armée (à la belge).

Cette, ou plutôt ces solutions n'agissent que peu directement sur le chômage mais couplées et appliquées avec intelligence, elles le réduiront d'elles-même car elles dégageront des marges de maneuvre et pour les gouvernants, et pour les entreprises.
Mais bon, c'est un peu violent...
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Posté par Patrice , le 20-07-2005

Mais maintenant c’est nous qui rasons...

Payant,

et c’est pour tout de suite, pas pour le prochain millénaire qui est le délai ordinaire des promesses de rasage gratis.

Une Révolution, en somme : on change de rasés, de tarif et de délai !
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